Hai kapito?

When? July 28-30
Where? Kapit River View Inn (70RM incl. Wifi)
Pictures: BORNEO - Kapit
On the map: Point 15

Il ne nous a pas fallu bien longtemps pour réaliser que nous n’aurions jamais assez du temps imparti sur Bornéo pour voir tout ce que nous voulions. Et pour cause, il nous restait exactement 12 jours avant notre prochain vol au départ de Kota Kinabalu, à l’extrémité Nord de l’île. À cela s’ajoutaient d’autres difficultés :
          1/ Hormis la route principale longeant la côte, il n’y a quasiment aucun tronçon routier. Les transits se font par avion ou bateau, ce qui veut dire : RÉSERVATION (ou disposer de beaucoup de temps, ce que nous n’avions pas)
          2/ Le mois d’août allant de pair avec tourisme de masse étranger et local, si tu ne réserves pas, tu l’as dans le baba (appréciez la rime)

Après quelques bonnes heures de brainstorming intensif (et imposé), nous avons finalement choisi de nous aventurer dans la région de Batang Rejang, située à deux trajets de bateau de Kuching : 4h pour rejoindre Sibu, suivies de 3h jusqu’à Kapit, notre destination finale. Cette région nous a attirés par sa forte concentration de longues maisons dans lesquelles une partie du peuple Iban vit encore en communauté. Les tours organisés étant bien trop chers à notre goût, nous avons décidé de tenter le coup en y allant de nous-mêmes sans aucun contact. Sur le bateau, nous faisons la connaissance d’Aaron, un Néo-zélandais en tour du monde depuis près de 15 mois. C’est le seul autre touriste avec nous et lui non plus ne sait pas trop bien ce qu’il est venu faire par là…

À l’arrivée nous sommes accueillis par le célèbre Mister Joshua, guide touristique hautement recommandé par le Lonely Planet, mais qui, paradoxalement, est ''Wanted'' dans tous les hôtels du coin. Info ou intox ? Il nous propose une excursion d’une journée dans une long-house en bois, repas, danse et musique traditionnelles, tout le folklore garanti. Il se présente comme guide attitré de Nouvelles Frontières, mais c’est louche (s’il bosse pour NF, pourquoi aurait-il besoin d’alpaguer les touristes à leur arrivée ?) et puis de toute façon, son blabla n’est pas bon marché et ce n’est pas tout à fait le genre d’expérience qu’on recherche. À la place, on fouine à droite à gauche, on se renseigne au marché, à l’hôtel, on lit des forums de voyageurs… quelques numéros de téléphone tombent petit à petit. Kapit est si petite qu’on retrouve naturellement Aaron au marché de nuit où l’on partage des brochettes de saté et des frites. Les récits de voyage vont bon train autour de la table. On décide alors de se tenir au courant de l’avancée de nos recherches pour le lendemain.

À l’hôtel, lorsqu’on demande à la réceptionniste si on peut emprunter le téléphone, elle s’écrit que Melintang est son oncle en apercevant son nom inscrit sur notre papier. Elle nous conseille alors de partir avec lui pour visiter leur long-house. Petit tour au marché pour assurer le ravitaillement, Aaron est aussi de la partie et nous voilà embringués dans la maison du frère Nicholas et de la belle-sœur Aju qui nous offrent quelques shots d’arak, une liqueur locale, en guise de bienvenue. Ah ça met dans l’ambiance dès 10h du matin ! Finalement sans trop savoir pourquoi, c’est avec eux qu’on part. La voiture roule pendant une petite demi-heure avant d’atteindre la rivière où est parqué notre long-boat. Une femme lave son linge et des enfants pataugent dans l’eau couleur boue. Pas de risque de crocos ? On a entendu dire que des crocodiles auraient tué des villageois récemment dans la région. Nicholas me rassure, il n’y en a plus depuis longtemps par ici, les courants étant trop forts. La traversée en bateau ressemble un peu à celle effectuée dans la jungle malaisienne, à la seule différence que de part et d’autre, on peut apercevoir quelques habitations et des villageois pêchant dans la rivière, une journée comme une autre pour eux au cœur de Bornéo. On se laisse porter par cette atmosphère.

La longue maison dans laquelle nous allons s’appelle Rumah Kanang ; rumah veut dire ''maison'' et Kanang est le nom du chef de la communauté. Toutes les long-houses sont nommées ainsi. Elle fait environ 300 mètres de long sur deux étages et abrite une quarantaine d’habitations. Le bâtiment est en béton, des antennes satellite et des câbles courent sur les toits et la cour, et les gens sont habillés (plus ou moins) comme nous. Ils portent même des noms chrétiens, étant donné que cette partie de Bornéo a fortement résisté à l’influence islamique. Tout ça pourrait rebuter certaines personnes venus chercher le beau, l’exotisme et le folklore, mais pas nous, on voulait (sa)voir, si possible, comment ils vivent vraiment. Et puis qui a dit que modernité et tradition ne pouvaient pas faire bon ménage ? On ne va pas leur reprocher d’avoir l’électricité quand même !

Nicholas nous fait faire le tour des lieux et tente de nous expliquer tant bien que mal comment fonctionne ce genre de communauté (son anglais est très limité mais c’est le seul qui le parle ici). De nos jours la plupart des gens vivent à la ville et se font construire des maisons individuelles proches de leur travail. Ils reviennent néanmoins lors d’occasions spéciales telles que Noël. Leurs trois enfants, par exemple, vivent respectivement à Kapit, Johor Bahru et Singapour. Aux heures les plus chaudes de la journée chacun vaque à ses occupations sous le préau. Je laisse les garçons parler entre eux et m’en vais déambuler dans cet espace qui ressemble à un long terrain de jeu. En fin d’après-midi, la cour s’anime, les femmes partent laver le linge dans la rivière ou donnent à manger aux animaux ; les hommes coupent du bois ou entraînent les coqs. À 21h, la nuit reprend ses droits, il n’y a plus âme qui vaille…

 
A questo punto quello che vogliamo fare è allontanarci, uscire dal Borneo civilizzato, almeno quanto basta per tornarci in tempo per raggiungere il nord e prendere il volo che abbiamo già capito di aver prenotato per una data troppo vicina.

Sul traghetto per Sibu, uscito sul pontile per sfuggire ai rigori dell’aria condizionata, assisto all’abbrustolimento del collo di un turista addormentato sul pontile, con il sole incandescente mascherato dalla brezza del movimento della nave. Ma soprattutto, fra il pigolare continuo e uniforme di casse piene di pulcini, ho modo di osservare il disboscamento della zona costiera di una delle aree più incontaminate al mondo. Tronchi di tek, sandalo e altri legnami pregiati vengono manovrati in depositi intagliati nelle foreste primordiali a forza di motosega.

Le cose vanno meglio sul battello per Kapit, lungo un fiume color nocciola, con foreste fitte di liane che si affacciano sul fiume. Il battello deve essere stato un mezzo di lusso negli anni Settanta: un missile rotondeggiante con raffinati interni in radica con un’atmosfera retrò e piacevolmente confortevole.
Cosa c’è a Kapit? Niente, semplicemente un giorno l’inviato della Lonely Planet ci si deve essere trovato per caso e, seduto a bere un tè tarik al mercato, deve aver attaccato discorso con un autoctono, che lo ha invitato a visitare la sua longhouse, una delle case-villaggio degli Iban, gli abitanti tradizionali dell’interno del Borneo. Deve essersi divertito, l’inviato, perché appena tornato ha pensato di aggiungere alla sua guida un trafiletto su Kapit, dove consiglia di visitare il mercato la mattina presto e attaccare bottone con i locali per farsi invitare a casa loro.

E i locali non sono scemi, hanno notato l’arrivo di socievolissimi visitatori bianchi, interessati a curiosare nelle loro case, e visto che con un paio di ringgit ci si può comprare un motore per la piroga, o costruire una scuola nuova, hanno pensato bene di organizzarsi e offrire nottate nella loro casa villaggio ai pochi turisti che si avventurano così lontano nell’entroterra.

Ci prendiamo una giornata per visitare Kapit, che è minuscola e vive attorno al suo mercato pieno di felci, spinaci d’acqua e fiori di banano. Poi ci affidiamo ad un uomo incontrato per strada, che ci dà un passaggio in piroga verso la sua longhouse, ad un’ora dal paese, lungo un fiume più piccolo, pieno di piccole correnti bastarde, che ti schizzano d’acqua quando non te lo aspetti.
La longhouse spunta dalla giungla. È a tutti gli effetti una casa lunga, circa 300 metri, alta due piani e tagliata in fette uguali per ogni famiglia, come un tiramisù. Il tutto tenuto insieme da una tettoia comune, dove ci si ritrova mentre si sbrogliano le reti da pesca o si tessono tappeti. L’interno delle case è molto semplice, in legno e cemento. La cucina è praticamente all’aperto e il bagno è un buco nel terreno coperto di assi. E se vuoi farti una doccia c’è il fiume.

Il nostro ospite ci mostra la zona, attraversiamo un ponticello di legno per arrivare alla scuola, un gruppo di case in legno, condiviso con un’altra longhouse a qualche chilometro di distanza. Poi camminiamo in una giungla di foglie giganti, dove ci mostra le incisioni regolari fatte per estrarre il caucciù dagli alberi della gomma. I tappeti di lattice grezzo sono stesi ad asciugare nel cortile della casa-villaggio. Per il resto ci intratteniamo con Aaron, un ragazzo neozelandese che abbiamo incontrato sul battello per Sibu e invitato ad unirsi a noi. Ha lasciato un ottimo lavoro come pianificatore urbanistico, per vivere di rendita viaggiando con lentezza. La cosa bella è che, prima di andare in Sudamerica e in Asia, ha girato per qualche mese il suo stesso stato, cosa che molti viaggiatori sembrano trovare noiosa. 

Ad Aaron sarò sempre grato per avermi passato un mattone di 600 pagine, che mi terrà compagnia sulla lunghissima strada che ci aspetta attraverso le foreste del Borneo malese.

Miaouuuuuu... Borneo!!!

When? July  24 - 27
Where? "Red Corner" Guesthouse (60RM incl. breakfast and WiFi)
Pictures: BORNEO - Kuching

Notre destination à venir, nous l’avons rêvée si intensément depuis le début du voyage que nous l’attendions avec impatience: la très sauvage île de Bornéo ! (… nous nous rendrons compte plus tard qu’en fonction des endroits visités, elle n’est pas toujours si sauvage, et que pour explorer ses contrées encore entièrement gouvernées par Mother Nature, il faut une bonne dose d’organisation !) Nous sommes donc repartis vers Johor Bahru par le même circuit qu’à l’aller pour attraper un vol Firefly (compagnie low-cost malaisienne), beaucoup moins cher que les vols en partance de Singapour.

Alors pourquoi Miaou ? Parce que Kuching ! Kuching, notre port d’arrivée dans la région de Sarawak, signifie ''chat'' en malais et les nombreuses statues extrêmement kitsch de chat disséminées dans toute la ville, dont The Great Cat of Kuching, ne cesseront de nous le rappeler. Une fois confinés dans notre petite piaule rouge pétante du quartier de Green Hill, il était temps de faire des plans sur la comète : nous allions passer 3 jours à Kuching, partagés entre la ville elle-même et les parcs nationaux alentour. Le dimanche matin, nous avons commencé par une bonne marche pour rallier le marché de fruits et légumes situé à l’autre bout de la ville. Quoi de mieux qu’un marché local pour découvrir une ville, ses habitants et l’ambiance qui y règne ? Je crois qu’il s’agit là de mon passe-temps favori à l’étranger et bien sûr je ne parle pas des marchés d’artisanat touristiques, folklore à souhait, et où tous les articles sont Made in China, burk ! Ce marché est très différent des précédents visités, tout y est si bien organisé, les portions déjà préparées dans de petites corbeilles de couleurs et presque tout donnerait l’eau à la bouche : les fruits et légumes exotiques, les pâtisseries locales, les mets, snacks ou jus de fruits préparés sur le pouce, et même le poisson (c’est pour dire) ! Et d’ailleurs, à présent je sais où a été prise la photo de couverture du Lonely Planet Malaisie ; comparez donc mes photos de l’album avec celle du tout premier article du blog ;-)

Nous avons ensuite déambulé dans toute la ville, d’un bâtiment colonial anglais à l’autre, au cœur de Chinatown et des stands d’épices de Little India, au bord de la rivière Sarawak, puis avons fait un petit détour par le centre touristique où se tenaient divers ateliers promouvant la culture Iban, peuple indigène principal de Sarawak. Coup de bol et un peu par hasard, nous avons été conviés à grand buffet destiné aux participants du festival – les pauvres backpackers que nous sommes ne refusant jamais une bonne assiette de bouffe locale gratos ! Nous avons également grappillé quelques infos concernant les tours organisés dans la région, mais au vue des prix exorbitants (pour la Malaisie, on s’entend), nous nous sommes finalement dit que nous organiserions nos excursions nous-mêmes (cf. le prix d’un trek de 2 jours à Taman Negara équivaut à 2h de bateau à Bornéo !) Puis le soleil commençant sérieusement à nous taper sur la tête, nous avons finalement été chercher la fraicheur dans le Musée d’Histoire Naturelle et d’Ethnologie. Une joyeuse surprise. Demandez donc à Marco quel effet lui fait le palang, je crois qu’il en a encore des frissons dans le dos ! Explication à l’appui dans l’album photo…

Kuching possède aussi sa dose de grands hôtels (si si, le Hilton est là) et de hauts buildings en béton sans aucune beauté, mais ses rives lui confèrent un tel charme, surtout à la tombée de la nuit, qu’on a tendance à les oublier. Moi Kuching j’ai bien aimé, voilà !

Maintenant parlons un peu de Bako, le must de la région, un parc national situé à la pointe d’une péninsule, accessible uniquement par bateau. Bako, il fallait que nous y allions pour tenter de voir les nasiques, ces singes au nez plus que troublant… en forme de zigounette messieurs-dames ! Une fois à bord du bus, nous avons rencontré une petite famille hongkongaise avec qui partager le bateau. RDV de retour fixé à 16h à cause des marées, nous laissant environ 6 heures pour explorer le parc… Le premier sentier de rando d’1km emprunté nous promettait monts et merveilles, quetchi ! Enfin, d’un point de vue animalier, car la flore et les vista sur la mer étaient juste sublimes. On a poussé le bouchon un peu plus loin (Maurice) et nous sommes aventurés sur un circuit de 6km où seules quelques personnes vont. Toujours pas de nasiques en vue, mais un terrain sinueux, tortueux, mêlant humidité tropicale et odeurs de pinède, un grand ciel bleu à découvert en atteignant le sommet des kerangas, ces étranges formations de calcaire qui recouvrent le sol. Papillons et libellules à gogo, j’adore, mais toujours pas grand-chose d’autre à zieuter. C’est finalement en rejoignant le départ des sentiers qu’on les aperçoit nos ''dick nose'' (pardonnez-moi l’expression), s’amusant sur la mangrove asséchée par la marée basse. Du kiff en conserve !

Dans l’idée de poursuivre notre petit délire singesque, nous avons visité le lendemain un centre de réhabilitation pour orangs-outans : le Semanggoh Rehabilitation Centre. Ce centre, qui à première vue a tout l’air d’un zoo, vise en réalité à réinsérer des orangs-outans retrouvés blessés, détenus en captivité ou incapables de s’adapter seuls à leur environnement. Alors non ces singes ne sont pas maintenus en cage et sont libres de naviguer où bon leur semble, sauf que le fait de les nourrir entretient une sorte de captivité invisible… Donnez-moi une sucrerie tous les jours et je resterai. D’ailleurs ce centre attire aussi d’autres animaux, les écureuils voleurs de bananes !!!


Dall’aereo il Borneo è proprio come te lo aspetti: una tovaglia verde coperta di larghe serpentine di fiumi che divagano in anse fra la giungla. Poi atterri e scopri che ai margini di quelle foreste crescono città moderne quanto quelle della Malesia peninsulare. 

Come Kuching, capitale del Sarawak, lo stato che costituisce la parte meridionale del Borneo malese e che ha scelto la bandiera del Milan come vessillo nazionale. Il Sarawak è gestito dal governo malese come uno stato indipendente, con frontiere, controlli e timbri sul passaporto, il tutto per disincoraggiare l’immigrazione interna e proteggere le numerose tribù di orang asli, gli abitanti originali delle giungle, quelli che erano là prima dei malay e dei cinesi.

Purtroppo “kuching” in malese significa “gatto”. Purtroppo, perché per questo motivo la città è cosparsa di orrende statue feline in vetroresina. La più (o meno) notevole è il Grande Gatto di Kuching, un oggetto meraviglioso di cui tutti parlano, che ci porta a camminare per chilometri sotto un acquazzone per ammirarlo. Quando arriviamo sul posto troviamo solo una rotatoria con un’aiuola d’erba. Ci vogliono un paio di minuti per accorgersi dell’angora in cartongesso spelacchiato che alza la zampa implorando pietà.
In barba alla Lonely Planet, passare una mattinata al mercato generale è molto più interessante della caccia ai gatti rognosi. In Borneo i prodotti sono completamente diversi rispetto al continente. Troviamo rami di felce, che gli orang asli cuociono per mangiarli come spinaci, anche se vista l’abbondanza di felci, rimane un mistero il motivo per cui qualcuno dovrebbe comprarle al mercato. E poi ci sono tozzi fiori di banano, con i petali rossi e gommosi, e frutti di salak, coperti di squame come quelle di un serpente legnoso. All’interno ci sono spicchi d’aglio che non sanno d’aglio. E dappertutto peperoncini di ogni forma e radici impossibili da identificare, e le banane più grandi che abbiamo mai visto, lunghe almeno 30 centimetri.

Nel centro ci sono i soliti templi cinesi e le moschee, e una via che costituisce il rione indiano. Ma la parte bene della città è quella lungo il fiume, con una camminata di chioschi e ristoranti in stile occidentale, con vista sull’altra sponda, dominata da una moschea in stile spaziale. Alle sponde del fiume sono attraccate barche di legno che per un ringgit ti portano dall’altra parte, verso i cortili di bancarelle dove mangiano i locali. Queste food court sono una piacevole costante in tutta la Malesia: un’unione di bancarelle che propongono ognuna una specialità, chi un riso col pollo, altre succhi di frutta o dessert di fagioli. Da ammirare è come alla fine del pasto riescano a spartirsi i soldi, che noi paghiamo ad uno solo di loro.

Ma non siamo in Borneo per mangiare. L’attrazione principale, o forse semplicemente la più semplice da raggiungere, è il parco di Bako. Ho visto documentari sul Borneo da quando sono nato e a questo punto vorrei prendere letteralmente la famosa pazienza di seguire Alberto Angela alla ricerca di animali strani e colorati. Arrivare a Bako la mattina presto è già uno spettacolo, sulla barca che ci porta su di un largo fiume d’argento con solo le impalcature di legno per pescare i gamberi. Raggiungere il campo base non è facile e dipende dalle maree. Nel nostro caso dobbiamo esserevdi ritorno prima delle 4, per evitare di passare la notte con le nasiche (anche se, più delle scimmie, il problema è il costo delle stanze). L’attracco è una specie di pontile che corre fra le mangrovie al limitare della foresta e scendiamo dalla barca-taxi che abbiamo condiviso con una famiglia cinese di Guangzhou, con una madre stressatissima che, mentre noi scalpitiamo, richiede numeri di telefono e informazioni sulla copertura di rete, in caso di problemi. Per un attimo mi sembra di tornare nel Mondo del lavoro proattivo.

Sul sentiero c’è odore di umido, di giungla, e piante mai viste, con foglie di forme grottesche. Le formiche sono lunghe due centimetri, ma mancano gli abitanti più famosi. Vediamo le cime degli alberi muoversi, sentiamo grugniti primordiali, ma nessuna traccia del naso lungo e rosso delle nasiche. Ma non abbiamo il tempo di aspettarle, perché prima che si levi la marea vogliamo vedere l’interno del parco.
Il sentiero non è proprio agevole: saliamo in quota arrampicandoci fra radici accavallate l’una sull’altra che sembrano serpenti (e siccome quello dei serpenti è un rischio concreto, conviene esaminare le radici una ad una). Arriviamo ad un altopiano roccioso di alberi bassi e radi, con le boccette delle piante carnivore che crescono sui rami o a terra. Di tanto in tanto attraversiamo rivi d’acqua gialla, che scavano la loro via nella roccia. La calura rimarca il silenzio. Si sente solo il verso di qualche uccello verde che vola fra un albero e l’altro, ma niente della ricchezza di vita che mi sarei aspettato dal Borneo. Ma la camminata fra rocce e arbusti è comunque suggestiva e decisamente inedita. La parte finale invece è una discesa fra la foresta, rapida perché il tempo corre.

Mentre affretto il passo penso alla delusione di essermi perso le scimmie col nasone. Ma proprio alla fine, quasi in vista del molo, vedo una sagoma muoversi fra le mangrovie, e stavolta è decisamente più rossa dei soliti macachi. Un gruppo di nasiche che sembrano contadini di Bruegel si ferma a mangiare germogli sugli alberi a pochi metri da noi. Improvvisamente tutta la fretta che avevamo sparisce e ci fermiamo a fare fotografie con calma.
Così alla fine ci tocca correre, oltre il molo, che nel frattempo è diventato solo un ponte sulla sabbia, lungo una nuova lunga spiaggia verso la barca che ci aspetta.

L’altro nostro simile che abita nel Borneo è l’orang utan, che vediamo barando. Lo troviamo in un centro di riabilitazione, dove gli animali sequestrati a circhi e contrabbandieri hanno modo di vivere in una sembianza di natura. Non di reinserirsi, perché la quantità di frutta disponibile sugli alberi non è sufficiente, così vengono nutriti ogni giorno dai guardiacaccia, guardati alle spalle da stormi di macchine fotografiche. Ogni tanto arriva uno scoiattolo gigante bianco, nero e marrone e si porta via una banana intera, ma ormai lo abbiamo capito, che in Borneo tutto é in formato maxi.

Singapore Part 2: Into the wild

When? One-day trip, July 21
Pictures: SiNGAPORE - Pulau Ubin

Alors que tout le monde nous recommandait vivement d’aller sur Sentosa, presqu’île du sud de Singapour visitée pour son parc d’attraction, son fun, ses plages, ses barbes à papa et ses touristes à gogo (on peut d’ailleurs voir le château rose bonbon de la Belle au Bois Dormant depuis Mount Faber), nous avons opté pour quelque chose de plus… sauvage ! Pulau Ubin est si peu connue des Singapouriens que lorsque nous nous sommes renseignés sur la façon de s’y rendre, nous avons reçu comme unique réponse des yeux ronds comme des billes. Certains pensent même qu’il s’agit d’une île malaisienne ! Mais non, Pulau Ubin est bien une petite île du Nord-Est de Singapour, située à 1h de bus et 20mn de bateau du centre-ville. Quelques touristes chinois à bord du bateau, mais sans plus, l’île n’attire visiblement que peu de monde. Et c’est tant mieux !

Une fois débarqués, nous avons loué deux ''vélos de bicyclette'', moyen idéal pour explorer l’île à notre rythme, sans trop se fatiguer. Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé qu’on pouvait également louer des tandems… Zut, ça aurait été rigolo ! On peut faire le tour de l’île en quelques heures à peine, mais nous on aime bien s’arrêter, explorer, fouiner un peu partout, bref prendre notre temps !

Quelques maisons et champs de ci de là, mais globalement l’île est peu habitée. Elle dispose d’un écosystème varié regroupant forêt tropicale, mangrove, palmeraie, marais, etc. et toute la faune qui va avec. Lézards, varans, araignées, singes, sangliers, ainsi que les fameux périophtalmes ! Ces poissons-reptiles à l’aspect gluant et aux yeux exorbités ont su séduire notre ami Petit Poilu (normal, ils ont un peu le même regard…) C’est aussi à Pulau Ubin que l’histoire de ''Cristiano il varano'' (''Christian le varan'' pour la version française) est née ! Marco, fou de ces reptiles, a inventé l’histoire de Cristiano, un varan un peu stupide, à l’accent toscan et mangeur d’oiseaux de surcroît. Lorsqu’il l’imite, mouvements des bras et cheveu sur la langue à l’appui, c’est toujours une bonne rigolade ! À notre retour, on pense contacter Walt Disney pour leur proposer notre personnage en vue d’un prochain long-métrage, qui sait ? ;-)

Autre curiosité de parcours, le ''German Girl Shrine''… Pendant la Première Guerre Mondiale, une petite fille allemande serait morte dans des conditions tragiques à Pulau Ubin, et son culte attire de nombreux dévots, venant de toute l’Asie, qui apportent divers cadeaux destinés à une enfant : jouets, poupées, maquillage, vêtements pour petite fille, vernis à ongles, etc. Le temple est tapissé de coupure de journaux relatant son histoire. À la fois glauque et étrange.

Pulau Ubin fût donc une petite parenthèse bien agréable, une journée bucolique loin des moteurs et des skyscrapers. Et un bel avant-goût de Bornéooooo !!!


A Singapore c’è un posto segreto. Un posto che nessuno conosce (la ragazza alla reception dell’ostello credeva che fosse in Malesia), dove nessuno osa andare. Per raggiungerlo devi scendere al capolinea della metro, prendere un autobus e oltrepassare blocchi di uffici, quartieri di fabbriche, la prigione e la base militare. Solo allora puoi salire su di una barca di legno e sbarcare sull’isola di Ubin, un posto dove non c’è niente. E a Singapore devono avere il terrore dei posti dove non c’è niente, se per loro il massimo della pace è Sentosa.

A dire il vero non è che non ci sia proprio niente. Al molo ci sono un paio di ristoranti e qualche capanna dove immigrati filippini noleggiano biciclette per pochi singadollari. E se prendi a sinistra, dopo qualche chilometro d’asfalto fra le mangrovie trovi un percorso attrezzato per rampichini. Dio, Allah e la sacra Trimurti salvino Singapore da tutto ciò che non è attrezzato. E poi c’è il Tempio della Ragazza Tedesca, un altare buddista dedicato appunto ad una non meglio definita ragazza tedesca che per caso ha avuto un incidente mortale da quelle parti un centinaio di anni fa. Volendo si può anche prenotare un medium germanofono e chiederle grazie e miracoli come ad un Padre Pio qualsiasi. Oppure offrirle in sacrificio qualche ninnolo da autogrill, perché anche nell’aldilà vivere di sola santità e contemplazione alla lunga stanca.

Il tempio è immerso fra leggere colline erbose, con una vista sul mare e sull’aeroporto dall’altra parte. L’accesso per via marittima è guardato dalla palude da migliaia di perioftalmi, pesci con grossi occhi tondi e sporgenti che li fanno assomigliare a versioni mimetiche di Petit Poilu. Spesso e volentieri i perioftalmi si concedono uscite dall’acqua per prendere un po’ il sole fra i fanghi delle mangrovie. Poi quando l’ossigeno comincia a dare alla testa, muovono le pinne come zampe e tornano a tuffarsi nel loro ambiente naturale.

Dopo il tempio la strada è sbarrata. Cartelli minacciosi ci ordinano di tornare indietro. Meglio farlo senza pensarci due volte. Non si sa mai che a qualcuno non venga l’idea di perquisirci, scoprendo che siamo in possesso di sostanze illecite allo xilitolo.

Meglio tornare al molo e vedere l’altra parte dell’isola, quella veramente selvaggia, tranne per la strada asfaltata, il campeggio e il percorso attrezzato. Anche gli animali devono essersi abituati a vivere sull’asfalto. C’è un ragno bianco e nero, con un corpo grande come un’arachide, che ha tessuto una tela fra un ramo e un paracarro e una colonia di scimmie che fa autostop. Diversi varani grandi come culatte di San Daniele stagionato ammirano dai lati della strada la nostra piccola grande boucle, mentre un cinghiale grande come un vitello passeggia fra i distributori automatici in cerca di una lattina di qualcosa (consiglio Pocari Sweat, una bevanda energetica giapponesi che prende il nome da un altro suino selvatico). Calao con becchi d’avorio dipinto di giallo e rosso volano sopra stagni coperti di fiori di loto, mentre noi ci affatichiamo in salita per poi rinfrescarci in discesa. E quando arriviamo sul lato più remoto di tutta Singapore è quasi il tramonto e ci rendiamo conto che è ora di tornare indietro, se vogliamo avere il tempo di fare una doccia prima di cenare in centro con Parvin.

Singapore Part 1: Skyscrapers & neon lights

When? July 18-23
Where? 28 Dunlop Backpacker (S$25/dorm incl. breakfast and WiFi)
Pictures: SiNGAPORE - The City

''Pour aller à Singapour, rien de plus simple ! Des bus directs opèrent toute la journée et vous y déposent en 3 heures'', nous avait-on dit à Melaka. Seulement, lorsque nous sommes arrivés à la gare routière vers midi, tous les bus étaient complets jusqu’au soir, nous laissant pour unique choix de rejoindre Johor Bharu, dernière ville malaisienne à la frontière, puis de franchir cette dernière en bus local ! Ça peut sembler simple comme ça, mais il s’agit en réalité de traverser deux check-points (sortie + entrée de territoire) dans une valse bien réglée, soit, mais un peu longue : Johor Bharu > 1er check-point > descendre du bus > queue passeport > retrouver le bon bus > queue bus > 2ème check-point > descendre du bus > queue passeport > retrouver le bon bus > queue bus > Singapour. Résultat des courses, nous sommes arrivés à 22h passées !

Une fois au cœur de Little India, quartier de backpackers encore bien animé en cette fin de week-end, notre seconde mission était de nous trouver une piaule… Singapour ce n’est plus la Malaisie, le dollar (singapourien) est roi et tout coûte plus cher ! La soirée étant déjà bien avancée, il ne restait plus beaucoup de places dans les dortoirs et le prix des chambres doubles nous a soudainement fait oublier notre confort d’antan. On a poussé la recherche jusqu’à trouver une chambre à $50, mais quand on a vu qu’ils appliquaient aussi des tarifs à l’heure, on s’est alors demandé s’il était bien raisonnable de séjourner dans cet antre de luxure où les joies de la chair risqueraient bien de nous réveiller en pleine nuit ! On a donc laissé là le ci-surnommé ''Love Hotel'' et avons finalement opté pour un dortoir, se disant qu’il fallait bien commencer à s’habituer pour l’Australie. Contrairement aux autres auberges, celle-ci n’était pas un repère de routards occidentaux assoiffés de bières, mais plutôt un logement bon marché pour touristes Asiatiques, si bien qu’on s’est retrouvé à partager notre chambre avec une famille de Thaïs, deux copines chinoises et une p’tite Filipino au cœur brisé.

Après un bon massala, nous n’avons pas demandé notre reste et avons rejoint l’auberge en baillant. Nous verrions bien le lendemain comment organiser nos 5 jours dans la ville-état…


Demande de visa indonésien oblige (pour notre séjour à venir), nous avons commencé par explorer le quartier des ambassades. District chicos et plutôt attrayant, aux larges avenues claires et propres, bordées de verdures et de résidences design. On y croise quelques joggers à peau blanche : signe imparable pour identifier la communauté expat ! Nous poursuivons notre chemin vers le Jardin botanique, un grand parc aux jardins thématiques divers, un vrai petit émeraude en plein cœur de la ville ! Singapour, dont l’avatar principal est sûrement ses gratte-ciels (ou son Merlion ?), est un Kinder surprise pour ces espaces verts si nombreux. On s’en rendra d’autant plus compte le lendemain en se baladant le long des Southern Ridges, un sentier de 9km reliant le Kent Ridge Park au centre-ville, via un ensemble de parcs récréatifs, jardins aromatiques, serres, centres scientifiques et technologiques, et autres curiosités architecturales, telles que l’Alexandra Arch et les Henderson Waves. D’un côté de la promenade nous avons pleine vue sur le port de Singapour, de l’autre sur sa forêt de skyscrapers.

En soirée nous partons à la découverte de l’autre visage de Singapour, fait de hauts buildings argentés, dont certains aux traits excentriques, et de lumières multicolores flashouillantes. Tout le quartier des affaires, les rues, les quais, les ponts, la grande roue et même l’Opéra scintillent de milles couleurs dans la nuit. Ce n’est pas naturel et pas franchement écolo, mais pourtant c’est beau, féérique. On s’arrête dîner dans une ''food court'' le long de Marina Bay ; miam un bon murtabak (genre de crêpe-omelette épaisse fourrée de viande, oignons et légumes au choix), ça nous rappelle les cheap diners à la malaisienne.

Après quelques jours de RDV ratés et autres appels manqués, nous rencontrons enfin Parvin, l’ami d’un ami de Marco, et sa copine Raji. Sa famille étant originaire de l’Inde et du Sri Lanka, il nous raconte son histoire, sa culture, sa religion, à mi-chemin entre ces deux pays. Son pays à lui, c’est Singapour, ça se sent. On arpente ensemble les rues de Little India, allant d’un temple l’autre, et il nous explique la place et la signification de chaque divinité. Pour une fois, c’est agréable de ne pas juste regarder, mais aussi de comprendre ! Mais pourquoi donc Bouddha est-il parfois représenté dans les temples hindouistes et Ganesh dans les temples bouddhistes ?! Une symbolique complexe qu’il est parfois difficile de saisir. Il complique encore plus la donne en nous disant que sa grand-mère vénère la Vierge Marie, c’est assez déroutant mais pourtant pas incompatible ! (Saviez-vous que la majorité des temples hindous présents en Asie du Sud-Est – ceux que vous pouvez voir sur nos photos – sont similaires à ceux du Sud de l’Inde ; ceux du Nord sont complètement différents et ne possèdent pas les mêmes frontons aux ornementations colorées si typiques.) Il nous emmène ensuite manger là où c’est bon et pas cher, et nous invite à dîner dans sa famille le soir : on le tente à l’indienne, on y met les doigts ! N’utiliser que la main droite, la gauche étant réservée à l’hygiène. En arrivant sur les lieux, on sent que sa famille est aisée : bingo, son père est pilote à la Singapore Airlines et revient tout juste de Sydney.

Singapour est un sacré bouillon de cultures et chaque quartier est là pour le rappeler : Little India, son curry, ses saris et sa musique Bollywood ; Chinatown la Touristique avec ses temples, ses magasins de souvenirs et son marché de nuit ; le quartier traditionnel de Katong et ses maisons de style Peranakan ; Kampong Glam, ses odeurs de chichas et de fallafel, et enfin Orchard Road, un bond en avant vers l’Occident, avec ses centres commerciaux à perte de vue… Singapour possède 4 langues officielles : l’anglais, le mandarin, le tamoul et le malais. L’enseignement se fait en anglais mais l’une des autres langues doit être apprise également selon la race indiquée sur la carte d’identité (si si !), afin de ne pas briser le lien avec sa culture d’origine. Autre chose étonnante : les Chinois représentent une grosse majorité de la population (77% contre 14% pour les Malais et 8% pour les Indiens) – d’ailleurs le président ne pourrait être d’une autre origine selon la loi – et pourtant leur drapeau contient le croissant islamique. Paradoxe ? En fait non, ce symbole aurait été dessiné pour contenter la communauté malaise lors de l’Indépendance, mais de nos jours et à demi-mots, il est davantage assimilé à la croissance du pays – les temples et les églises étant de toute façon bien plus nombreux que les mosquées.

Voici un ''petit'' topo de notre visite de downtown Singapour. Mes impressions ? Je ne dirais pas que je suis tombée amoureuse de cette ville (ce pays ?) mais quelque chose se dégage tout de même. On retrouve l’exotisme des cultures orientales, qui malheureusement tendent vers l’individualisme occidental. Pas de ‘’Hello’’ à tout bout de champs à Singapour, ni de grands sourires spontanés… Cela dit, 5 jours, c’est bien trop court, alors si on m’offrait un billet d’avion pour y retourner, j’irai sans hésiter !


Singapore non è concepita per gli ingressi via terra. A prendere l’autobus la mattina presto sono solo i transfrontalieri malesi, che guadagnano in dollari nei centri commerciali della città capitale di se stessa e pagano affitti in ringgit nei palazzoni di Johor Bharu. Tutti quei dollari valgono la fatica di salire alla stazione di Johor Bharu, scendere alla frontiera malese, fare la coda per mostrare il passaporto, ritrovare l’autobus, scendere di nuovo sul lato singaporiano ed esibire i documenti agli agenti isolani. Loro e noi, imbottigliati con cura nel collo dell’isola-città a forma di damigiana. E poi altre due ore di autobus urbano prima di depositarsi sul fondo, negli edifici bassi di Little India, guardati dall’alto di un recinto di grattacieli.

La storia di Singapore è cinese, malese, indiana, ma la filosofia scelta dal suo presidente-proprietario-amministratore delegato Lee Kwan Yew è decisamente occidentale. Lo sono anche i prezzi, così dopo un mese di camere doppie al costo di un pacchetto di patatine (ma di quelle buone), appoggiamo le valigie sulla moquette di un dormitorio. L’unico dormitorio della via non indicato sulla Lonely Planet, e quindi snobbato dai turisti occidentali. In cinque giorni parliamo con un gruppo di tailandesi, divertiti dalla strana forma del nostro adattatore universale per la corrente elettrica e con una ragazza filippina, che ha bisogno di qualcuno con cui sfogarsi, dopo aver lasciato un buon lavoro nel suo arcipelago natale per trasferirsi dall’uomo che le aveva promesso di sposarla e che per prima cosa, appena arrivata sull’isola, le presenta sua moglie. Per fortuna gli unici asiatici ad evitare il dormitorio sembrano essere i temuti cinesi, noti per la loro rumorosità vacanziera.

La mia domanda fin dall’inizio è “cosa c’è da fare a Singapore?” A sentire i locali c’è da vedere Sentosa, un’isola-parco giochi che sembra essere il loro punto d’orgoglio. Sentosa è dove vanno tutti gli inquilini del dormitorio. Noi preferiamo evitare, perché queste cose, qui ad Est, sanno essere particolarmente kitsch.

Per prima cosa comunque c’è da prendere confidenza con le distanze. Siamo abituati a spostarci a piedi, a camminare giornate intere, ma qui non funziona. I mezzi pubblici sono ottimi, ma la rete degli autobus è così fitta che ci vuole tempo e conoscenza dei punti di riferimento locali per interpretare gli orari affissi alle fermate. Così sembra che la città ci sia preclusa: a volte camminiamo per lunghi tratti senza renderci conto delle distanze, altre volte non riusciamo ad interpretare i collegamenti. E poi capita che ci dirigiamo verso un posto e poi sulla via troviamo un negozio o un parco che catturano la nostra attenzione e ci impediscono di seguire i piani Così succede che non arriviamo mai in pieno centro, ma facciamo lunghe camminate nella zona circostante. Poco male: i palazzoni sono come i fuochi d’artificio, fanno più effetto se li vedi da lontano. Ce ne sono alcuni con luci che cambiano colore, che se arrivi sul prato vuoto del Padang te li trovi intorno, che ti guardano dall’alto come i riflettori di uno stadio. E poi, in fondo verso la riva, tre grattacieli identici, collegati in cima da una specie di fusoliera d’aereo a forma di banana, con tanto di cabina. Un giocattolo che genitori esigenti devono aver tolto troppo presto dalle mani di bambini destinati ai migliori istituti privati al mondo.


E noi guardiamo da lontano. Ci muoviamo, ma come criceti in una ruota, senza mai arrivare da nessuna parte. Come il primo giorno. Siamo nel quartiere delle ambasciate, dove abbiamo appena fatto domanda per i visti per l’Indonesia. E quando abbiamo finito ci perdiamo a camminare in circolo fra i giardini di liane delle case spaziose di chi passa la maggior parte del suo tempo in uffici claustrofobici, almeno finché un Hash House Harrier (via di mezzo fra jogging e caccia al tesoro), senza smettere di correre sul posto, non ci spiega che le vie hanno tutte lo stesso nome e ci indica come arrivare al giardino botanico.
Camminare fra le piante è rilassante. Una pausa dal calcestruzzo attraverso giungle tropicali, giardini di zenzero fioriti di giallo, rosso e arancione, orti di spezie e frutteti mostruosi. Nonostante tutto, Singapore è una città abbastanza verde. Non solo, nonostante una delle densità abitative èpiù alte al mondo, è facile trovare luoghi solitari. Passiamo una giornata intera senza quasi vedere nessuno, camminando lungo un sentiero che parte dal parco dell’università e passa attraverso una passerella metallica sospesa sopra una foresta, per condurci sui ponti a forma di onda che scavalcano il traffico pesante e collegano le colline che sorvegliano i grattacieli dall’alto. Sarà che il resto del mondo lavora, sarà che nessuno vuole spingersi verso punti così remoti. Sarà timore di fare cose che gli altri di solito non fanno.

Si può stare larghi anche a Chinatown, quartiere rifatto a misura di compratore di magliette che celebrano la specialità locale: le multe per motivi futili (stiamo parlando di un paese dove le gomme da masticare sono illegali). Basta svoltare l’angolo oltre le tre vie della Chinatown ufficiale, o semplicemente trovare la ben celata scala che porta ai quattro piani superiori del tempio principale del quartiere. Sul terrazzo c’è un giardino silenzioso di frangipani in fiore con una pagoda dove ci riposiamo da soli. I singaporiani sembrano sentirsi più sicuri nella massa urbana, come ci conferma Parvin.

Parvin, che parla inglese e tamil, è nato sull’Isola da genitori di discendenza indiana e fa parte della terza minoranza dopo cinesi e malay (10% della popolazione). Mi è stato presentato telematicamente dal nostro coumune amico Giuseppe e si è rivelato una guida illuminante. Anche con lui ci mettiamo un po’ prima di riuscire ad incontrarci. Il primo appuntamento è per la sera in cui sottovalutiamo i tempi alle frontiere: ci diamo appuntamento alle 8, ma arriviamo in città quasi tre ore dopo. Riusciamo a trovarci solo al terzo tentativo, comunque non prima di aver passato un’ora e mezza a cercarci in una delle stazioni della metropolitana. E nei giorni che seguono, Parvin ci fa da guida in tutti i templi induisti della zona di Little India, spiegandoci finalmente il significato delle statue e delle offerte. Una sera ci invita anche a cena a casa sua, in una periferia tranquilla non lontana dal centro. Mangiamo il biryani con le mani e prendiamo un corso accelerato su come pelare le mangosteen, in una casa che potrebbe essere quella di un occidentale con la passione per l’India.

Dopo cinque giorni sembra di non aver visto ancora niente del cittadone, ma partiamo contenti: dopo questa indigestione urbana abbiamo voglia di natura ed è perfetto che la prossima meta sia la realizzazione di un sogno della mia giovinezza: il Borneo.

Trishaw show in Melaka!

La nuit était déjà tombée lorsque nous sommes arrivés à Melaka et les rues de Chinatown s’étaient parées d’une multitude de petits lampions rouges. L’air était magique. On aurait dit le quartier rouge d’Amsterdam, les vitrines en moins… Ça nous a tout de suite beaucoup plu et on s’est alors demandé pourquoi tant de gens nous avaient déconseillés de visiter cette ville.

Melaka est une ville très touristique de par son héritage colonialiste portugais, hollandais et britannique. Vous verrez sur les photos une architecture européenne encore jamais vue en Malaisie. On y retrouve d’ailleurs des touristes de nationalité plus variée : toujours beaucoup de Français, des Espagnols, des Américains, pas mal de Singapouriens – la frontière n’étant plus très loin –, et même des Italiens ! Woohoo, Marco a enfin pu parler sa langue natale qui commençait sérieusement à lui manquer… enfin, pendant quelques minutes seulement, mais c’est déjà ça.

On a commencé à arpenter la ville sous la pluie et dans sa partie sûrement la moins peuplée : Bukit Cina, le cimetière chinois ! Il s’agit d’un grand parc comptant environ 20 000 tombes où les habitants de Melaka viennent faire leur jogging ! (quand il ne pleut pas) Puis pour se mettre à l’abri, nous avons visité une maison traditionnelle du quartier de Kampung Morten. La petite dame vivant là nous a expliqué l’histoire de sa famille, ainsi que différents rites et traditions de la culture malaisienne. Après la pluie, le beau temps nous a permis d’explorer le reste de la ville les jours suivants. Les trishaws colorés et très kitsch inondent les rues et les groupe de Singapouriens se jettent littéralement dessus, puis paradent dans tout Melaka. Ça donne l’impression d’une grande fête foraine.

Chinatown bénéficie de l’héritage architectural et culturel des Nonyas et Kampung Chitty des premiers émigrés indiens. Leurs différentes religions se marient les unes aux autres sans problème (en apparence tout du moins) et il n’est pas rare de trouver une mosquée, un temple bouddhiste, un temple hindou et une église dans la même rue. Il existe même une rue de l’Harmonie pour illustrer ce mélange réussi. Au niveau culinaire, ce mélange se fait tout aussi ressentir, et c’est à Melaka que j’ai pu assister à la préparation d’un teh tarik digne d’un véritable cocktail. Le susu (lait concentré sucré) a sacrément moussé !

Samedi, jour des mariages et du marché de nuit très populaire. On a pu voir de très beaux couples de mariés en tenues traditionnelles et expérimenter la night-life de Melaka quand tous ses habitants et touristes se bousculent dans les rues étroites en quête de laksa (soupe de poisson épicée), poppiahs (genre de crêpe roulée aux légumes), curry mee (soupe de nouilles au curry, contenant tofu et boulettes de poisson) ou dim sum (petits beignets cuits à la vapeur). Dans un genre plutôt germanique (mes partenaires de marché de Noël me comprendront), on a aussi mangé des spirales de pommes de terre et des brochettes de fruits au chocolat ! Et tout ça sur fond de pop chinoise car l’Unesco avait eu la bonne idée d’organiser un festival de musique juste quand on y était.

Nous avons aussi profité de ces 4 jours passés à Melaka pour réserver nos vols pour Bornéo et l’Indonésie. Et ce ne fût pas une mince affaire !... Mais avant ça, direction Singapour !


Malacca non è piaciuta a nessuno dei viaggiatori con cui abbiamo parlato. A nessuno tranne Tiziano Terzani, che ne parla con entusiasmo in “Un indovino mi disse”, raccontandone le parti mistiche e magiche. Pensavamo quasi di saltare la tappa, ma non potevo mancare di rispetto a quel libro e a chi lo ha scritto.

Ci dicevano che Malacca è una città turistica, senza niente di speciale da mettere in mostra. È vero nel centro: quella che ora chiamano Melaka è il primo posto in Malesia dove troviamo bancarelle che espongono souvenir e artigianato in serie, mentre i trisciò iperguarniti subiscono volentierii l’arrembaggio dei figli arricchiti dei pirati singaporegni, in vacanza nel porto che la loro città stato ha condannato al declino commerciale. Il fatto è che a Malacca i punti più turistici son forse quelli più importanti, ma non quelli più interessanti. Nel centro restaurato e ridipinto i sono la sede del governo coloniale olandese, una chiesa e una piccola torre con un orologio, che approno la salita su di una collina con l’antica porta della fortezza portoghese e i resti di una chiesa portoghese. Le pietre tombali sono state sradicate e appoggiate ai muri della chiesa, per salvarne le fattezze dal calpestio dei turisti. Una ha un cuore scolpito edue ragazze giappolesi che ci si fanno fotografare davanti mentre fanno il gesto del cuore con le mani.

Probabilmente Malacca ci piace proprio perché abbiamo il tempo di uscire dal centro, sbrigare in fretta le cose che vanno viste e lasciarci prendere dal resto.

Arriviamo di notte, dopo un viaggio di una giornata fra treno e bus. Ed è il momento migliore per lasciare i centri commerciali della periferia ed entrare fra le luci gialle di Chinatown, che amplificano il colore delle facciate di abitazioni e magazzini. A Chinatown troviamo alloggio a casa di una famiglia indiana. Qui non è una contraddizione: nello stesso quartiere ci sono anche un tempio induista e una delle moschee più antiche della città. È normale in un posto in cui sono passati affaristi cinesi e scraricatori indiani, mercanti arabi e olandesi, soldati portoghesi e ammiragli inglesi. Anche nei porti di mare ogni tanto qualcuno decide di fermarsi sulla terraferma. E facendolo mescola i suoi geni con quelli di chi ci abita già da tempo. Così a Malacca c’è un quartiere dove abitano i discendenti dei coloni portoghesi, scuriti di pelle nei secoli, che mangiano il bacalhao con il nasi malese. Purtroppo non passiamo dalle loro parti, ma ci concediamo una camminata verso la periferia per visitare Kampung Citti, dove abitano da generazioni i primi indiani a mescolarsi con i malay. Entriamo da un cancello con due elefanti rosa (l’induismo deve aver influenzato Walt Disney) e ci sediamo davanti ad un tempio chiuso, con una dea che ci fa la lingua da sotto un paravento fatto da sette cobra. Fra tutta questa spiritualità sembra adatto mettersi a parlare di calcio con un locale, che ci spiega finalmente perché la maggior parte dei malesi tifa con trasporto per il Liverpool. Pare che più della dominazione inglese o dello sponsor singaporegno abbiano potuto Kenny Dalglish e Ian Rush.

Anche i cinesi, caso più unico che raro, si sono mescolati ai malay. La miscela è stata esplosiva e ne sono nati i Nonya o Perenakan, ricca casta di mercanti e uomini d’affari che ha riempito Malacca di case vistose in stile misto cinese, classico e britannico, con facciate colorate e floreali e porte da saloon. I nonya hanno lasciato anche una ricca cucina basata sul pesce e il riso. A Chinatown si trova tutto questo, oltre alle cineserie moderne del mercato del fine settimana, con dim sum ed elicotteri telecomandati, ciabatte bianche e blu con il marchio di Facebook e wurstel taiwanesi, massaggiatori e calderoni di tè, sempre le stesse due varietà: quello giallo che sa di crisantemo e quello nero, così amaro da sembrare inchiostro. E poi nella piazza in fondo ai viali c’è un festival musicale patrocinato dall’Unesco, che da anni si preoccupa dei templi e delle case dei mercanti nonya, ma non sembra disdegnare le cover di Eric Clapton e delle boy band di Pechino e Hong Kong.

Dopo portoghesi, olandesi e inglesi, sono ancora i cinesi a governare, imponendo le loro regole, come quelle del feng shui, che hanno fatto sì che gli speculatori edilizi risparmiassero la collina di Bukit China. A quanto pare la collina avrebbe avuto il ruolo di far respirare la città, anticipando di qualche secolo il concetto di “polmone verde”. Bukit China è un cimitero cinese, con tombe fatte a forma di 8, il sepolcro scavato nella parete della collina e una specie di giardinetto davanti. Noi ci camminiamo sotto una pioggia tropicale, chiedendoci dove si sia riparato il resto della città, affidando i suoi morti a noi soli e a Petit Poilu, che posa per fotografie dissacranti fra i monumenti funebri.

Sempre sotto la pioggia navighiamo verso il quartiere di Kampung Morten, un’ansa del fiume Malacca con le case della borghesia malay del secolo scorso. Ora le case in legno sono dipinte di colori sgargianti e vistosi, con giardini curati all’inverosimile, sparsi di soprammobili da giardino di gusto borderlàin. Una di queste case, Villa Sentosa, è aperta al pubblico, almeno quando la padrona ne ha voglia. Noi siamo fortunati e la troviamo disponibile ad interrompere le pulizie per regalarci qualche minuto di riparo dalla pioggia tropicale e mostrarci le sue stanze piene di memorabilia. L’architettura è semplice e funzionale, ma molto raffinata e intelligente, piena di aperture in punti strategici per far entrare la luce e quanta più brezza per moderare la calura. Le stanze più importanti sono sopraelevate su palafitte, alla base delle quali sono stati ricavati una cucina e un ripostiglio. Al centro c’è un corridoio scoperto, dove lasciamo le scarpe per entrare nelle altre stanze, mentre lei cidescrive le fotografie della sua famiglia nel suo inglese semplice e accentato: “my pater” e il Sarti-Burgnich-Facchetti dei fratelli: “Brother number 9 in the army, Brother number 11 in Singapore”. Suona il gong tre volte per salutarci e ci fa posare sul trono nuziale della stanza da matrimonio tipica delle case dei malay benestanti.

Sarà per la gentilezza del gestore del nostro ostello o per avere il tempo di esplorare le curiosità dei negozi cinesi (corredi da tè da dieci pezzi, pinne di squalo in formaldeide, fiori veri così pacchiani da sembrare finti, fiori finti che sembrano finti senza essere per forza pacchiani). Sarà più che altro per lo stress di organizzare i voli per il Borneo e l’Indonesia, finiamo per fermarci per quattro giorni, caricando d’attesa il passaggio della frontiera verso Singapore.

Wimoweh Wimoweh

Qui dicono che il Taman Negara sia la più antica foresta al mondo. Dicono, perché qui tutto è il più qualcosa al mondo. Però stavolta pare sia vero, pare che sia l’unica foresta mai sottoposta a glaciazioni o sommersa dal mare. Allora vale la pena viaggiare per una giornata intera fra barche e autobus che compiono stani percorsi, abbandonandoci per pranzo in una specie di centro d’accoglienza per turisti in mezzo a migliaia di olandesi. Per fortuna abbastanza biscotti per dribblare il menu turistico.

Kuala Tahan ci aspetta di sera, dopo un tramonto lunghissimo salendo fra i tornanti. Kuala Tahan è il punto d’accesso al parco, un paese su di un pendio chescende verso il fiume al di là del quale comincia il parco. Scendiamo in riva al fiume alla luce della torcia elettrica e visitiamo le zattere coperte che fanno da ufficio per le varie agenzie turistiche. Ci accordiamo con una guida e ci uniamo ad un gruppo che partirà la mattina dopo per una camminata di due giorni nella foresta.

Il gruppo è bene assortito, sei persone da sei paesi diversi, anche se in fila indiana nella foresta non ci sarà il tempo per chiacchierare molto. Ma prima dobbiamo risalire il fiume in piroga per circa 2 ore, cercando di evitare vortici e secche e sfiorando qualche villaggio di orang asli, gli “uomini delle origini”, quelli che erano già qui quando sono arrivati i malay qualche centinaio di anni fa.

Arriviamo all’inizio della camminata che siamo già bagnati prima di cominciare a sudare. E sarà una sudata copiosa, tre bottiglie da litro e mezzo di acqua che entrano dalla bocca e colano da tutti i pori, mentre scavalchiamo radici e tronchi, scendiamo lungo greti, attraversiamo rivi e ci arrampichiamo su rocce calcaree, cercando di evitare le sanguisughe che si alzano in piedi sulle foglie per raggiungerci. La foresta è chiusa da un soffitto di rami di alberi con chiome che si congiungono a decine di metri d’altezza, allacciati da liane arrotolate come fili del telefono. Gli animali si sentono poco, in un parco così grande si tengono a distanza da possibili complicazioni. Vediamo qualche scoiattolo, serpenti corallo e arboricoli e rane cornute con gli zigomi a punta. E folle di pipistrelli, perché la zona è piena di grotte scavate nel calcare.

È proprio in una grotta che passiamo la notte. Verso le otto di sera mi allontano per una pisciata e quando torno gli altri sono tutti nei sacchi a pelo, sfiancati dalla giornata. Faccio lo stesso e mi preparo per un altro giorno di umidità e sudore, mitigati da un tuffo in un fiume dall’acqua color ocra. E gli schizzi sulla piroga del ritorno sono accolti con piacere.


Après avoir largement barboté dans la mer de Chine méridionale, il était temps d’enfiler nos costumes de Tarzan et Jane (Petit Poilu étant Cheeta, vous l’aurez compris) et de partir explorer la jungle malaisienne ! Nous avons rejoint Taman Negara (qui signifie ''Parc national'') par le biais de mini-vans réservés aux touristes, en passant pas un gros chassé-croisé entre les personnes se dirigeant vers les îles Perhentian, Cameran Highlands ou Taman Negara. Au final, 3 changements de bus et 11h de route ; à l’avenir on évitera les trucs réservés aux touristes, c’est plus cher et ça ne va pas plus vite !

Dans l’idée d’une immersion complète, nous avons choisi une excursion 2 jours/1 nuit avec guide professionnel. Il existe quelques sentiers praticables sans guide, mais pas pour ce genre d’expédition. On craignait un peu de se retrouver coincés dans un groupe de Hollandais – les Bataves étant à la rando ce que les Frenchies sont à la plage ! – mais finalement notre équipe était plutôt hétéroclite : un Anglais, un Allemand, une Lituanienne et un Espagnol. Sans oublier DJ, notre guide malaisien (on lui a bien demandé son vrai prénom mais effectivement c’était trop compliqué). Nous avons ajusté nos sacs à dos contenant tout le matériel nécessaire (3 bouteilles d’eau, des gamelles, des petits gâteaux, un carré Mat, un sac de couchage, une lampe torche, du linge de rechange et de la lotion anti-bestioles) et sommes partis en long-boat (longs bateaux en bois navigant juste à la surface de l’eau) pour rejoindre le début du parcours. Huit kilomètres nous séparait de la grotte où nous allions passer la nuit et je peux vous dire que 8 km de jungle, c’est pas 8 km sur route : ça monte, ça descend, on marche dans la boue, dans la flotte, on escalade, on se casse la gueule, on essaie d’éviter les sangsues comme on peut et on sue BEAUCOUP ! Bref, si on avait fait Koh Lanta, on aurait sûrement gagné ! ;-)

Cinq heures de marche, quelques pauses et visites improvisées de grottes plus tard, nous arrivions enfin dans notre caverne-hôtel. Après un brin de toilette dans la rivière, nous avons ''monté'' notre camp. DJ a sorti pleins de légumes frais de son sac et nous a concocté un délicieux dîner. La soirée s'est ensuite poursuivie à la lueur des bougies, à se raconter nos histoires de voyage… Le lendemain rebelote, 8 km de plus pour finir la boucle, avec cette fois un arrêt baignade dans la rivière. Les garçons s’en sont donné à cœur joie lorsqu'ils ont trouvé une corde accrochée à un arbre le long de la rive, et j'ai moi-même tenté un saut (réussi) ! On était persuadé qu’on ramènerait plein de sangsues, car un Français rencontré sur les îles en avait chopé une bonne vingtaine, mais finalement elles n'ont pas été très gourmandes ; j'ai dû en retirer deux petites et Marco rien du tout. C'est rigolo, c’est tout élastique ces machins.

La grande question maintenant est de savoir ce qu'on y a vu dans cette fameuse jungle… Et bien sincèrement, pas grand-chose. La jungle, on s'en fait toute une histoire, mais finalement les ¾ du temps on entend des bruits, on voit les feuilles bouger, on sent des présences mais on ne voit strictement rien ! Les animaux sont en général bien plus effrayés que nous et déguerpissent avant même d'avoir pu être entraperçus. Taman Negara compte encore quelques tigres, éléphants et rhinocéros, mais même notre guide nous a avoué n'en avoir vu qu'une seule fois. En réalité, on y rencontre surtout des insectes, de magnifiques libellules (je suis une grande fan de libellules si vous n'aviez pas encore remarqué), quelques serpents et araignées, et enfin des écureuils, des grenouilles et des papillons.

Nous sommes revenus à Kuala Tahan sur les rotules et avons organisé la suite des événements : le Train de la Jungle ! Il s'agit d'un train reliant le Nord de la Malaisie à Singapour et dont le panorama principal est la jungle alentour. Nous avons effectué un tronçon de 4 heures pour rejoindre notre prochaine destination, Melaka. Ce n'est pas aussi fascinant que ce que nous avions imaginé mais au moins pas de retard. Merci la KTM !

A lot of fishes for Lilou’s birthday!

Si parlava dell’ABC, e di gravi errori. Non per i fagioli e la gelatina, ma forse piuttosto per colpa del mais. In effetti, ancora oggi quando penso al mais mi viene la nausea. Niente in confronto a quello che ho provato una mezz’ora prima della sveglia la mattina della partenza per le isole Perhentian. Un peso sullo stomaco che neanche un dittatore sudamericano sul letto di morte. Lo stomaco che vorrebbe solo liberarsi dell’ABC e non ci riesce, in equilibrio fra le due possibili vie d’espulsione. Tutto questo prima di un viaggio di diverse ore fra macchina e – orrore – barca a motore. Per fortuna, dopo pochi chilometri di macchina, con la faccia bianca come un anemone marino, chiedo all’autista di accostare e con la macchina non ancora ferma apro la portiera e vomito quel boccale bavarese di gelato coi fagioli, più l’intera cena con tanto di dessert. 

Al momento giusto, perché poi mi sento libero e posso discutere con l’autista su varie tematiche locali e soprattutto riesco a resistere ai sobbalzi del motoscafo di linea verso le isole Perhentian. Giusto in tempo per arrivare alla nostra baracca di legno sul paradiso e passare il resto della giornata a letto per recuperare sembianze umane.

Risorgo il giorno dopo e mi trascino verso una spiaggia vicina dove è impossibile nuotare, ma mi diverto come un bambino fra la miriade di animali che mi si parano davanti senza neanche chiederglielo. Sulla scogliera c’è una murena viola e blu, che striscia fra gli scogli a pochi centimetri dai miei piedi. Poi seguo un polpo nerastro, che si sposta come magma sulle rocce del fondale. E alla fine mi convinco ad uscire dall’acqua, anzi, mi convincono due squali pinna nera lunghi un metro, che nuotano tranquilli a pochi metri da me. Sulla terra invece ci pensano i varani ad intrattenerci. Varani lunghi dai 50 centimetri al metro e mezzo abbondante, come quello che periodicamente visita la scogliera di fronte ai bungalow, sbattendo la coda al suolo come una frusta. Il varano è decisamente l’animale dell’isola: durante una camminata nella foresta, mentre ammiro un uccello su di un ramo, lo vedo sparire in diretta fra le fauci leviataniche di una lucertola per taglie forti.

Intanto anche Aurélie ha la sua giornata avvelenata, quella del suo compleanno, che passerà a letto, e festeggerà guardando un film americano demente prima di andare a dormire ad orari da mezzadri.
Poi finalmente il quarto giorno è quello buono. Stiamo bene sia noi che il sole, così affittiam ouna maschera subacquea e ci uniamo ad un gruppo con una barca che ci porta in diversi punti delle due isole. Le parti più basse del fondale sono piene di coralli e pesci di ogni colore, talmente tanti che a volte non riescono ad evitare di urtarmi. Nuotiamo anche con una tartaruga pacifica e solitaria e un gruppo di “squali amichevoli”, come li chiamano qui. In realtà basterebbe usare la maschera sul basso fondale di fronte al bungalow per scoprire pesci di ogni colore concepibile.

A dire il vero, a me il mare non è mai piaciuto da morire, forse perché le tre cose che faccio più fatica a sopportare al mondo sono l’acqua salata sulla pelle, la sabbia incrostata e la crema solare. Diciamo che la mia motivazione è tutta fra gli animali, il fresco e la tranquillità. Però a questo punto avrei bisogno di un diversivo, qualcosa tipo una foresta. Ad esempio la più antica foresta pluviale al mondo. Ecco, questo può fare al caso mio.


Initialement, les îles Perhentian n’étaient pas à notre programme, mais comme il semblait que tous les touristes de passage à Kota Bharu n’étaient en fait là que pour accéder aux fameuses îles, on s’est alors dit pourquoi pas ? Nous avons rencontré Caroline et Yannis, un couple de français en lune de miel, et avons organisé avec eux notre traversée jusque sur la plus petite (et conviviale) des deux îles. Ils y allaient pour passer leur PADI (1er niveau de plongée) et je dois dire que j’y pense aussi de plus en plus, étant donné que mon baptême passé aux Canaries il y a 15 ans de ça ne vaut strictement rien !

Notre petit coin de paradis là-bas s’appelait D’Lagoon, un hôtel complètement isolé au Nord-est de l’île, si bien que pour se déplacer par la suite, deux choix s’offraient à nous : traverser la jungle pendant une heure ou plus en fonction des points visés ou prendre des bateau-taxis. Et oui, il n’y a aucune route sur cette île. Les logements étaient soit des petits chalets, soit des chambres placées dans une longhouse – longue maison en bois typique en Malaisie, ce pour quoi on a opté. Il faut croire que les Français aiment cet endroit car ils représentaient bien 70% de la clientèle – alors que ce n’est même pas indiqué dans le Guide du Routard ! Bizarre.

La suite vous l’imaginez sûrement… on a passé 4 jours (ou presque) à se la couler douce, à bouquiner sur des transats, à barboter dans l’eau transparente, à siroter des jus de fruits frais au bar, à roupiller, à se balader sur l’île et à essayer d’échapper aux varans ! … Mais aussi à être malades !!! En super condition depuis le début du voyage, il a fallu qu’on choppe de vilaines bactéries, chacun notre tour, sur une île paradisiaque. Marco a passé toute la première journée au lit ; quant à moi tout allait bien jusqu’au 8 juillet… Si j’avais espéré avoir un anniv de rêve en Malaisie, le destin, lui, en avait décidé autrement !

La nuit du 8 au 9, il s’est mis à pleuvoir à torrent. Réveillée par le bruit, j’ai alors commencé à faire de l’insomnie, minée à l’idée que notre excursion de snorkeling (= plongée avec masque et tuba) du lendemain matin soit annulée. Puis mon ventre a commencé à faire des siennes, et quand je me suis finalement levée pour boire de l’eau, ni une ni deux, c’est le dîner de la veille qui est reparti chez l’expéditeur. J’ai toutefois essayé de trouver le sommeil, mais à ce stade je pouvais déjà sentir que mon anniv allait partir en sucette… Ça n’a pas loupé ; une fois réveillés, Marco s’est renseigné pour notre excursion et on lui a clairement dit que ça ne valait pas le coup vu le mauvais temps. De mon côté, j’ai tenté le p’tit-dèj, qui malheureusement, lui aussi, est reparti aussi vite qu’il était venu. La meilleure chose à faire était donc de retrouver mon lit et d’y passer ma journée ! Woohoo !! Le soir venu, histoire de célébrer mon anniv, je me suis autorisée un micro sandwich à la tomate, puis on a regardé un film au lit : ''Tenacious D and the Pick of Destiny''. Au moins on a rigolé un peu. Marco avait bien tenté d’obtenir un gâteau de l’hôtel (ils n’ont pas réussi à en trouver), mais vu mon état je crois que la vue d’un gâteau aurait été pire qu’autre chose.

Ne vous inquiétez pas pour autant, le 10 juillet je me suis réveillée en pleine forme et le temps était superbe. On a donc fait notre excursion de snorkeling et on y a vu des poissons magnifiques, une tortue et même des requins bordés, ainsi que de nombreux concombres de mer (qu’est-ce que c’est moche, en Italien ils appellent même ça ''stronzo di mare'' – merde de mer !). Ce qu’on n’avait néanmoins pas prévu, c’est qu’on reviendrait l’arrière du corps complètement cramé, à cause de la réflexion du soleil sur l’eau. Maintenant je comprends pourquoi tant de gens snorkellent en t-shirt !

The Last Shadow Puppets & Red Bean Chilli Peppers in Malaysia

Nous avons quitté Langkawi sous la pluie, et sommes, quelques bateau et bus plus tard, arrivés à Alor Setar. Nous avons squatté un peu la gare routière en attendant notre bus de nuit et bu le meilleur teh tarik jusqu’alors (thé + lait concentré sucré, servi chaud ou froid, on adore !) À 21h le bus a démarré et je me suis bien calée avec l’oreiller gonflable qui m’avait été offert par les Parisiennes (re-merci les filles !). On a regardé quelques épisodes de Nils Holgersson, puis tenté de trouver le sommeil… pas facile. À 5h du matin, le muezzin nous accueillait en chantant à Kota Bharu ! (Je n’avais pas mentionné notre ami Allah jusqu’à présent, mais sachez qu’il est avec nous tous les jours.) Nous nous sommes mis en quête d’un logement, mais allez donc trouver une guest-house à cette heure quand le Lonely Planet vous offre un plan foireux de la ville et des adresses inexistantes ? Et bien on marche beaucoup et on regarde les commerçants préparer tranquillement leurs étaux pour le marché.

Kota Bharu en soit, n’offre rien de spécial, si ce n’est qu’elle est la ville principale de la région de Kelantan. Les régions du Nord étant plus conservatrices que les autres, la tradition islamique prend une place plus nette. Les panneaux indicatifs sont traduits en Arabe (si si, même Bata et McDonald !), les gestes affectifs comme se donner la main en public sont bannis, et le WE est le vendredi et samedi (pas le dimanche).

L’autre particularité de KB est qu’elle est située à deux pas de la frontière thaïlandaise. De ce fait, il y a de nombreux temples thaï, répartis autour de la ville de Tumpat, à 15 km au Nord de KB. Et pour en visiter une bonne poignée, rien de mieux que le vélo ! On a bien roulé plus de 30 bornes ce jour-là, en essayant d’aller le plus vite possible pour faire un maximum d’air. Quel cagnard sinon ! Vous en aurez peut-être marre de voir des temples à tire-larigot en photo, mais il faut reconnaitre que les temples thaï sont différents : souvent il ne s’agit pas de temple unique, mais plutôt de complexe, regroupant plusieurs petits temples, autels et gigantesques statues de divinités ; ils ont des toits pointus très finement décorés ; et ils s’appellent tous Wat quelque chose. Cela étant dit, j’imagine que les temples de Thaïlande sont beaucoup plus beaux, mais c’était déjà chouette d’en voir quelques-uns !

Notre cyclo-périple nous a amené par hasard à Kampung Laut, un petit village de l’autre côté de la rive. Un peu paumés, on s’est fait guider jusqu’à la jetty par une petite ado toute intimidée. Les gens devaient être surpris de nous voir là, surtout les gamins, qui ont commencé à crier en chœur "I love you" à Marco ! On a rencontré un monsieur qui pratique le théâtre d’ombres (art traditionnel de Kelantan) et nous a invités dans son atelier pour une petite démonstration. Du coup ça nous a motivé à rester une journée de plus pour assister au spectacle le lendemain au centre culturel de KB. Cela consiste en un orchestre caché derrière un écran, avec pour seule lumière une ampoule. Le conteur se place derrière l’ampoule si bien que les spectateurs ne distinguent que l’ombre des marionnettes.

Pour notre dernière journée, on l’a joué relax : un musée le matin, la plage l’aprem. J’aurais peut-être dû m’abstenir car une vilaine méchante pas belle méduse m’a piquée. J’ai gardé la marque du tentacule sur le bras pendant une bonne demi-heure, si c’est vrai d’abord ! Enfin heureusement, l’ABC (Air Batu Campur) était là pour me soulager… regardez les photos, vous comprendrez ! Il faut quand même savoir que sous toute cette tonne de glace pilée et sirop fluorescent se cachent des morceaux de jelly multicolores, du maïs et des haricots rouges – ces deux derniers aliments étant considérés comme sucrés en Malaisie. Bon appétit !



Anche l’arrivo a Kota Bharu è al fulmicotone. Perché dopo aver passato una giornata fra battello, bus e ricerca di un autobus notturno per raggiungere l’Est, dopo esserci addormentati sfiniti sui sedili, arriviamo con un’ora d’anticipo. Vale a dire che, invece di seguire la sveglia, puntata pochi minuti prima delle 6, ci catapultano fuori dal sedile/letto alle 5 di mattina. Siamo svegli da 2 minuti e siamo già sulle strade ancora deserte di Kota Bharu. E non finisce mica qui, perché la cartina sulla Lonely Planet è sbagliata, e noi ci mettiamo un’ora di zaino in spalla per rendercene conto. Così ci tocca camminare verso un ostello più lontano e disturbare la gestrice in fase di preghiera mattutina per avere finalmente le chiavi di uno stanzino con un’asse di legno coperta con un lenzuolo.

La preghiera sarà una costante, perché lo stato del Kelantan è uno dei più musulmani della Malesia. Per dire, qui nelle edicole si vende una rivista chiamata I Luv Islam, che in italiano si potrebbe tradurre con “Islam TVB”. È anche uno stato pieno di tradizioni, come gli aquiloni a forma di aquila o il teatro delle ombre. Per questo a Kota Bharu c’è un centro culturale che ogni sera propone dimostrazioni gratuite. Il teatro delle ombre è sicuramente affascinante, ma per chi non capisce il malay è difficile da seguire. Per questo dopo un’ora di ombre scappiamo e ci fermiamo allo stadio, dove i tifosi del Kelantan stanno seguendo gli ultimi minuti della partita di campionato contro il Sabah. I kelantanesi sono tutti appassionati di calcio e molti di loro per strada indossano la maglia a strisce e scacchi (!) della squadra locale, che dicono essere la più forte della Malesia.

A parte il calcio e le tradizioni, non è che ci sia molto in città, così, anche per variare una routine fatta di muezzin e Allah in stereofonia, noleggiamo due biciclette per visitare i templi buddisti della zona al confine con la Thailandia. Sono una quarantina di chilometri torridi, con l’asfalto che ti riflette in faccia il calore che non hai assorbito direttamente e i templi sono difficili da trovare, anche perché – ce ne convinceremo solo nel pomeriggio inoltrato – la mappa sulla guida del Pianeta Solitario è cannata di nuovo. Per fortuna, grazie a Petit Poilu che torna a vestire i panni di navigatore satellitare da bicicletta, riusciamo a vedere due templi, uno dei quali impressiona soprattutto per il kitsch della nave di cemento che dovrebbe traghettare le anime chissà dove.

Poi al ritorno arriva il colpo di fortuna: mentre siamo già sicuri di dover rientrare di notte, persi e lontani dalla città, troviamo il cartello che indica l’inizio di un paese che avevamo sentito nominare per caso il giorno prima, quando qualcuno ci aveva detto che da là partivano battelli per Kota Bharu. Per la verità il centro abitato lo dobbiamo cercare nella giungla, ma quando lo troviamo ci godiamo l’atmosfera rilassata e paesana, con i bambini che giocano nelle strade e sul molo.

E poi l’errore più grave: provare l’ABC, la goloseria locale. Un gelato fatto di ghiaccio tritato con sciroppi vari e guarnito di gelatina alle erbe, mais e fagioli, che qui sono considerati come dolci. Le conseguenze le scopriremo nel prossimo episodio.

Burka and K-way needed!

Il passaggio in nave da Penang a Langkawi non è una marcia trionfale. La colonna sonora non sono le Valchirie, ma un film d'azione francese che è un collage di spari e capriole, proiettato nella sala passeggeri del battello. Poi il film finisce e abbiamo modo di rimpiangerlo per le due ore in cui la nave risuona dei trenta secondi di musica rap del menu del DVD, riprodotti a ripetizione. Intanto io sono seduto in prima fila, il che significa che l'aria condizionata mi esce direttamente in faccia. E nei paesi caldi l'aria condizionata è un lusso che ad averlo va sfruttato fino in fondo, quindi ogni volta che cerco di contenere la macchina infernale, arriva qualcuno a girare la manopola della temperatura in direzione contraria a quella in cui l'avevo appena portata. Passo il viaggio avvolto nella giacca a vento, col cappuccio e i brividi. Non vedo l'ora di tornare all'aperto, nei soliti 40 gradi.

A dire il vero non ci metto molto a realizzare che anche la temperatura esterna è destinata a scendere, basta vedere la tempesta che dilania il cielo con sempre più forza mano a mano che ci avviciniamo all'isola. Pare che in Tailandia sia cominciata la stagione dei monsoni, e qui siamo proprio al confine, e il tempo non ha bisogno di visti. Ci dicono che sull'altra costa, ad appena un centinaio di chilometri da qui, i monsoni non arriveranno che fra un paio di mesi.

Però intanto siamo qui e, scoperto che non esistono autobus di linea, dobbiamo prendere un taxi per raggiungere il villaggio dove sono concentrati tutti gli alberghi. Riccione al curry. È un luogo/non luogo e noi guadiamo le strade con lo zaino in spalla alla ricerca di una doppia libera, con alcuni degli ostelli non raggiungibili per via del livello dell'acqua accumulata nel giardino all'ingresso.

Va bene così, abbiamo un giorno per rilassarci, e la mattina dopo prendiamo a noleggio un motorino malese Modenas e partiamo verso altri lidi, il più lontano possibile dalla marea velata di nero dei turisti mediorientali, accorsi per godersi la pioggia rinfrescante dopo la loro routine di deserti (così ci dice un tassista). Con il sole, lontano dal ghetto turistico, l'isola cambia aspetto. È completamente verde, fra boschi di banani e piante altissime e risaie rifornite dalle piogge del giorno prima. Le case sono di legno, spesso su piccole palafitte piantate nel terreno e con i tipici tetti che partono con un angolo molto acuto e si aprono verso la metà.

Saliamo in funivia verso un ponte panoramico d'alta quota e poi ci tuffiamo ai piedi di una cascata, dove i ragazzi locali e le loro coetanee velate guardano a bocca aperta Aurélie che fa il bagno in costume. A farcelo notare è il diavolo in persona, che esce dall'acqua in forma di scorpione verde-azzurro di circa 20 cm, a mezzo metro da dove sto sguazzando io. D'ora in poi Aurélie non oserà più esibirsi in costume, ma osserverà e fotograferà ossessivamente le turiste mediorientali con i loro veli neri nella spiaggia della Riccione al curry, punteggiata del nero di veli acquistati a Muscat e Abu Dhabi.

Noi comunque continuiamo a tenerci alla larga e portiamo le due ruote verso tutti gli angoli dell'isola. In realtà basta fare un chilometro per perdere di vista costumi e veli stranieri. Il resto è dominato dalle scimmie, che ci guardano dai lati della strada con i loro piccoli appesi sotto la pancia. Le altre spiagge sono per lo più private, di proprietà di qualche villaggio di lusso, ma vale la pena di attraversare l'entroterra, con cascate e alberi di frutta selvatica, banani, rambutan (palle rosse pelose) e durian. Il durian è una specie di mazza ferrata verde, grande come una noce di cocco e piena di punte acuminate. Emana un odore nauseabondo, tanto che molti luoghi pubblici espongono cartelli che ne vietano il consumo, ma gli autoctoni vanno matti della pasta al suo interno, con lo stesso odore di un riso decisamente troppo cotto. E il sapore è uno di quelli ai quali ci vuole un po' per abituarsi.

Dopo aver girato tutte le poche strade dell'isola, consegnamo il motorino e sappiamo che è ora di partire, lontano dalle piogge intermittenti.


Lorsqu’on a pris le bateau de Pulau Penang pour se rendre à Pulau Langkawi (vous aurez sûrement compris que ''pulau'' signifie ''île''), on aurait dit qu’on quittait Miami. Imaginez une rangée de buildings donnant sur la mer et un speed-boat filant à toute allure… Le seul hic à ce tableau américain, des Madames Burka partout ! Pas trop habituée jusqu’à présent, car les Malaisiennes, bien que musulmanes pour la plupart, portent le voile, mais pas de la tête au pied et dans des tons plutôt colorés. De plus, en partant sur une île touristique telle que celle-ci, on s’attend plutôt à retrouver des ''Westerners'' (comme on nous appelle ici) en bikini, et pas des Burka Babes. On apprendra par la suite qu’en fait Langkawi attire beaucoup de monde du Moyen-Orient (Bahreïn, Arabie Saoudite, Émirats Arabes, Qatar, Oman, etc.) pour sa fraîcheur.

Nous voilà donc sur notre bateau pour 4h de traversée, la télé démarre : Banlieue 13 !... ou comment apprendre aux p’tits Malaisiens comment ça déboîte la racaille française ! On essaye du coup de regarder le film mais le son est trop bas ; quant aux sous-titres en anglais, on s’aperçoit très vite qu’ils ont été traduits avec Google Translate. Après une bonne rigolade, c’est finalement un petit roupillon qui l’emporte. À l’arrivée, on ne rigole plus du tout par contre : on était venus chercher le soleil et c’est la mousson qui nous attend. Des trombes d’eau, mon Dieu… j’avais jamais vu ça avant, même en Bretagne !

Il faut l’avouer, en venant à Langkawi on n’était pas trop préparés… On ne savait pas que la saison des pluies commençait tout juste ici ; on ne savait pas non plus qu’il n’y avait pas de transport public et que tout déplacement se faisait en taxi ; et pour finir que tous les hôtels abordables de l‘île se trouvaient dans le même périmètre, donc pas possible de s’isoler un peu. C’était mon idée de venir à Langkawi car j’avais vu les photos d’une traductrice freelance avec qui je bossais et ça m’avait donné envie. Finalement, on s’en est plutôt bien tirés : la pluie s’est arrêtée pendant les 3 jours où nous sommes restés (enfin la journée, car la nuit les orages n’ont pas cessés) ; on a loué un scooter pour faciliter nos va-et-vient ; et on s’est trouvé la meilleure chambre qu’on ait eu jusqu’à présent (et pour le meilleur prix) !

On a décidé de ne participer à aucune excursion, mais de découvrir l’île à notre rythme et celui de notre scoot, et on a bien kiffé. On a commencé par le célèbre téléphérique qui offre, à plus de 700m de haut, des vues superbes de toute l’île. C’est très touristique forcément mais ça vaut largement le coup. Je voudrais aussi me féliciter au passage d’avoir vaincu ma peur du vide, bravo Lilou ! À partir de là, on a déambulé d’une plage ou cascade à l’autre, en passant par les routes sinueuses du centre de l’île. Là encore, la jungle n’est jamais très loin…, d’ailleurs Marco a expérimenté son premier bain avec un scorpion ! On a vu de nombreux singes le long des routes (bien plus que dans n’importe quel parc national), mais dès qu’on ralentissait pour prendre une photo, ils déguerpissaient aussitôt.

Quant à moi, j’étais autant fascinée par les paysages que par toutes ces Madames Burka au bord de la plage, faisant du parachute, mangeant une glace ou même un hamburger. Elles devaient avoir cette même curiosité à mon égard car l’une d’elle m’a pris en photo en maillot de bain. Il était question que Marco m’en offre une pour mon anniversaire, pour me servir de K-way, mais finalement ma cape en plastique transparente me va aussi bien ;-)

Skyscrapers in the jungle

When? June 25-28
Pictures: MALAYSiA - Pulau Penang
On the map: Point 6

En venant à Pulau Penang, nous recherchions la nature, nous avons trouvé de l’urbain ; comme ça la couleur est donnée ! Cette île, dont la ville principale Georgetown est classée au patrimoine de l’Unesco, présente bien de nombreux intérêts, mais lorsqu’on s’attend à des paysages paradisiaques, à des plages de sable blanc et à des petits ports de pêche, on peut vite être déçus.


Après KK (Kuala Kangsar si vous suivez bien…), nous avons pris le bus jusqu’à Butterworth d’où partent les ferries pour Penang. Il existe un pont qui relie l’île au continent, mais ce n’était pas sur la trajectoire de notre bus. Pas grave car s’il y a bien quelque chose de facile en Malaisie, c’est les transports : il y a toujours tout un tas de bus/bateaux/trains qui partent pour tout un tas de destinations, et ce plusieurs fois par jour parfois. EA-SY!

Penang a signé notre retour à la civilisation touristique. Après avoir arpenté Love Lane, ZE street où se trouvent toutes les guest-houses, nous avons posé nos valises à la Love Lane Inn… pensant y trouver un peu d’amour, on y a surtout trouvé de la grosse chaleur. Une température dans cette piaule j’vous jure, à poil et le ventilo à fond les manivelles qu’on transpirait quand même à grosses gouttes ! C’est marrant les guest-houses car elles sont remplies de backpackers comme nous, mais une fois sortis de là on ne les voit plus nulle part (bon sauf dans les bars). Ils font quoi ces gens dans la journée ?? Nous on n’a pas bu une goutte d’alcool depuis qu’on est partis ; à la place on se délecte de jus de fruits frais : pomme, litchi, citron vert, pastèque, carambole, pitaya, ananas, mangue, corossol, noix de coco…

Georgetown est, tout comme KL et de nombreuses autres villes malaisiennes, divisée entre Chinatown et Little India, les deux minorités ethniques principales. Notre cœur aurait tendance à balancer du côté de La Petit Inde et sa musique bollywood, ses rues parfumées d’encens et ses épices ensorcelantes, même si ici encore les Chinois sont majoritaires. On a pu y voir des très beaux temples, beaucoup plus anciens que ceux visités précédemment, si bien que Marco a admis ne pas en avoir vu d’aussi beaux en Chine ! La ville regorge de très belles demeures et devantures datant de l’époque des Nyonyas, les descendants des premiers immigrants chinois installés à Penang. Avec tout ça il est assez difficile de saisir l’identité malaisienne en tant que telle car elle est un mix de toutes ces cultures. Malaysia, Truly Asia!

Essayant en vain d’étancher notre soif de nature, notre choix s’est porté sur Penang Hill, qui promettait une vue EX-TRA-OR-DI-NAIRE sur toute l’île et des chemins de rando pour y accéder. Mauvaise news, le funiculaire y menant (oui la rando c’est pour la descente, on n’est pas fous non plus) avait été remplacé cette année-même par un wagon super high-tech et le prix du ticket multiplié par… 10 !! À ce prix-là on a fait la descente en funic aussi ! La vue était assez spectaculaire, bien que les photos ne lui rendent pas grâce. On s’est ensuite dirigé vers Kek Lok Si, temple ressemblant à une grosse pièce-montée colorée. Là encore, mauvaise news, le site était sur le point de fermer. On s’est quand même frayé un chemin via les boutiques de souvenirs histoire de prendre quelques photos et on a bien failli se faire enfermer là ! Au fait, pourquoi tant de tortues partout ? Parce que dans la tradition bouddhiste, il existe un rituel de libération permettant aux fidèles d’accomplir un acte de mérite en relâchant une tortue dans le bassin d’un temple…

Le lendemain, j’avais absolument tenu à aller dans le Sud de l’île pour voir un petit village de pêcheurs. Très mauvaise idée Lilou… 1h de bus avec pour seul paysage une énorme cité de banlieue entourée de palmiers et autres arbres tropicaux. Irréel. À l’arrivée, il y avait bien des bateaux, mais rien que je puisse qualifier de ''village''. Heureusement que le meilleur était encore à venir… trois heures de marche dans le Penang National Park, une jungle relativement domestique : on y a vu des chats, des chiens, des écureuils, des papillons, des libellules, des singes et un serpent, un ! Le sentier débouchait sur un lac méromictique (dont les eaux à la fois douces et salées ne se mélangent pas), puis sur une plage de sable blanc déserte… Le bonus : mon premier bain dans l’Océan Indien !


Quello che non sapevamo prima di arrivare è che Penang è una città-isola, come Singapore o Hong Kong, giusto meno affollata. Già da Butterworth, il punto sulla terraferma da cui partono i traghetti per l’isola, vediamo le case bianche che spuntano ai piedi delle colline. C’è addirittura qualche grattacielo.

Mentre trasciniamo i nostri 15 chili di averi attraverso Georgetown, la città che, volendo credere davvero che l’isola non sia un’unica conurbazione, ne sarebbe il capoluogo, abbiamo già un’idea dello spirito locale. Attraversiamo prima il quartiere indiano e poi quello cinese, con le case coloniali britanniche occupate da insegne con caratteri hindi o cinesi. Prendiamo possesso di una stanza con un preziosissimo ventilatore in un ostello di Love Lane, che scopro con sollievo non essere un covo di hippy, ma semplicemente una via intitolata ad un certo Mister Love.

Più degli edifici coloniali protetti dall’Unesco, a stupirci sono proprio i quartieri etnici, perché a Little India davvero si sente odore di incenso e musica di Bollywood. È la struttura della Malesia, dove gli inglesi durante il periodo che amano chiamare imperiale hanno portato i cinesi per mandare avanti gli affari e gli indiani perché lavorano e tacciono. I malesi osservano, quando non sposano qualche ricco mercante cinese per fondersi nell’etnia mista dei Nonya, che a Georgetown hanno lasciato diverse case in stile misto fra inglese e cinese, misti nel nome dell’esagerazione. Visitiamo templi indù, moschee e decine di templi taoisti, ognuno intitolato ad un diverso clan di discendenza cinese. L’unico che ci perdiamo è quello più famoso, perché arriviamo proprio all’orario di chiusura. Poco male, perché in molti casi i cinesi tendono ad esagerare e la presenza di un Buddha di 30 metri mi suggerisce l’idea che questo possa essere uno dei casi in questione.

Per trovare un po’ di verde saliamo sulla cima di una collina panoramica (trovando solo turisti arabi in cerca di fresco), prendiamo l’autobus fino all’estremità sud dell’isola (trovando pochi pescatori e molte raffinerie di pesce) e infine un altro autobus fino all’estremità nord, trovando finalmente il più piccolo parco nazionale della nazione. È veramente un altro mondo. Per 2 ore ci arrampichiamo lungo un sentiero nella giungla, fra alberi giganti pieni di scimmie che ci urlano da lontano. Troviamo anche farfalle colorate e un serpente arboricolo verde, che ci sbarra la strada verso metà percorso. Dopo 2 ore il sentiero si apre su di un lago a due strati di acqua dolce e salata (pare sia un fenomeno molto raro) e una spiaggia completamente vuota.

Poi qualcuno ci dice che se vogliamo trovare un’isola incontaminata dobbiamo prendere il traghetto per Langkawi e finalmente si parte di nuovo.