Viva la mamma & spaghetti balinese!

 When? August 10-12
Pictures: BALi - Sanur
On the map: Point 21

À peine débarqués sur Java que nous nous envolions déjà pour Bali. Non pas que cette île hautement touristique nous attirait au point de ne pouvoir attendre, mais l’arrivée de ma maman et de son amoureux pour leurs vacances servit de gros hameçon ! Il n’y avait plus qu’à tirer un peu la ligne et nous rappliquions à Sanur, pour les suivre dans les premiers jours de leur voyage.

Que dire de notre arrivée à Bali ? Globalement, nous avons été déçus. Pas une grosse déception car nous n’attendions rien de spécial, mais soyons honnêtes, quand on pense Bali, on imagine un petit paradis sur terre, des plages paradisiaques, une population accueillante et chaleureuse, des villages anciens plantés au milieu des rizières, et bien entendu quelques touristes figurant dans le paysage. Alors forcément lorsqu’on se retrouve pris dans les bouchons, dans un taxi pas spécialement agréable, sur une route jonchée de magasins dépôts de Rip Curl, Billabong et autres marques de surfwear, à la sortie de Denpasar, on se dit ''mouais bof''.

Mais qu’importe après tout, là n’était pas le but de notre visite. Le but était de se relaxer et de se retrouver. Et c’est ce que nous avons fait en beauté… grasses mat, farniente au soleil, restos, cocktails, mais surtout de bons moments de retrouvailles, à se raconter presque deux mois de voyage écoulé. Que c’est bon de revoir sa maman et de se faire chouchouter ! Quant à Marco, il en a profité pour se régénérer le palais avec des bons p’tits plats bien de chez lui.

Sanur ? Il s’agit ma foi d’une petite station balnéaire plutôt tranquille mais qui manque un peu d’exotisme. Le genre d’endroits qu’on peut trouver, j’imagine, ailleurs qu’à Bali. La ville est traversée par une rue principale bordée d’hôtels, restos, bars et magasins de maillots de bains et de souvenirs. Il ne manque plus que les chouchous sur la plage ! Le prix du Coca avoisine son prix européen comme tout le reste ici d’ailleurs. Pas facile de se trouver une guest-house bon marché à quelques pas du Club Med, néanmoins avec un peu de recherche et de patience, nous avons finalement dégoté un petit hôtel pas mal du tout. À deux pas de la plage, tout le confort que nous n’avions pas connu depuis longtemps à un prix Mammouth : eau chaude, clim, télé, petit déj. et Wifi inclus, et même une ch’tite piscine sur le toit. (On est là pour se relaxer oui ou zut ?!)

Quant à la mer, c’est une drôle d’histoire. Elle nous zieute de ses multitudes d’yeux peints sur l’avant des bateaux colorés, comme ceux que l’on peut voir à Malte ; elle nous convie à nous baigner, mais lorsqu’on approche, elle se retire au loin laissant la place à un lagon transparent et turquoise duquel émergent des bancs de sable blancs ; et quand la marée est vraiment très basse apparaissent pêle-mêle algues et pêcheurs sur bateau-surf improvisé. Dans les airs, quelques cerfs-volants et touristes intrépides propulsés par parachute. Sur terre, des offrandes aux dieux sont éparpillées un peu partout. Ne pourraient-ils pas faire venir l’eau qu’on puisse enfin se baigner ?


Mentre siamo a Giacarta, la famiglia materna di Aurélie è in vacanza a Bali, così decidiamo di cambiare i nostri piani e raggiungerli a Sanur, una località balneare tranquilla, che fa da contrappeso alla famigerata Kuta, con le discoteche e gli eccessi per i turisti più giovani.

Bali è un mondo diverso dai posti che abbiamo visto finora. Per la prima volta lasciamo l’umidità tropicale per una brezza lieve, che conserva la temperatura attorno ai 25 gradi. E i balinesi sono rimasti fedeli all’induismo, mentre il resto dell’Indonesia èpassato da secoli sotto la bandiera verde di Maometto. A Bali non ci sono moschee, ma solo templi induisti. E sono ovunque: molte case hanno un tempio privato con altari dedicati agli antenati. Ma più ancora del tempo o della religione, quello che distingue Bali dal resto dell’Indonesia è la ricchezza. L’isola è chiaramente più ricca (e più costosa) di Giacarta e del resto del paese, come scopriremo col tempo. Non solo, ma i balinesi sembrano ossessionati dai soldi. E come dargli torto, se la commissione per trovare un taxi ad un turista porta in tasca quanto una giornata di lavoro. Bali non è un posto facile per chi vorrebbe evitare il turismo di massa.

A Sanur vorremmo riposarci dopo due mesi di spostamenti continui. Il mare è bello, una volta superato il cordone sanitario di signore che offrono massaggi. E i tempietti sparsi ovunque danno un’atmosfera particolare. E poi ci sono i cestini di foglia di banano con fiori e offerte agli dei sulle soglie delle case e sparsi ovunque sulle strade. Molto pittoresco. Sì, decisamente pittoresco. Ma se non fosse per l’effetto pittoresco, la gente metterebbe ancora le offerte sulla soglia di casa? Probabilmente sì, anche se verrebbe da pensare di no. Sanur semplicemente non sembra naturale. La via principale è piena di alberghi e hotel e negozi che vendono magliette con l’etichetta della birra Bintang ed è popolata da gente bionda, con i capelli più chiari della pelle. Davanti ad uno sport bar di due piani c’è una statua di Messi a grandezza naturale.

È il posto giusto per concedersi qualche lusso occidentale: mentre i genitori di Aurélie provano specialità a base di ayam e nasi, noi mangiamo pizza e beviamo birra (buddismo significa anche che si può di nuovo bere), anche se ci rendiamo conto che ci mancavano meno di quanto credessimo. A differenza della doccia calda, che invece ci mancava eccome.

E poi, la mattina prima di partire per l’interno dell’isola, facciamo una passeggiata senza meta e scopriamo i posti dove abita chi qui c’è nato, con templi nascosti e ristoranti senza grandi insegne. Non è un grande segreto, che basti evitare la via principale per scoprire un mondo interamente diverso, ma è un fenomeno che qui a Bali sembra essre portato all’estremo. Qui l’osservazione che basta girare l’angolo per scoprire un mondo diverso è veramente letterale. E lo sarà ancora di più quando arriveremo a Ubud.

Rock’n Springroll in Jakarta

When? August 6-10
Pictures: JAVA - Jakarta
On the map: Point 20
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J’avoue avoir eu un petit coup au moral en quittant la Malaisie et ressenti une certaine appréhension concernant notre arrivée en Indonésie. Après tout, la Malaisie est le premier pays que nous avons visité en Asie du Sud-est et dont nous avons apprécié – sûrement aussi de par cet attachement particulier – chacune des facettes. Alors soudain Jakarta m’apparaissait comme un immense chaos, sombre, glauque et pollué, qui allait m’engloutir toute entière ! Plus très envie d’y aller.

Mais à peine sortis de l’avion, nous avons réalisé que Jakarta ne correspondait en rien à l’image diabolique que je lui avais attribuée avant même d’y avoir mis les pieds, son aéroport étant déjà bien plus moderne que ceux de Tachkent ou Dakar par exemple ! Puis une fois dans la navette nous menant dans le centre, je me serais pour ainsi dire cru à la maison, sur le périph entre St-Leu et la Défense, le visage collé à la vitre à regarder les voitures rouler de nuit… Impression confirmée lorsque les néons bleus et rouges d’un panneau Carrefour géant me sortirent avec amusement de ma rêverie ! Jakarta ou des réminiscences de France, c’est bien la dernière chose à laquelle je me serais attendue.


Jalan Jaksa était notre destination, la rue des voyageurs où sont rassemblées la quasi-totalité des guest-houses de la ville. Une rue où presque chaque visage est jeune et blanc et où presque chaque resto ou bar propose un menu occidental et la Wifi. Nous y allions d’ailleurs pour ça mais avons continué de manger local (au point même de gouter le gudeg, un plat typique à base de purée de jackfruit et de peau de vache bouillie). C’est (souvent) bien meilleur et bien moins cher ! Toujours dans cet esprit, nous avions choisi de loger chez l’habitant, mais c’était sans compter qu’en période de Ramadan, ce gentil monsieur et tous ses autres clients musulmans débutaient leur journée en pleine nuit. Je vous laisse imaginer le remue-ménage nocturne et Marco s’égosiller ''Sono le 4 e mezzo, porca puttana !!'' Le lendemain nous changions donc pour une guest-house aux couleurs un tantinet moins locales.

Ce qui nous a frappé en arrivant à Jakarta, c’est de trouver à nouveau des mendiants dans les rues. Absents des trottoirs malaisiens, on sent tout de suite que l’Indonésie est plus pauvre que son pays voisin. Tout est relativement plus décrépi et plus bondé, et la roupie indonésienne a nettement moins de valeur que son cousin le ringgit (11000 roupies = 1€). La ville est un monstre de trafic ; mobylettes, voitures, bus, minibus, vélos, bajajs (les tuk-tuks indonésiens), charrettes et même quelques piétons se bousculent dans un va-et-vient constant, où il est impossible de traverser sans soit y passer plus de 10 minutes, soit y perdre la vie ! Au choix. Autre changement de taille à noter : la Malaisie est à la dance music ce que Java est au rock’n roll ! Partout des d’jeuns portent des t-shirts arborant des groupes de rock divers et arpentent les rues, abords de resto, autobus ou places touristiques, guitare ou ukulélé à la main, dans l’espoir de récolter quelques billets. Ce n’est pas pour nous déplaire, si ce n’est qu’on croisait perpétuellement les mêmes gosses lancinant encore et encore les mêmes chansons ! Mau dibawa kemana hubungan kita…

Les présentations générales étant faites, je vous emmène maintenant faire un p’tit tour dans la ville : à Kota, le vieux centre historique aux inspirations hollandaises ; à travers les rues mouillées de Pasar Ikan (marché de poissons) et son village flottant ; au port actif et emblématique de Sunda Kelapa ; au cœur du quartier chinois de Glodok et ses ruelles animées ; sur la place de la Liberté et au sommet de Monas, le monument national érigé par Sukarno. À sa base réside le Musée d’histoire nationale qui documente de manière très insistante la période de colonisation hollandaise et très peu celle de Suharto… bizarre bizarre. Non loin de ce décor est plantée une mosquée gigantesque faisant face à une cathédrale aux deux tours gothiques aiguisées. Le tout entouré de grosses artères infranchissables à pieds et baignant dans une odeur appétissante de nouilles sautées…. Mmh qui veut un bon Teh Botol ?


Alla fine l’arrivo in Indonesia non è lo shock che ci aspettavamo. All’uscita dall’aeroporto non veniamo assaliti dai tassisti e l’autobus per il centro è facile da trovare.

Troviamo una stanza in una vecchia casa con splendidi interni in legno massiccio. Il problema è che il legno massiccio è tutto sui corridoi: nella nostra stanza troviamo solo un letto duro e un ventilatore arrugginito su un linoleum sbrindellato, il tutto coperto da qualche centimetro di polvere. L’anziano gestore deve essere rimasto vedovo da poco.

Per di più, dopo aver spolverato il lenzuolo, dobbiamo fronteggiare manipoli di acari decisi a non perdere terreno. Ma la notte non dura a lungo, perché verso le 3.30 gli inquilini della stanza di fianco si svegliano, fanno colazione, puliscono la stanza usando i battiscopa per quello da cui prendono il nome, mentre discutono di qualcosa che sembra stargli molto a cuore. Alle 4 poi Allah accende gli altoparlanti e per tre ore si svena per convincerci di quanto sia grande e magnanimo. Gli indonesiani sono mattinieri. Anzi, come ci confermerà più avanti qualcuno che li conosce bene, tendono a dormire a scampoli, dove capita, mai più di tre ore consecutive. Questa è una cosa alla quale faremo fatica ad abituarci.

La loro capitale è una città eterogenea. C’è il centro dell’antica Batavia, la città coloniale olandese, con un’enorme piazza d’armi ed edifici che potresti trovare a Leida o Tilburg. Sulla piazza c’è perfino chi noleggia biciclette. È probabile che questa sia l’unica zona in cui é possibile spostarsi in bicicletta, ma nell’era di Facebook l’importante non è pedalare, ma farsi fotografare con il casco da esploratore intonato alla bicicletta. Il quartiere coloniale dovrebbe essere una piccola Amsterdam (cfr. Lonely Planet), se non fosse per i bambini che si arrampicano sulle palme lungo i canali per far cadere le noci di cocco e bere il latte fresco. Inoltre, il più antico dei ponti è chiuso perché rischia di crollare. Franare nell’olezzo delle acque verdi è una prospettiva abbastanza allarmante, cosí preferiamo fare il giro lungo e cercare un mezzo per raggiungere il porto.

I trasporti rispecchiano una città in evoluzione. Ci sono i pullmini fumosi con la livrea personalizzata (di solito con i colori di qualche squadra inglese o spagnola), ma per capire dove vadano bisogna essere nati da queste parti. E poi c’è la nuova linea che va dalla zona commerciale al centro, con autobus moderni, aria condizionata e due controllori per mezzo che ti spiegano dove ti devi fermare o dove cambiare. Hanno una corsia riservata e tutte le fermate sono coperte e aerate. Poi ci sarebbero anche i tram, che in realtà sono treni e sono disponibili in diverse combinazioni di classi, con o senza aria condizionata, rapido, lento, espresso, ognuno con fermate diverse. Considerando anchele varie tipologie di taxi, su due, tre o quattro ruote, a motore o a pedali, ci vogliono ore per capire quale mezzo convenga prendere e giornate per scoprire orari e destinazioni. La cosa più semplice da fare è vivere il traffico in 3D sui bajaj, degli apecar arancioni che si spostano alla velocità della luce fra motorini e camionette.


Il centro amministrativo è un universo a parte. Un parco quadrato di un chilometro per lato, con al centro una colonna con un punto panoramico che è il modo più semplice per osservare il centro senza rischiare di essere arrotati. Attraversare a piedi i larghi boulevard della zona amministrativa non è che un inutile bagno di adrenalina e dopo un’ora di tentativi ci rendiamo conto di aver percorso meno di 200 metri. Molto più divertente è scendere alla base della colonna e visitare la serie di diorami che illustrano una versione eroica e censurata della storia dell’Indonesia, piena di rivolte contro gli olandesi e priva di Suharto, dove Timor Est si è gioiosamente unita alla nazione senza mai richiedere o ottenere l’indipendenza.

I quartieri che preferiamo sono quelli dei mercati, dove le macchine non riescono a passare fra la folla. Ci sono mercati ovunque a Giacarta: in quello sulle strade lastricate di Chinatown compriamo frutta, penne, rasoi usa e getta e un meraviglioso pigiama con Snoopy per Aurélie, poi passiamo per caso nel mercato dei ricambi per motori, una via lunga un chilometro piena di gomme e carburatori. In periferia si trovano quartieri interi con macchine fotografiche che forse contengono i proverbiali mattoni, o forse no e vestiti delle firme più in voga, come Gucci, Calvin Klein e Manchester United. C’è il mercato dei mobili, con spianate di sedie di vimini e quello d’antiquariato. L’oggetto del momento sembra essere la mascherina antismog personalizzata, con la faccia dell’Uomo Ragno o la S di Superman, la bandiera dei pirati oppure ancora Gucci, Calvin Klein, Manchester United. In effetti l’aria che tira è proprio quella di una città moderna.

Ma la vera passione degli indonesiani è la musica. Non parlo di ritmi tradizionali suonati con strumenti ricavati da noci di cocco, ma del buon vecchio rock and roll. In versione locale. Per le vie del centro i giovani indossano giacconi con le borchie e ascoltano alla radio le stesse canzoni rock in indonesiano che si sentono anche nei negozi e nei locali. Ragazzi con la chitarra, a volte in gruppo e a volte soli si spostano fra i tavoli dei ristoranti di strada e salgono sugli autobus. Tutti allungano qualche centinaio di rupie e qualcuno ogni tanto si unisce al coro, per mezzo verso, sottovoce. La hit del momento, “Mau dibawa kemana” degli Armada, suona molto meglio live su strada che nella versione ufficiale.

Initiales KK

When? August 3-6
Pictures: BORNEO - Kota Kinabalu
On the map: Point 19 

Per passare dal Brunei allo stato malese del Sabah ci sono poche centinaia di chilometri, ma una giornata di viaggio. Per iniziare si esce dal Brunei e si emerge nel Sarawak, in Malesia, poi si lascia la Malesia e si torna nel Brunei, che è diviso in due fette che comunicano solo via mare. Poi si abbandona definitivamente il Brunei e si torna nel Sarawak. E alla fine si esce dal Sarawak e si entra nel Sabah, sempre in Malesia, ma con confini controllati per proteggersi dal contrabbando. Ad ogni uscita e ad ogni entrata c’è una dogana con una coda e un timbro. Alla fine riempiamo un paio di pagine del passaporto.

Il Sabah è un posto di nomi familiari. C’è l’isola di Labuan, anche se non mi risulta che ci si peschino le perle, e c’è un posto che si chiama Sandakan. Sono nomi che colpiscono la fantasia e fanno pensare a tesori salgariani. Tesori che in effetti ci sono, ma che non abbiamo il tempo di vedere. Ci sono barriere coralline famose in tutto il mondo, che puoi raggiungere nuotando dalla spiaggia, c’è un fiume da percorrere in barca, con gli oranghi che ti guardano dalla riva. E poi c’è il monte Kinabalu, più alto del Monte Bianco e con una vista che va dal mare alla giungla dell’entroterra. Tutte cose vicine ma lontane, che richiedono qualche giorno fra trasporti e organizzazione. E noi di giorni ne abbiamo tre. Troppi per restare in città e troppo pochi per un’escursione all’esterno.

Alla fine decidiamo di andare al campo base del Monte Kinabalu e sperare in un colpo di fortuna. È un zig zag di qualche ora sulle pendici del monte, in un pullmino minuscolo e stipato, con due bambini che ogni tanto, senza lamentarsi o scomporsi, si portano un sacchetto di plastica alla bocca e vomitano in silenzio. Talmente in silenzio che ci metto un’ora per capire cosa stanno facendo.

Il colpo di fortuna non ci è concesso, ma è bello anche cosí. La cima la vediamo quando le nuvole si scostano un po’, neanche troppo lontana. Restiamo due giorni al campo base, a circa 1600 metri e camminiamo lungo sentieri solitari, lasciando da parte i turisti tedeschi con le loro tute tecniche. È comunque interessante, perché l’ecosistema è unico, una specie di giungla temperata, con alberi di felce e farfalle enormi. Ce n’è una verde che sembra un lampo colorato quando la colpisce il sole. E la sera, sotto il pavimento della capanna rialzata in cui dormiamo, troviamo il paradiso di ogni entomologo, con falene di ogni genere, una delle quali grandepiù di una spanna. Intanto nella capanna di legno col pavimento in discesa comincia a fare freddo, il primo freddo dopo un mese e mezzo di afa: rattrappirsi sotto le coperte dopo un tè con lo zenzero è un piacere.

Scendendo in autobus il fresco ci mette un attimo a trasformarsi di nuovo nell’afa della giungla.
Kota Kinabalu è una città a pianta regolare, con isolati quadrati di condomini e hotel, assediati all’esterno da colonie di bancarelle che vendono pesce e maglie da calcio tarocche. Dal lungomare si vedono barche di pescatori e alcune isole immerse in un’acqua color alluminio, che formano un sentiero che arriva fino alle Filippine.

Siamo arrivati in cima al Borneo, anche se non con la calma che avremmo sperato. Siamo passati in tutti i 13 stati della Malesia tranne il minuscolo Perlis, che abbiamo deciso di evitare un giorno all’ultimo minuto, credendo erroneamente che la scelta ci avrebbe facilitato il percorso. La Malesia è stata una destinazione semplice, un paese tradizionale ma moderno, sicuro, in cui è facile chiedere indicazioni in inglese e spostarsi su mezzi di trasporto moderni e a bassissimo costo. Ora siamo ansiosi di provare la sua versione per esperti, l’Indonesia che ha molti elementi culturali in comune, ma uno stile di vita diverso. Qualcuno direbbe più autentico in quanto meno occidentale. Io non sono d’accordo, perché in un paese di mercanti le influenze culturali fanno parte del gioco.


À la sortie de Brunei, un véritable labyrinthe douanier nous attend ! Le pays est intriqué de telle façon dans la Malaisie, qu’entre BSB et Kota Kinabalu (plus connue sous l’abréviation KK, et non pas Kuala Kangsar comme je l’avais mentionné auparavant), nous devons passer la frontière 8 FOIS (!), comme en témoignent les huit tampons reçus dans notre passeport ce jour-là :
     1) Quitter Brunei
     2) Entrer en Malaisie (Sarawak)
     3) Quitter la Malaisie
     4) Entrer à Brunei
     5) Quitter Brunei
     6) Entrer en Malaisie (Sarawak)
     7) Quitter la région de Sarawak
     8) Entrer dans la région de Sabah

Une chance que ce soit le Ramadan et seuls quelques voyageurs solitaires nous accompagnent dans le bus. Une poignée de Malaisiens, un Australien, une Française et une Allemande. Les routes sont désertées (tout déplacement étant ''déconseillé'' pendant cette fête religieuse) et le passage aux douanes est très rapide.

Notre cible atteinte, nous nous mettons en hâte de trouver une auberge puis cavalons aux officines touristiques les plus proches : reste-t-il encore de la place pour l’ascension du Mont Kinabalu, qui, du haut de ses 4 095 m, attire les foules ? Ce trek est un must et moi j’en rêve depuis des lustres. Mais là c’est le drame… plus aucune place de libre et l’impossibilité de faire le trek seuls, sans permis, guide certifié et logement là-haut sur la montagne. Alors nous repartons bredouille, déçus.

Finalement nous parcourons peu la ville, trop absorbés à planifier nos trois derniers jours sur Bornéo. À la fois trop long pour juste rester ici, et trop court pour bouger loin. Dilemme. Nous décidons quand même de visiter le Kinabalu National Park, qui, à presque 1 600 m d’altitude, est le point de départ du trek et offre quelques belles balades rafraichissantes. Ne sait-on jamais, peut-être que des personnes se seront désistées pour le trek entre temps ? Nous prenons place dans un minibus puis attendons qu’il se remplisse pour partir, c’est la façon de faire généralement avec les transports locaux ici. Une femme et ses quatre enfants s’entassent à l’arrière et le père de famille distribue soigneusement des paquets de chips et sacs en plastique à chacun d’entre eux. Une fois en chemin, on comprend vite pourquoi ! La route est si tortueuse par endroit que les enfants se soulagent dans les sacs et reprennent des forces en mangeant, avant de s’écrouler pour de bon leur petite tête au creux de leurs bras. Cela dit, ayant moi-même été une gamine malade en voiture, je n’ai jamais vu des enfants vomir si discrètement ; on sent qu’ils ont l’habitude !

Au pied de Gunung Kinabalu, la température a baissé considérablement. Nous n’avons pas eu si froid depuis bien longtemps et il nous faut même sortir polaires, jeans et autre sweat à capuches pour nous tenir chaud le soir. Dans le parc, la végétation est dense et d’un vert vif. Plein de ''loopettes'', comme je les appelle, ces petites plantes en forme de spirales. Et tout un tas de papillons de tailles et couleurs diverses, dont certains géants, et nocturnes de surcroît, cachés sous les fondations de notre guest-house. Le brouillard descend progressivement recouvrant complètement les sentiers de rando et rendant presque impossible la vue du sommet. À que cela ne tienne, il se dévoilera le lendemain matin sous un grand ciel bleu, ce pic sur lequel j’aurais tant aimé grimper ! Comme nous sommes déjà en altitude, il ne nous apparait pas si élevé, mais il fait bon le regarder quand même…

Le jour du départ, notre vol pour Jakarta n’étant qu’en fin d’après-midi, je m’en vais seule sur Pulau Mamutik, la plus petite des cinq îles du Tunku Abdul Rahman National Park, situé juste en face de Kota Kinabalu, tandis que Marco reste se reposer à l’hôtel. Sur le bateau, un groupe de Chinois dont une demoiselle à qui la grande vitesse à laquelle nous filons ne fait pas de bien et qui, accroupie à même le sol, s’agrippe comme elle peut aux sièges. Sur l’île, encore des Chinois, qui snorkelent avec des gilets de sauvetage et pêchent des poissons tropicaux qu’ils mettent dans des sachets en plastique. Grrr. Il y a de quoi faire une étude anthropologique, moi j’vous l’dis ! Le ciel gris se découvre peu à peu, laissant la place à une belle eau bleu-verte et certains poissons colorés encore jamais vus. Puis finalement le retour. Sur la côte, derrière les bâtiments, se dessine majestueusement Mont Kinabalu, surplombant ainsi toute la ville. Une jolie surprise pour les yeux lorsqu’on ne s’y attend pas, et un dernier clin d’œil à cette île avant de s’envoler vers une autre. Bornéo, je reviendrai !

Happy Birthday Sultan!

When? August  1-3
Pictures: BORNEO - Brunei
On the map: Point 18

Nous y voici, nous y voilà enfin… à Brunei ! Destination attendue depuis longtemps, la curiosité y étant pour beaucoup, j’avoue que j’ai découvert l’existence de ce pays, que dis-je, ce sultanat, en préparant notre voyage. Et pourtant Negara Brunei Darussalam, de son vrai nom, est un véritable petit joyau insolite. Religion, tradition, modernité et absurdités s’y mêlent sans problème. Primo, il s’agit de l’un des pays les plus petits au monde, avec 5000km2, soit plus ou moins la taille du Calvados, et une population totale d’environ 400.000 habitants. Secundo, à sa tête règne l’un des hommes les plus riches de la planète : Sa Majesté Paduka Seri Baginda Sultan Haji Hassanal Bolkiah Mu’izzaddin Waddaulah, plus communément appelé Sultan Hassanal Bolkiah. Ce dernier est confortablement assis sur un petit pécule personnel de 20 milliards de dollars, amassé grâce au pétrole gisant en grande quantité sur la côte bornéenne, et que son frère Jefri, ancien Ministre des Finances du sultanat, s’est empressé de dilapider en caprices en tout genre : mosquées sublimes et gargantuesques, hôtels extravagants (dont le fameux Empire Country Club pesant à lui tout seul non moins d’un milliard de dollars US) et même un parc d’attractions aujourd’hui laissé à l’abandon.

À peine la frontière brunéienne franchie, impossible de louper la tête du sultan. Il est partout ! Toutes les affiches et banderoles situées le long des rues ou flottant sur les façades des bâtiments lui sont dédiées. Il y est inscrit ''65'' et ''70''… c’est l’anniversaire du Sultan ! Il a fêté ses 65 ans le 15 juillet dernier, et ''70'' est l’équivalent en chiffres arabes du nombre 65. Un peu déroutant pour les non-initiés. Toutes les entreprises de la ville se sont saignées pour lui souhaiter leurs meilleurs vœux. Pas étonnant dans un pays dont l’hymne national est ''God Bless the Sultan'' ! En tant que visiteur je dois dire que c’est plutôt pratique ; on sait tout de suite à qui on a à faire !

Mais avant d’atteindre la théière géante marquant l’entrée de Bandar Seri Bengawan, la capitale, revenons un peu en arrière. La veille, le bus de 15h au départ de Miri nous passait malheureusement sous le nez, nous contraignant alors à passer la journée dans cette ville industrielle peu attrayante (encore une). Faute de mieux, nous allions voir la Grand Old Lady, le premier puit de pétrole de Bornéo et assister à un incroyable coucher de soleil sur la mer de Chine méridionale. Le clou de la soirée : déguster notre première tablette de chocolat (du voyage, bien entendu) sur le toit de l’auberge tout en observant les gens d’en haut. Nous nous préparions alors mentalement à vivre le premier jour du Ramadan le lendemain, qui bizarrement fut décalé d’un jour à Brunei pour cause de malentendu lunaire. On ne rigole pas avec l’interprétation divine du ciel, je sais de quoi je parle, je lis mon horoscope tous les jours. Quoi qu’il en soit, les Malaisiens ont débuté leur jeûne le 1er août et les Brunéiens le 2.

En cette période hautement religieuse, tous les musées de la ville étaient fermés et l’accès aux mosquées plutôt difficile. Pas moyen de visiter le Royal Regalia, qui exhibe tous les cadeaux offerts au Sultan par d’autres chefs d’état. Un étalage de bizarreries, apparemment. C’est vrai après tout, qu’offririez-vous, vous, à un type qui vit dans une résidence de 1888 chambres et 290 salles de bain ? (Autant dire que je n’aimerais pas être sa femme de ménage !) Nous avons toutefois réussi à visiter les deux plus belles et plus grandes mosquées de la ville, Omar Sali Saifuddien et Bolkiah. Marbre blanc et tapis d’Italie, coupoles de feuilles d’or, calligraphies finement travaillées, dégradé de carreaux bleus et turquoises. Un délice pour les yeux. Contraste extrême à cette beauté démesurée, c’est au cœur du village flottant que nous avons passé le plus de temps. Entouré d’eau terne et boueuse, où le reflet des coupoles dorées se mélange aux détritus, Kampung Ayer abrite quelques 20.000 habitations. Paradoxe sur pilotis, compte tenu de tout l’argent engendré par le pétrole, le village existe depuis le 10ème siècle et donne une atmosphère toute particulière à BSB. C’est à la fois révoltant et attirant. On a aimé s’y promener des heures durant, parler avec quelques-uns de ses habitants et répondre aux regards curieux des enfants.

À la nuit tombée, le contraste s’évapore ; Brunei revêt son costume des Mille-et-une-nuit, à mi-chemin entre foi éclairée et fun sous les spot-lights. Nous, nous sommes allés nous coucher, au vu de la looongue journée de transport qui nous attendait...


Il Brunei è uno di quei posti che si prendono talmente sul serio da finire per far sorridere. E chi ride meglio è il sultano Hassanal Bolkiah, o ancora di più suo fratello Jefri, un uomo che in qualita di ministro delle finanze è riuscito a spendere una cosa come venti miliardi di dollari americani in macchine di lusso e cattedrali nella giungla.

La capitale del Brunei, Bandar Seri Begawan, per tutti BSB, è l’opera di un dittatore nel Paese dei Balocchi. Un uomo talmente ricco da potersi permettere addirittura di spendere qualche dollaro bruneiano in servizi per tenere tranquilla la popolazione. Così lui riesce a costruire i suoi palazzoni autocelebrativi senza che la gente rompa le balle.

Lo si nota subito, che il Brunei è un posto a parte. La prima cosa che si vede dal pullman dopo la frontiera d’ingresso è un’enorme statua a forma di teiera, al centro di una rotatoria, con l’acqua che esce dal beccuccio. Ce la lasciamo dietro in un attimo mentre continuiamo su un’autostrada dritta, bordata di bandiere nazionali, con le fiamme dei pozzi petroliferi accese come candele lontane.

Non ci vuole molto per arrivare a BSB e sbarcare nelle vie moderne del centro. Siamo tornati fra i comfort dell’Occidente, anche se l’illusione dura giusto il tempo di arrivare in fondo alla via. Il tema principale è il signor sultano: la città è coperta di cartelloni enormi con il suo profilo con tanto di pizzetto da uomo raffinato (Gheddafi è ancora vivo), vestito in modo sempre diverso: in tenuta da generale, completo da golf, maniche di camicia, tunica da buon mussulmano e diverse altre incarnazioni, roba da far invidia ai Village People.

Da due settimane Bolkiah ha compiuto 65 anni. Ce lo ricordano decine di altri manifesti, che gli porgono i migliori auguri da parte di tutte le aziende internazionali attive nel suo piccolo grande sultanato di famiglia. La piazza principale è praticamente uno stadio: un prato verde attorniato da tribune progettate per discorsi trionfali. Uno dei lati lunghi è coperto da un baldacchino con il regal faccione a mo’ di cammeo.

Il cuore di BSB sono un paio di isolati di palazzoni, con attorno qualche villetta e poi tante case di gente normale, uguali a quelle della Malesia. In mezzo a questa urbanità indistinta è ancora più facile distinguere i giocattoli della famiglia reale. La prima a saltare all’occhio è la moschea, enorme, tutta bianca e lucente, con una cupola dorata e un laghetto con una barca di cemento. Il palazzo reale, poi, èstato progettato da un architetto filippino esperto in aeroporti. É praticamente un terminale internazionale dipinto di bianco lucido e guarnito di cupole dorate. E poi ci sarebbe il famoso hotel a 7 stelle, uno di due o tre al mondo, che ci risparmiamo di visitare, anche perché non è in città, ma in mezzo alla giungla. Lasciamo a quelli del business l’onore di ordinare una Coca Cola per 30 euro.

Noi invece ci terremmo a visitare il Royal Regalia, un museo dove sono esposti tutti i regali che le più alte cariche internazionali hanno fatto ai Bolkiah durante le visite di stato. Si parla di spade d’oro e pacchianate del genere, e dopo tutte ste moschee un po’ di umorismo non può fare che bene. Ma purtroppo tutto è chiuso perché oggi è il primo giorno del Ramadan. A dire il vero è il nostro secondo primo giorno, perché in Malesia è cominciato il giorno prima, ma gli astronomi di qui leggono le stelle diversamente da quelli malesi, quindi qui si comincia oggi.

A BSB la gente normale appare appena oltre lo stagno della moschea. Basta salire sulla barca di cemento e si notano subito le prime palafitte di legno, che si affacciano direttamente sul lato lontano dello stagno. Sono catapecchie di legno, rialzate su di una laguna coperta interamente di bottiglie di fante e cocacole. I ponti sono poco stabili e comunque uno è sbarrato da un varano di due metri. Una parte è stata bruciata recentemente, è distrutta e annerita. L’acqua può solo aver alimentato la combustione. Ma questo è il quartiere male (chissà perché così bene in vista), perché le palafitte ufficiali sono pulite e moderne e gli abitanti ci salutano e ci chiedono in perfetto inglese se in Italia siamo mussulmani.

Sono splendide, le palafitte ufficiali, con motoscafi taxi, baretti analcolici e piccole moschee dipinte di blu. Si intonano perfettamente col centro commerciale che gli è stato affiancato, con bancarelle a forma di carro antico che vendono riso e pollo di fronte all’entrata del McDonald’s.

Dopo un giorno e mezzo fra monumenti e capanne, ci si accorge che il Brunei è un paese difficile da lasciare. Se non altro per i dieci posti di frontiera da attraversare per arrivare nel Sabah, sulla parte settentrionale del Borneo malese.