When? One-day trip, July 21
Pictures: SiNGAPORE - Pulau Ubin
Alors que tout le monde nous recommandait vivement d’aller sur Sentosa, presqu’île du sud de Singapour visitée pour son parc d’attraction, son fun, ses plages, ses barbes à papa et ses touristes à gogo (on peut d’ailleurs voir le château rose bonbon de la Belle au Bois Dormant depuis Mount Faber), nous avons opté pour quelque chose de plus… sauvage ! Pulau Ubin est si peu connue des Singapouriens que lorsque nous nous sommes renseignés sur la façon de s’y rendre, nous avons reçu comme unique réponse des yeux ronds comme des billes. Certains pensent même qu’il s’agit d’une île malaisienne ! Mais non, Pulau Ubin est bien une petite île du Nord-Est de Singapour, située à 1h de bus et 20mn de bateau du centre-ville. Quelques touristes chinois à bord du bateau, mais sans plus, l’île n’attire visiblement que peu de monde. Et c’est tant mieux !
Une fois débarqués, nous avons loué deux ''vélos de bicyclette'', moyen idéal pour explorer l’île à notre rythme, sans trop se fatiguer. Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé qu’on pouvait également louer des tandems… Zut, ça aurait été rigolo ! On peut faire le tour de l’île en quelques heures à peine, mais nous on aime bien s’arrêter, explorer, fouiner un peu partout, bref prendre notre temps !
Quelques maisons et champs de ci de là, mais globalement l’île est peu habitée. Elle dispose d’un écosystème varié regroupant forêt tropicale, mangrove, palmeraie, marais, etc. et toute la faune qui va avec. Lézards, varans, araignées, singes, sangliers, ainsi que les fameux périophtalmes ! Ces poissons-reptiles à l’aspect gluant et aux yeux exorbités ont su séduire notre ami Petit Poilu (normal, ils ont un peu le même regard…) C’est aussi à Pulau Ubin que l’histoire de ''Cristiano il varano'' (''Christian le varan'' pour la version française) est née ! Marco, fou de ces reptiles, a inventé l’histoire de Cristiano, un varan un peu stupide, à l’accent toscan et mangeur d’oiseaux de surcroît. Lorsqu’il l’imite, mouvements des bras et cheveu sur la langue à l’appui, c’est toujours une bonne rigolade ! À notre retour, on pense contacter Walt Disney pour leur proposer notre personnage en vue d’un prochain long-métrage, qui sait ? ;-)
Autre curiosité de parcours, le ''German Girl Shrine''… Pendant la Première Guerre Mondiale, une petite fille allemande serait morte dans des conditions tragiques à Pulau Ubin, et son culte attire de nombreux dévots, venant de toute l’Asie, qui apportent divers cadeaux destinés à une enfant : jouets, poupées, maquillage, vêtements pour petite fille, vernis à ongles, etc. Le temple est tapissé de coupure de journaux relatant son histoire. À la fois glauque et étrange.
Pulau Ubin fût donc une petite parenthèse bien agréable, une journée bucolique loin des moteurs et des skyscrapers. Et un bel avant-goût de Bornéooooo !!!
A Singapore c’è un posto segreto. Un posto che nessuno conosce (la ragazza alla reception dell’ostello credeva che fosse in Malesia), dove nessuno osa andare. Per raggiungerlo devi scendere al capolinea della metro, prendere un autobus e oltrepassare blocchi di uffici, quartieri di fabbriche, la prigione e la base militare. Solo allora puoi salire su di una barca di legno e sbarcare sull’isola di Ubin, un posto dove non c’è niente. E a Singapore devono avere il terrore dei posti dove non c’è niente, se per loro il massimo della pace è Sentosa.
A dire il vero non è che non ci sia proprio niente. Al molo ci sono un paio di ristoranti e qualche capanna dove immigrati filippini noleggiano biciclette per pochi singadollari. E se prendi a sinistra, dopo qualche chilometro d’asfalto fra le mangrovie trovi un percorso attrezzato per rampichini. Dio, Allah e la sacra Trimurti salvino Singapore da tutto ciò che non è attrezzato. E poi c’è il Tempio della Ragazza Tedesca, un altare buddista dedicato appunto ad una non meglio definita ragazza tedesca che per caso ha avuto un incidente mortale da quelle parti un centinaio di anni fa. Volendo si può anche prenotare un medium germanofono e chiederle grazie e miracoli come ad un Padre Pio qualsiasi. Oppure offrirle in sacrificio qualche ninnolo da autogrill, perché anche nell’aldilà vivere di sola santità e contemplazione alla lunga stanca.
Il tempio è immerso fra leggere colline erbose, con una vista sul mare e sull’aeroporto dall’altra parte. L’accesso per via marittima è guardato dalla palude da migliaia di perioftalmi, pesci con grossi occhi tondi e sporgenti che li fanno assomigliare a versioni mimetiche di Petit Poilu. Spesso e volentieri i perioftalmi si concedono uscite dall’acqua per prendere un po’ il sole fra i fanghi delle mangrovie. Poi quando l’ossigeno comincia a dare alla testa, muovono le pinne come zampe e tornano a tuffarsi nel loro ambiente naturale.
Dopo il tempio la strada è sbarrata. Cartelli minacciosi ci ordinano di tornare indietro. Meglio farlo senza pensarci due volte. Non si sa mai che a qualcuno non venga l’idea di perquisirci, scoprendo che siamo in possesso di sostanze illecite allo xilitolo.
Meglio tornare al molo e vedere l’altra parte dell’isola, quella veramente selvaggia, tranne per la strada asfaltata, il campeggio e il percorso attrezzato. Anche gli animali devono essersi abituati a vivere sull’asfalto. C’è un ragno bianco e nero, con un corpo grande come un’arachide, che ha tessuto una tela fra un ramo e un paracarro e una colonia di scimmie che fa autostop. Diversi varani grandi come culatte di San Daniele stagionato ammirano dai lati della strada la nostra piccola grande boucle, mentre un cinghiale grande come un vitello passeggia fra i distributori automatici in cerca di una lattina di qualcosa (consiglio Pocari Sweat, una bevanda energetica giapponesi che prende il nome da un altro suino selvatico). Calao con becchi d’avorio dipinto di giallo e rosso volano sopra stagni coperti di fiori di loto, mentre noi ci affatichiamo in salita per poi rinfrescarci in discesa. E quando arriviamo sul lato più remoto di tutta Singapore è quasi il tramonto e ci rendiamo conto che è ora di tornare indietro, se vogliamo avere il tempo di fare una doccia prima di cenare in centro con Parvin.
Singapore Part 1: Skyscrapers & neon lights
When? July 18-23
Where? 28 Dunlop Backpacker (S$25/dorm incl. breakfast and WiFi)
Pictures: SiNGAPORE - The City
''Pour aller à Singapour, rien de plus simple ! Des bus directs opèrent toute la journée et vous y déposent en 3 heures'', nous avait-on dit à Melaka. Seulement, lorsque nous sommes arrivés à la gare routière vers midi, tous les bus étaient complets jusqu’au soir, nous laissant pour unique choix de rejoindre Johor Bharu, dernière ville malaisienne à la frontière, puis de franchir cette dernière en bus local ! Ça peut sembler simple comme ça, mais il s’agit en réalité de traverser deux check-points (sortie + entrée de territoire) dans une valse bien réglée, soit, mais un peu longue : Johor Bharu > 1er check-point > descendre du bus > queue passeport > retrouver le bon bus > queue bus > 2ème check-point > descendre du bus > queue passeport > retrouver le bon bus > queue bus > Singapour. Résultat des courses, nous sommes arrivés à 22h passées !
Une fois au cœur de Little India, quartier de backpackers encore bien animé en cette fin de week-end, notre seconde mission était de nous trouver une piaule… Singapour ce n’est plus la Malaisie, le dollar (singapourien) est roi et tout coûte plus cher ! La soirée étant déjà bien avancée, il ne restait plus beaucoup de places dans les dortoirs et le prix des chambres doubles nous a soudainement fait oublier notre confort d’antan. On a poussé la recherche jusqu’à trouver une chambre à $50, mais quand on a vu qu’ils appliquaient aussi des tarifs à l’heure, on s’est alors demandé s’il était bien raisonnable de séjourner dans cet antre de luxure où les joies de la chair risqueraient bien de nous réveiller en pleine nuit ! On a donc laissé là le ci-surnommé ''Love Hotel'' et avons finalement opté pour un dortoir, se disant qu’il fallait bien commencer à s’habituer pour l’Australie. Contrairement aux autres auberges, celle-ci n’était pas un repère de routards occidentaux assoiffés de bières, mais plutôt un logement bon marché pour touristes Asiatiques, si bien qu’on s’est retrouvé à partager notre chambre avec une famille de Thaïs, deux copines chinoises et une p’tite Filipino au cœur brisé.
Après un bon massala, nous n’avons pas demandé notre reste et avons rejoint l’auberge en baillant. Nous verrions bien le lendemain comment organiser nos 5 jours dans la ville-état…
Demande de visa indonésien oblige (pour notre séjour à venir), nous avons commencé par explorer le quartier des ambassades. District chicos et plutôt attrayant, aux larges avenues claires et propres, bordées de verdures et de résidences design. On y croise quelques joggers à peau blanche : signe imparable pour identifier la communauté expat ! Nous poursuivons notre chemin vers le Jardin botanique, un grand parc aux jardins thématiques divers, un vrai petit émeraude en plein cœur de la ville ! Singapour, dont l’avatar principal est sûrement ses gratte-ciels (ou son Merlion ?), est un Kinder surprise pour ces espaces verts si nombreux. On s’en rendra d’autant plus compte le lendemain en se baladant le long des Southern Ridges, un sentier de 9km reliant le Kent Ridge Park au centre-ville, via un ensemble de parcs récréatifs, jardins aromatiques, serres, centres scientifiques et technologiques, et autres curiosités architecturales, telles que l’Alexandra Arch et les Henderson Waves. D’un côté de la promenade nous avons pleine vue sur le port de Singapour, de l’autre sur sa forêt de skyscrapers.
En soirée nous partons à la découverte de l’autre visage de Singapour, fait de hauts buildings argentés, dont certains aux traits excentriques, et de lumières multicolores flashouillantes. Tout le quartier des affaires, les rues, les quais, les ponts, la grande roue et même l’Opéra scintillent de milles couleurs dans la nuit. Ce n’est pas naturel et pas franchement écolo, mais pourtant c’est beau, féérique. On s’arrête dîner dans une ''food court'' le long de Marina Bay ; miam un bon murtabak (genre de crêpe-omelette épaisse fourrée de viande, oignons et légumes au choix), ça nous rappelle les cheap diners à la malaisienne.
Après quelques jours de RDV ratés et autres appels manqués, nous rencontrons enfin Parvin, l’ami d’un ami de Marco, et sa copine Raji. Sa famille étant originaire de l’Inde et du Sri Lanka, il nous raconte son histoire, sa culture, sa religion, à mi-chemin entre ces deux pays. Son pays à lui, c’est Singapour, ça se sent. On arpente ensemble les rues de Little India, allant d’un temple l’autre, et il nous explique la place et la signification de chaque divinité. Pour une fois, c’est agréable de ne pas juste regarder, mais aussi de comprendre ! Mais pourquoi donc Bouddha est-il parfois représenté dans les temples hindouistes et Ganesh dans les temples bouddhistes ?! Une symbolique complexe qu’il est parfois difficile de saisir. Il complique encore plus la donne en nous disant que sa grand-mère vénère la Vierge Marie, c’est assez déroutant mais pourtant pas incompatible ! (Saviez-vous que la majorité des temples hindous présents en Asie du Sud-Est – ceux que vous pouvez voir sur nos photos – sont similaires à ceux du Sud de l’Inde ; ceux du Nord sont complètement différents et ne possèdent pas les mêmes frontons aux ornementations colorées si typiques.) Il nous emmène ensuite manger là où c’est bon et pas cher, et nous invite à dîner dans sa famille le soir : on le tente à l’indienne, on y met les doigts ! N’utiliser que la main droite, la gauche étant réservée à l’hygiène. En arrivant sur les lieux, on sent que sa famille est aisée : bingo, son père est pilote à la Singapore Airlines et revient tout juste de Sydney.
Singapour est un sacré bouillon de cultures et chaque quartier est là pour le rappeler : Little India, son curry, ses saris et sa musique Bollywood ; Chinatown la Touristique avec ses temples, ses magasins de souvenirs et son marché de nuit ; le quartier traditionnel de Katong et ses maisons de style Peranakan ; Kampong Glam, ses odeurs de chichas et de fallafel, et enfin Orchard Road, un bond en avant vers l’Occident, avec ses centres commerciaux à perte de vue… Singapour possède 4 langues officielles : l’anglais, le mandarin, le tamoul et le malais. L’enseignement se fait en anglais mais l’une des autres langues doit être apprise également selon la race indiquée sur la carte d’identité (si si !), afin de ne pas briser le lien avec sa culture d’origine. Autre chose étonnante : les Chinois représentent une grosse majorité de la population (77% contre 14% pour les Malais et 8% pour les Indiens) – d’ailleurs le président ne pourrait être d’une autre origine selon la loi – et pourtant leur drapeau contient le croissant islamique. Paradoxe ? En fait non, ce symbole aurait été dessiné pour contenter la communauté malaise lors de l’Indépendance, mais de nos jours et à demi-mots, il est davantage assimilé à la croissance du pays – les temples et les églises étant de toute façon bien plus nombreux que les mosquées.
Voici un ''petit'' topo de notre visite de downtown Singapour. Mes impressions ? Je ne dirais pas que je suis tombée amoureuse de cette ville (ce pays ?) mais quelque chose se dégage tout de même. On retrouve l’exotisme des cultures orientales, qui malheureusement tendent vers l’individualisme occidental. Pas de ‘’Hello’’ à tout bout de champs à Singapour, ni de grands sourires spontanés… Cela dit, 5 jours, c’est bien trop court, alors si on m’offrait un billet d’avion pour y retourner, j’irai sans hésiter !
Singapore non è concepita per gli ingressi via terra. A prendere l’autobus la mattina presto sono solo i transfrontalieri malesi, che guadagnano in dollari nei centri commerciali della città capitale di se stessa e pagano affitti in ringgit nei palazzoni di Johor Bharu. Tutti quei dollari valgono la fatica di salire alla stazione di Johor Bharu, scendere alla frontiera malese, fare la coda per mostrare il passaporto, ritrovare l’autobus, scendere di nuovo sul lato singaporiano ed esibire i documenti agli agenti isolani. Loro e noi, imbottigliati con cura nel collo dell’isola-città a forma di damigiana. E poi altre due ore di autobus urbano prima di depositarsi sul fondo, negli edifici bassi di Little India, guardati dall’alto di un recinto di grattacieli.
La storia di Singapore è cinese, malese, indiana, ma la filosofia scelta dal suo presidente-proprietario-amministratore delegato Lee Kwan Yew è decisamente occidentale. Lo sono anche i prezzi, così dopo un mese di camere doppie al costo di un pacchetto di patatine (ma di quelle buone), appoggiamo le valigie sulla moquette di un dormitorio. L’unico dormitorio della via non indicato sulla Lonely Planet, e quindi snobbato dai turisti occidentali. In cinque giorni parliamo con un gruppo di tailandesi, divertiti dalla strana forma del nostro adattatore universale per la corrente elettrica e con una ragazza filippina, che ha bisogno di qualcuno con cui sfogarsi, dopo aver lasciato un buon lavoro nel suo arcipelago natale per trasferirsi dall’uomo che le aveva promesso di sposarla e che per prima cosa, appena arrivata sull’isola, le presenta sua moglie. Per fortuna gli unici asiatici ad evitare il dormitorio sembrano essere i temuti cinesi, noti per la loro rumorosità vacanziera.
La mia domanda fin dall’inizio è “cosa c’è da fare a Singapore?” A sentire i locali c’è da vedere Sentosa, un’isola-parco giochi che sembra essere il loro punto d’orgoglio. Sentosa è dove vanno tutti gli inquilini del dormitorio. Noi preferiamo evitare, perché queste cose, qui ad Est, sanno essere particolarmente kitsch.
Per prima cosa comunque c’è da prendere confidenza con le distanze. Siamo abituati a spostarci a piedi, a camminare giornate intere, ma qui non funziona. I mezzi pubblici sono ottimi, ma la rete degli autobus è così fitta che ci vuole tempo e conoscenza dei punti di riferimento locali per interpretare gli orari affissi alle fermate. Così sembra che la città ci sia preclusa: a volte camminiamo per lunghi tratti senza renderci conto delle distanze, altre volte non riusciamo ad interpretare i collegamenti. E poi capita che ci dirigiamo verso un posto e poi sulla via troviamo un negozio o un parco che catturano la nostra attenzione e ci impediscono di seguire i piani Così succede che non arriviamo mai in pieno centro, ma facciamo lunghe camminate nella zona circostante. Poco male: i palazzoni sono come i fuochi d’artificio, fanno più effetto se li vedi da lontano. Ce ne sono alcuni con luci che cambiano colore, che se arrivi sul prato vuoto del Padang te li trovi intorno, che ti guardano dall’alto come i riflettori di uno stadio. E poi, in fondo verso la riva, tre grattacieli identici, collegati in cima da una specie di fusoliera d’aereo a forma di banana, con tanto di cabina. Un giocattolo che genitori esigenti devono aver tolto troppo presto dalle mani di bambini destinati ai migliori istituti privati al mondo.
E noi guardiamo da lontano. Ci muoviamo, ma come criceti in una ruota, senza mai arrivare da nessuna parte. Come il primo giorno. Siamo nel quartiere delle ambasciate, dove abbiamo appena fatto domanda per i visti per l’Indonesia. E quando abbiamo finito ci perdiamo a camminare in circolo fra i giardini di liane delle case spaziose di chi passa la maggior parte del suo tempo in uffici claustrofobici, almeno finché un Hash House Harrier (via di mezzo fra jogging e caccia al tesoro), senza smettere di correre sul posto, non ci spiega che le vie hanno tutte lo stesso nome e ci indica come arrivare al giardino botanico.
Camminare fra le piante è rilassante. Una pausa dal calcestruzzo attraverso giungle tropicali, giardini di zenzero fioriti di giallo, rosso e arancione, orti di spezie e frutteti mostruosi. Nonostante tutto, Singapore è una città abbastanza verde. Non solo, nonostante una delle densità abitative èpiù alte al mondo, è facile trovare luoghi solitari. Passiamo una giornata intera senza quasi vedere nessuno, camminando lungo un sentiero che parte dal parco dell’università e passa attraverso una passerella metallica sospesa sopra una foresta, per condurci sui ponti a forma di onda che scavalcano il traffico pesante e collegano le colline che sorvegliano i grattacieli dall’alto. Sarà che il resto del mondo lavora, sarà che nessuno vuole spingersi verso punti così remoti. Sarà timore di fare cose che gli altri di solito non fanno.
Si può stare larghi anche a Chinatown, quartiere rifatto a misura di compratore di magliette che celebrano la specialità locale: le multe per motivi futili (stiamo parlando di un paese dove le gomme da masticare sono illegali). Basta svoltare l’angolo oltre le tre vie della Chinatown ufficiale, o semplicemente trovare la ben celata scala che porta ai quattro piani superiori del tempio principale del quartiere. Sul terrazzo c’è un giardino silenzioso di frangipani in fiore con una pagoda dove ci riposiamo da soli. I singaporiani sembrano sentirsi più sicuri nella massa urbana, come ci conferma Parvin.
Parvin, che parla inglese e tamil, è nato sull’Isola da genitori di discendenza indiana e fa parte della terza minoranza dopo cinesi e malay (10% della popolazione). Mi è stato presentato telematicamente dal nostro coumune amico Giuseppe e si è rivelato una guida illuminante. Anche con lui ci mettiamo un po’ prima di riuscire ad incontrarci. Il primo appuntamento è per la sera in cui sottovalutiamo i tempi alle frontiere: ci diamo appuntamento alle 8, ma arriviamo in città quasi tre ore dopo. Riusciamo a trovarci solo al terzo tentativo, comunque non prima di aver passato un’ora e mezza a cercarci in una delle stazioni della metropolitana. E nei giorni che seguono, Parvin ci fa da guida in tutti i templi induisti della zona di Little India, spiegandoci finalmente il significato delle statue e delle offerte. Una sera ci invita anche a cena a casa sua, in una periferia tranquilla non lontana dal centro. Mangiamo il biryani con le mani e prendiamo un corso accelerato su come pelare le mangosteen, in una casa che potrebbe essere quella di un occidentale con la passione per l’India.
Dopo cinque giorni sembra di non aver visto ancora niente del cittadone, ma partiamo contenti: dopo questa indigestione urbana abbiamo voglia di natura ed è perfetto che la prossima meta sia la realizzazione di un sogno della mia giovinezza: il Borneo.
Where? 28 Dunlop Backpacker (S$25/dorm incl. breakfast and WiFi)
Pictures: SiNGAPORE - The City
''Pour aller à Singapour, rien de plus simple ! Des bus directs opèrent toute la journée et vous y déposent en 3 heures'', nous avait-on dit à Melaka. Seulement, lorsque nous sommes arrivés à la gare routière vers midi, tous les bus étaient complets jusqu’au soir, nous laissant pour unique choix de rejoindre Johor Bharu, dernière ville malaisienne à la frontière, puis de franchir cette dernière en bus local ! Ça peut sembler simple comme ça, mais il s’agit en réalité de traverser deux check-points (sortie + entrée de territoire) dans une valse bien réglée, soit, mais un peu longue : Johor Bharu > 1er check-point > descendre du bus > queue passeport > retrouver le bon bus > queue bus > 2ème check-point > descendre du bus > queue passeport > retrouver le bon bus > queue bus > Singapour. Résultat des courses, nous sommes arrivés à 22h passées !
Une fois au cœur de Little India, quartier de backpackers encore bien animé en cette fin de week-end, notre seconde mission était de nous trouver une piaule… Singapour ce n’est plus la Malaisie, le dollar (singapourien) est roi et tout coûte plus cher ! La soirée étant déjà bien avancée, il ne restait plus beaucoup de places dans les dortoirs et le prix des chambres doubles nous a soudainement fait oublier notre confort d’antan. On a poussé la recherche jusqu’à trouver une chambre à $50, mais quand on a vu qu’ils appliquaient aussi des tarifs à l’heure, on s’est alors demandé s’il était bien raisonnable de séjourner dans cet antre de luxure où les joies de la chair risqueraient bien de nous réveiller en pleine nuit ! On a donc laissé là le ci-surnommé ''Love Hotel'' et avons finalement opté pour un dortoir, se disant qu’il fallait bien commencer à s’habituer pour l’Australie. Contrairement aux autres auberges, celle-ci n’était pas un repère de routards occidentaux assoiffés de bières, mais plutôt un logement bon marché pour touristes Asiatiques, si bien qu’on s’est retrouvé à partager notre chambre avec une famille de Thaïs, deux copines chinoises et une p’tite Filipino au cœur brisé.
Après un bon massala, nous n’avons pas demandé notre reste et avons rejoint l’auberge en baillant. Nous verrions bien le lendemain comment organiser nos 5 jours dans la ville-état…
Demande de visa indonésien oblige (pour notre séjour à venir), nous avons commencé par explorer le quartier des ambassades. District chicos et plutôt attrayant, aux larges avenues claires et propres, bordées de verdures et de résidences design. On y croise quelques joggers à peau blanche : signe imparable pour identifier la communauté expat ! Nous poursuivons notre chemin vers le Jardin botanique, un grand parc aux jardins thématiques divers, un vrai petit émeraude en plein cœur de la ville ! Singapour, dont l’avatar principal est sûrement ses gratte-ciels (ou son Merlion ?), est un Kinder surprise pour ces espaces verts si nombreux. On s’en rendra d’autant plus compte le lendemain en se baladant le long des Southern Ridges, un sentier de 9km reliant le Kent Ridge Park au centre-ville, via un ensemble de parcs récréatifs, jardins aromatiques, serres, centres scientifiques et technologiques, et autres curiosités architecturales, telles que l’Alexandra Arch et les Henderson Waves. D’un côté de la promenade nous avons pleine vue sur le port de Singapour, de l’autre sur sa forêt de skyscrapers.
En soirée nous partons à la découverte de l’autre visage de Singapour, fait de hauts buildings argentés, dont certains aux traits excentriques, et de lumières multicolores flashouillantes. Tout le quartier des affaires, les rues, les quais, les ponts, la grande roue et même l’Opéra scintillent de milles couleurs dans la nuit. Ce n’est pas naturel et pas franchement écolo, mais pourtant c’est beau, féérique. On s’arrête dîner dans une ''food court'' le long de Marina Bay ; miam un bon murtabak (genre de crêpe-omelette épaisse fourrée de viande, oignons et légumes au choix), ça nous rappelle les cheap diners à la malaisienne.
Après quelques jours de RDV ratés et autres appels manqués, nous rencontrons enfin Parvin, l’ami d’un ami de Marco, et sa copine Raji. Sa famille étant originaire de l’Inde et du Sri Lanka, il nous raconte son histoire, sa culture, sa religion, à mi-chemin entre ces deux pays. Son pays à lui, c’est Singapour, ça se sent. On arpente ensemble les rues de Little India, allant d’un temple l’autre, et il nous explique la place et la signification de chaque divinité. Pour une fois, c’est agréable de ne pas juste regarder, mais aussi de comprendre ! Mais pourquoi donc Bouddha est-il parfois représenté dans les temples hindouistes et Ganesh dans les temples bouddhistes ?! Une symbolique complexe qu’il est parfois difficile de saisir. Il complique encore plus la donne en nous disant que sa grand-mère vénère la Vierge Marie, c’est assez déroutant mais pourtant pas incompatible ! (Saviez-vous que la majorité des temples hindous présents en Asie du Sud-Est – ceux que vous pouvez voir sur nos photos – sont similaires à ceux du Sud de l’Inde ; ceux du Nord sont complètement différents et ne possèdent pas les mêmes frontons aux ornementations colorées si typiques.) Il nous emmène ensuite manger là où c’est bon et pas cher, et nous invite à dîner dans sa famille le soir : on le tente à l’indienne, on y met les doigts ! N’utiliser que la main droite, la gauche étant réservée à l’hygiène. En arrivant sur les lieux, on sent que sa famille est aisée : bingo, son père est pilote à la Singapore Airlines et revient tout juste de Sydney.
Singapour est un sacré bouillon de cultures et chaque quartier est là pour le rappeler : Little India, son curry, ses saris et sa musique Bollywood ; Chinatown la Touristique avec ses temples, ses magasins de souvenirs et son marché de nuit ; le quartier traditionnel de Katong et ses maisons de style Peranakan ; Kampong Glam, ses odeurs de chichas et de fallafel, et enfin Orchard Road, un bond en avant vers l’Occident, avec ses centres commerciaux à perte de vue… Singapour possède 4 langues officielles : l’anglais, le mandarin, le tamoul et le malais. L’enseignement se fait en anglais mais l’une des autres langues doit être apprise également selon la race indiquée sur la carte d’identité (si si !), afin de ne pas briser le lien avec sa culture d’origine. Autre chose étonnante : les Chinois représentent une grosse majorité de la population (77% contre 14% pour les Malais et 8% pour les Indiens) – d’ailleurs le président ne pourrait être d’une autre origine selon la loi – et pourtant leur drapeau contient le croissant islamique. Paradoxe ? En fait non, ce symbole aurait été dessiné pour contenter la communauté malaise lors de l’Indépendance, mais de nos jours et à demi-mots, il est davantage assimilé à la croissance du pays – les temples et les églises étant de toute façon bien plus nombreux que les mosquées.
Voici un ''petit'' topo de notre visite de downtown Singapour. Mes impressions ? Je ne dirais pas que je suis tombée amoureuse de cette ville (ce pays ?) mais quelque chose se dégage tout de même. On retrouve l’exotisme des cultures orientales, qui malheureusement tendent vers l’individualisme occidental. Pas de ‘’Hello’’ à tout bout de champs à Singapour, ni de grands sourires spontanés… Cela dit, 5 jours, c’est bien trop court, alors si on m’offrait un billet d’avion pour y retourner, j’irai sans hésiter !
Singapore non è concepita per gli ingressi via terra. A prendere l’autobus la mattina presto sono solo i transfrontalieri malesi, che guadagnano in dollari nei centri commerciali della città capitale di se stessa e pagano affitti in ringgit nei palazzoni di Johor Bharu. Tutti quei dollari valgono la fatica di salire alla stazione di Johor Bharu, scendere alla frontiera malese, fare la coda per mostrare il passaporto, ritrovare l’autobus, scendere di nuovo sul lato singaporiano ed esibire i documenti agli agenti isolani. Loro e noi, imbottigliati con cura nel collo dell’isola-città a forma di damigiana. E poi altre due ore di autobus urbano prima di depositarsi sul fondo, negli edifici bassi di Little India, guardati dall’alto di un recinto di grattacieli.
La storia di Singapore è cinese, malese, indiana, ma la filosofia scelta dal suo presidente-proprietario-amministratore delegato Lee Kwan Yew è decisamente occidentale. Lo sono anche i prezzi, così dopo un mese di camere doppie al costo di un pacchetto di patatine (ma di quelle buone), appoggiamo le valigie sulla moquette di un dormitorio. L’unico dormitorio della via non indicato sulla Lonely Planet, e quindi snobbato dai turisti occidentali. In cinque giorni parliamo con un gruppo di tailandesi, divertiti dalla strana forma del nostro adattatore universale per la corrente elettrica e con una ragazza filippina, che ha bisogno di qualcuno con cui sfogarsi, dopo aver lasciato un buon lavoro nel suo arcipelago natale per trasferirsi dall’uomo che le aveva promesso di sposarla e che per prima cosa, appena arrivata sull’isola, le presenta sua moglie. Per fortuna gli unici asiatici ad evitare il dormitorio sembrano essere i temuti cinesi, noti per la loro rumorosità vacanziera.
La mia domanda fin dall’inizio è “cosa c’è da fare a Singapore?” A sentire i locali c’è da vedere Sentosa, un’isola-parco giochi che sembra essere il loro punto d’orgoglio. Sentosa è dove vanno tutti gli inquilini del dormitorio. Noi preferiamo evitare, perché queste cose, qui ad Est, sanno essere particolarmente kitsch.
Per prima cosa comunque c’è da prendere confidenza con le distanze. Siamo abituati a spostarci a piedi, a camminare giornate intere, ma qui non funziona. I mezzi pubblici sono ottimi, ma la rete degli autobus è così fitta che ci vuole tempo e conoscenza dei punti di riferimento locali per interpretare gli orari affissi alle fermate. Così sembra che la città ci sia preclusa: a volte camminiamo per lunghi tratti senza renderci conto delle distanze, altre volte non riusciamo ad interpretare i collegamenti. E poi capita che ci dirigiamo verso un posto e poi sulla via troviamo un negozio o un parco che catturano la nostra attenzione e ci impediscono di seguire i piani Così succede che non arriviamo mai in pieno centro, ma facciamo lunghe camminate nella zona circostante. Poco male: i palazzoni sono come i fuochi d’artificio, fanno più effetto se li vedi da lontano. Ce ne sono alcuni con luci che cambiano colore, che se arrivi sul prato vuoto del Padang te li trovi intorno, che ti guardano dall’alto come i riflettori di uno stadio. E poi, in fondo verso la riva, tre grattacieli identici, collegati in cima da una specie di fusoliera d’aereo a forma di banana, con tanto di cabina. Un giocattolo che genitori esigenti devono aver tolto troppo presto dalle mani di bambini destinati ai migliori istituti privati al mondo.
E noi guardiamo da lontano. Ci muoviamo, ma come criceti in una ruota, senza mai arrivare da nessuna parte. Come il primo giorno. Siamo nel quartiere delle ambasciate, dove abbiamo appena fatto domanda per i visti per l’Indonesia. E quando abbiamo finito ci perdiamo a camminare in circolo fra i giardini di liane delle case spaziose di chi passa la maggior parte del suo tempo in uffici claustrofobici, almeno finché un Hash House Harrier (via di mezzo fra jogging e caccia al tesoro), senza smettere di correre sul posto, non ci spiega che le vie hanno tutte lo stesso nome e ci indica come arrivare al giardino botanico.
Camminare fra le piante è rilassante. Una pausa dal calcestruzzo attraverso giungle tropicali, giardini di zenzero fioriti di giallo, rosso e arancione, orti di spezie e frutteti mostruosi. Nonostante tutto, Singapore è una città abbastanza verde. Non solo, nonostante una delle densità abitative èpiù alte al mondo, è facile trovare luoghi solitari. Passiamo una giornata intera senza quasi vedere nessuno, camminando lungo un sentiero che parte dal parco dell’università e passa attraverso una passerella metallica sospesa sopra una foresta, per condurci sui ponti a forma di onda che scavalcano il traffico pesante e collegano le colline che sorvegliano i grattacieli dall’alto. Sarà che il resto del mondo lavora, sarà che nessuno vuole spingersi verso punti così remoti. Sarà timore di fare cose che gli altri di solito non fanno.
Si può stare larghi anche a Chinatown, quartiere rifatto a misura di compratore di magliette che celebrano la specialità locale: le multe per motivi futili (stiamo parlando di un paese dove le gomme da masticare sono illegali). Basta svoltare l’angolo oltre le tre vie della Chinatown ufficiale, o semplicemente trovare la ben celata scala che porta ai quattro piani superiori del tempio principale del quartiere. Sul terrazzo c’è un giardino silenzioso di frangipani in fiore con una pagoda dove ci riposiamo da soli. I singaporiani sembrano sentirsi più sicuri nella massa urbana, come ci conferma Parvin.
Parvin, che parla inglese e tamil, è nato sull’Isola da genitori di discendenza indiana e fa parte della terza minoranza dopo cinesi e malay (10% della popolazione). Mi è stato presentato telematicamente dal nostro coumune amico Giuseppe e si è rivelato una guida illuminante. Anche con lui ci mettiamo un po’ prima di riuscire ad incontrarci. Il primo appuntamento è per la sera in cui sottovalutiamo i tempi alle frontiere: ci diamo appuntamento alle 8, ma arriviamo in città quasi tre ore dopo. Riusciamo a trovarci solo al terzo tentativo, comunque non prima di aver passato un’ora e mezza a cercarci in una delle stazioni della metropolitana. E nei giorni che seguono, Parvin ci fa da guida in tutti i templi induisti della zona di Little India, spiegandoci finalmente il significato delle statue e delle offerte. Una sera ci invita anche a cena a casa sua, in una periferia tranquilla non lontana dal centro. Mangiamo il biryani con le mani e prendiamo un corso accelerato su come pelare le mangosteen, in una casa che potrebbe essere quella di un occidentale con la passione per l’India.
Dopo cinque giorni sembra di non aver visto ancora niente del cittadone, ma partiamo contenti: dopo questa indigestione urbana abbiamo voglia di natura ed è perfetto che la prossima meta sia la realizzazione di un sogno della mia giovinezza: il Borneo.
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