Miaouuuuuu... Borneo!!!

When? July  24 - 27
Where? "Red Corner" Guesthouse (60RM incl. breakfast and WiFi)
Pictures: BORNEO - Kuching

Notre destination à venir, nous l’avons rêvée si intensément depuis le début du voyage que nous l’attendions avec impatience: la très sauvage île de Bornéo ! (… nous nous rendrons compte plus tard qu’en fonction des endroits visités, elle n’est pas toujours si sauvage, et que pour explorer ses contrées encore entièrement gouvernées par Mother Nature, il faut une bonne dose d’organisation !) Nous sommes donc repartis vers Johor Bahru par le même circuit qu’à l’aller pour attraper un vol Firefly (compagnie low-cost malaisienne), beaucoup moins cher que les vols en partance de Singapour.

Alors pourquoi Miaou ? Parce que Kuching ! Kuching, notre port d’arrivée dans la région de Sarawak, signifie ''chat'' en malais et les nombreuses statues extrêmement kitsch de chat disséminées dans toute la ville, dont The Great Cat of Kuching, ne cesseront de nous le rappeler. Une fois confinés dans notre petite piaule rouge pétante du quartier de Green Hill, il était temps de faire des plans sur la comète : nous allions passer 3 jours à Kuching, partagés entre la ville elle-même et les parcs nationaux alentour. Le dimanche matin, nous avons commencé par une bonne marche pour rallier le marché de fruits et légumes situé à l’autre bout de la ville. Quoi de mieux qu’un marché local pour découvrir une ville, ses habitants et l’ambiance qui y règne ? Je crois qu’il s’agit là de mon passe-temps favori à l’étranger et bien sûr je ne parle pas des marchés d’artisanat touristiques, folklore à souhait, et où tous les articles sont Made in China, burk ! Ce marché est très différent des précédents visités, tout y est si bien organisé, les portions déjà préparées dans de petites corbeilles de couleurs et presque tout donnerait l’eau à la bouche : les fruits et légumes exotiques, les pâtisseries locales, les mets, snacks ou jus de fruits préparés sur le pouce, et même le poisson (c’est pour dire) ! Et d’ailleurs, à présent je sais où a été prise la photo de couverture du Lonely Planet Malaisie ; comparez donc mes photos de l’album avec celle du tout premier article du blog ;-)

Nous avons ensuite déambulé dans toute la ville, d’un bâtiment colonial anglais à l’autre, au cœur de Chinatown et des stands d’épices de Little India, au bord de la rivière Sarawak, puis avons fait un petit détour par le centre touristique où se tenaient divers ateliers promouvant la culture Iban, peuple indigène principal de Sarawak. Coup de bol et un peu par hasard, nous avons été conviés à grand buffet destiné aux participants du festival – les pauvres backpackers que nous sommes ne refusant jamais une bonne assiette de bouffe locale gratos ! Nous avons également grappillé quelques infos concernant les tours organisés dans la région, mais au vue des prix exorbitants (pour la Malaisie, on s’entend), nous nous sommes finalement dit que nous organiserions nos excursions nous-mêmes (cf. le prix d’un trek de 2 jours à Taman Negara équivaut à 2h de bateau à Bornéo !) Puis le soleil commençant sérieusement à nous taper sur la tête, nous avons finalement été chercher la fraicheur dans le Musée d’Histoire Naturelle et d’Ethnologie. Une joyeuse surprise. Demandez donc à Marco quel effet lui fait le palang, je crois qu’il en a encore des frissons dans le dos ! Explication à l’appui dans l’album photo…

Kuching possède aussi sa dose de grands hôtels (si si, le Hilton est là) et de hauts buildings en béton sans aucune beauté, mais ses rives lui confèrent un tel charme, surtout à la tombée de la nuit, qu’on a tendance à les oublier. Moi Kuching j’ai bien aimé, voilà !

Maintenant parlons un peu de Bako, le must de la région, un parc national situé à la pointe d’une péninsule, accessible uniquement par bateau. Bako, il fallait que nous y allions pour tenter de voir les nasiques, ces singes au nez plus que troublant… en forme de zigounette messieurs-dames ! Une fois à bord du bus, nous avons rencontré une petite famille hongkongaise avec qui partager le bateau. RDV de retour fixé à 16h à cause des marées, nous laissant environ 6 heures pour explorer le parc… Le premier sentier de rando d’1km emprunté nous promettait monts et merveilles, quetchi ! Enfin, d’un point de vue animalier, car la flore et les vista sur la mer étaient juste sublimes. On a poussé le bouchon un peu plus loin (Maurice) et nous sommes aventurés sur un circuit de 6km où seules quelques personnes vont. Toujours pas de nasiques en vue, mais un terrain sinueux, tortueux, mêlant humidité tropicale et odeurs de pinède, un grand ciel bleu à découvert en atteignant le sommet des kerangas, ces étranges formations de calcaire qui recouvrent le sol. Papillons et libellules à gogo, j’adore, mais toujours pas grand-chose d’autre à zieuter. C’est finalement en rejoignant le départ des sentiers qu’on les aperçoit nos ''dick nose'' (pardonnez-moi l’expression), s’amusant sur la mangrove asséchée par la marée basse. Du kiff en conserve !

Dans l’idée de poursuivre notre petit délire singesque, nous avons visité le lendemain un centre de réhabilitation pour orangs-outans : le Semanggoh Rehabilitation Centre. Ce centre, qui à première vue a tout l’air d’un zoo, vise en réalité à réinsérer des orangs-outans retrouvés blessés, détenus en captivité ou incapables de s’adapter seuls à leur environnement. Alors non ces singes ne sont pas maintenus en cage et sont libres de naviguer où bon leur semble, sauf que le fait de les nourrir entretient une sorte de captivité invisible… Donnez-moi une sucrerie tous les jours et je resterai. D’ailleurs ce centre attire aussi d’autres animaux, les écureuils voleurs de bananes !!!


Dall’aereo il Borneo è proprio come te lo aspetti: una tovaglia verde coperta di larghe serpentine di fiumi che divagano in anse fra la giungla. Poi atterri e scopri che ai margini di quelle foreste crescono città moderne quanto quelle della Malesia peninsulare. 

Come Kuching, capitale del Sarawak, lo stato che costituisce la parte meridionale del Borneo malese e che ha scelto la bandiera del Milan come vessillo nazionale. Il Sarawak è gestito dal governo malese come uno stato indipendente, con frontiere, controlli e timbri sul passaporto, il tutto per disincoraggiare l’immigrazione interna e proteggere le numerose tribù di orang asli, gli abitanti originali delle giungle, quelli che erano là prima dei malay e dei cinesi.

Purtroppo “kuching” in malese significa “gatto”. Purtroppo, perché per questo motivo la città è cosparsa di orrende statue feline in vetroresina. La più (o meno) notevole è il Grande Gatto di Kuching, un oggetto meraviglioso di cui tutti parlano, che ci porta a camminare per chilometri sotto un acquazzone per ammirarlo. Quando arriviamo sul posto troviamo solo una rotatoria con un’aiuola d’erba. Ci vogliono un paio di minuti per accorgersi dell’angora in cartongesso spelacchiato che alza la zampa implorando pietà.
In barba alla Lonely Planet, passare una mattinata al mercato generale è molto più interessante della caccia ai gatti rognosi. In Borneo i prodotti sono completamente diversi rispetto al continente. Troviamo rami di felce, che gli orang asli cuociono per mangiarli come spinaci, anche se vista l’abbondanza di felci, rimane un mistero il motivo per cui qualcuno dovrebbe comprarle al mercato. E poi ci sono tozzi fiori di banano, con i petali rossi e gommosi, e frutti di salak, coperti di squame come quelle di un serpente legnoso. All’interno ci sono spicchi d’aglio che non sanno d’aglio. E dappertutto peperoncini di ogni forma e radici impossibili da identificare, e le banane più grandi che abbiamo mai visto, lunghe almeno 30 centimetri.

Nel centro ci sono i soliti templi cinesi e le moschee, e una via che costituisce il rione indiano. Ma la parte bene della città è quella lungo il fiume, con una camminata di chioschi e ristoranti in stile occidentale, con vista sull’altra sponda, dominata da una moschea in stile spaziale. Alle sponde del fiume sono attraccate barche di legno che per un ringgit ti portano dall’altra parte, verso i cortili di bancarelle dove mangiano i locali. Queste food court sono una piacevole costante in tutta la Malesia: un’unione di bancarelle che propongono ognuna una specialità, chi un riso col pollo, altre succhi di frutta o dessert di fagioli. Da ammirare è come alla fine del pasto riescano a spartirsi i soldi, che noi paghiamo ad uno solo di loro.

Ma non siamo in Borneo per mangiare. L’attrazione principale, o forse semplicemente la più semplice da raggiungere, è il parco di Bako. Ho visto documentari sul Borneo da quando sono nato e a questo punto vorrei prendere letteralmente la famosa pazienza di seguire Alberto Angela alla ricerca di animali strani e colorati. Arrivare a Bako la mattina presto è già uno spettacolo, sulla barca che ci porta su di un largo fiume d’argento con solo le impalcature di legno per pescare i gamberi. Raggiungere il campo base non è facile e dipende dalle maree. Nel nostro caso dobbiamo esserevdi ritorno prima delle 4, per evitare di passare la notte con le nasiche (anche se, più delle scimmie, il problema è il costo delle stanze). L’attracco è una specie di pontile che corre fra le mangrovie al limitare della foresta e scendiamo dalla barca-taxi che abbiamo condiviso con una famiglia cinese di Guangzhou, con una madre stressatissima che, mentre noi scalpitiamo, richiede numeri di telefono e informazioni sulla copertura di rete, in caso di problemi. Per un attimo mi sembra di tornare nel Mondo del lavoro proattivo.

Sul sentiero c’è odore di umido, di giungla, e piante mai viste, con foglie di forme grottesche. Le formiche sono lunghe due centimetri, ma mancano gli abitanti più famosi. Vediamo le cime degli alberi muoversi, sentiamo grugniti primordiali, ma nessuna traccia del naso lungo e rosso delle nasiche. Ma non abbiamo il tempo di aspettarle, perché prima che si levi la marea vogliamo vedere l’interno del parco.
Il sentiero non è proprio agevole: saliamo in quota arrampicandoci fra radici accavallate l’una sull’altra che sembrano serpenti (e siccome quello dei serpenti è un rischio concreto, conviene esaminare le radici una ad una). Arriviamo ad un altopiano roccioso di alberi bassi e radi, con le boccette delle piante carnivore che crescono sui rami o a terra. Di tanto in tanto attraversiamo rivi d’acqua gialla, che scavano la loro via nella roccia. La calura rimarca il silenzio. Si sente solo il verso di qualche uccello verde che vola fra un albero e l’altro, ma niente della ricchezza di vita che mi sarei aspettato dal Borneo. Ma la camminata fra rocce e arbusti è comunque suggestiva e decisamente inedita. La parte finale invece è una discesa fra la foresta, rapida perché il tempo corre.

Mentre affretto il passo penso alla delusione di essermi perso le scimmie col nasone. Ma proprio alla fine, quasi in vista del molo, vedo una sagoma muoversi fra le mangrovie, e stavolta è decisamente più rossa dei soliti macachi. Un gruppo di nasiche che sembrano contadini di Bruegel si ferma a mangiare germogli sugli alberi a pochi metri da noi. Improvvisamente tutta la fretta che avevamo sparisce e ci fermiamo a fare fotografie con calma.
Così alla fine ci tocca correre, oltre il molo, che nel frattempo è diventato solo un ponte sulla sabbia, lungo una nuova lunga spiaggia verso la barca che ci aspetta.

L’altro nostro simile che abita nel Borneo è l’orang utan, che vediamo barando. Lo troviamo in un centro di riabilitazione, dove gli animali sequestrati a circhi e contrabbandieri hanno modo di vivere in una sembianza di natura. Non di reinserirsi, perché la quantità di frutta disponibile sugli alberi non è sufficiente, così vengono nutriti ogni giorno dai guardiacaccia, guardati alle spalle da stormi di macchine fotografiche. Ogni tanto arriva uno scoiattolo gigante bianco, nero e marrone e si porta via una banana intera, ma ormai lo abbiamo capito, che in Borneo tutto é in formato maxi.