Hippo & Koala Gangster

When? June 23-24 
Pictures: MALAYSiA - Ipoh & Kuala Kangsar
On the map: Points 4 & 5

Ad Ipoh arriviamo in una corriera piena di studenti che lottano per scegliere la colonna sonora. Alla fine ha la meglio un ragazzo con la sua mistura di pop mieloso e heavy metal. Scendiamo dagli altopiani ed entriamo in un territorio pianeggiante, con qualche monte di roccia friabile sparso qua e là. Sono monti pieni di caverne, che spesso li perforano da parte a parte. Molte di queste caverne sono state riconvertite in spettacolari templi buddisti. Li vediamo già dal pullman, prima di scendere nell’afa della stazione di Ipoh.

La città è uno dei primi centri coloniali inglesi sulla penisola malese e l’architettura coloniale è rimasta negli edifici del centro, sia pur anneriti e sbrecciati dai commercianti cinesi, i nuovi inquilini, che non sembrano badare troppo alla forma. Non passiamo troppo tempo nel centro, ma preferiamo prendere l’autobus e visitare i templi nelle caverne attorno alla città. In una sola zona ne troviamo quattro, ognuno commissionato da un clan cinese differente. Alcuni sono antichi, dipinti con gusto, altri sembrano parchi giochi per bambini, con Buddha dai colori vivaci e decorazioni da ristorante cinese (versione europea). Sem Poh Tong si apre su di un enorme cortile interno alla roccia, con uno stagno pieno di tartarughe, liberate per chiedere una grazia.

Perak Tong invece occupa una montagna intera, più di 800 metri di roccia traforati da una scalinata di 450 gradini. Le pareti interne sono dipinte e ogni nicchia naturale è occupata da un Buddha o da divinità induiste. In effetti l’identità religiosa non è troppo chiara e si confonde ancora di più quando parliamo con un monaco tailandese, arrivato apposta con il fratello e un amico per visitare il tempio. È lui ad attaccare bottone e sembra orgoglioso di vedere due occidentali in visita ad un tempio della sua religione (sì, ma quale? Taoista? Buddista? Induista). È così orgoglioso che accetta di posare con Petit Poilu, in onore dell’identità cromatica che li accomuna.

Poi proseguiamo per Kuala Kangsar, sede del sultano dello stato del Perak, che è forse il sultano più importante della Malesia e ha dato i suoi colori gialloneri anche alla nazionale di calcio. La cittadina spunta dall’interno della giungla, su di un fiume marrone e si estende comoda, lasciando tanto spazio al verde quanto alle abitazioni. Il centro è occupato ovviamente dal casino dei cinesi, ma verso l’esterno partono tranquille strade piene solo di ragazzini in motorino. Proprio lungo queste strade sono stati costruiti una delle moschee più importanti del Paese e la reggia del sultano, un monumento tanto maestoso quanto pacchiano al potere dell’autorità religiosa locale. Fra tutti questi edifici, quello più bello è forse quello più piccolo, un edificio in parte sopraelevato, costruito interamente in legno e bambù intrecciato, senza usare chiodi.

Gli stranieri qui sono talmente rari che per strada tutti ci salutano. Passiamo una notte in un antico edificio coloniale in legno scuro e massiccio (riconvertito in hotel a bassissimo prezzo) e partiamo presto per Butterworth e l’isola di Penang.




Vous devez vous dire qu’on choisit de drôles de titres quand même. Meuh non, vous allez comprendre très vite ! Suite à nos vagabondages dans les collines vertes, nous sommes partis à Ipoh (…potame !), à deux petites heures de bus. Il s’agit de la plus grande ville de la région de Perak, avec env. 630 000 habitants dont la plupart sont chinois. Cette ville nous a attiré par la présence des ''cave temples'' (temples construits en partie dans la roche) aux alentours et parce que le Lonely Planet en disait du bien (note pour plus tard, le LP dit parfois des conneries !). Nous nous sommes donc lancé corps et âme dans la visite de temples bouddhistes – pensant au départ visiter les deux principaux, Sam Poh Tong au Sud et Perak Tong au Nord, c’est en réalité une ribambelle de temples qui nous attendaient dans la même allée, donc autant vous dire que vous allez en bouffer en photo ! Cela dit, ils ont tous quelque chose de différent, du très coloré qui ferait presque penser à une fête foraine, au plus majestueux avec des ornementations fines et détaillées, en passant par le ''business'' avec des boîtes de donation parsemées un peu partout.

De retour de notre expédition, nous avons visité la ville (Ipoh, donc), à l’architecture très marquée à la fois par son passé colonialiste et sa domination chinoise. Moi j’aime beaucoup toutes ses échoppes chinoises donnant sous un porche et cachées par un store ressemblant aux calendriers généralement offerts dans les restos asiatiques en Europe. Le soir venu, lorsque nous nous sommes mis à la recherche de quoi nous sustenter, tous les restaurants étaient soudainement fermés. J’ai bien essayé de savoir pourquoi, mais personne n’a eu l’air de comprendre pourquoi je me posais cette question ; si c’est dîner qu’on voulait, pas de problème, on pouvait aller au marché de nuit ! C’est ce qu’on a alors fait, et de surcroît goûté l’une des spécialités locales : le bean-sprout chicken (poulet aux germes de soja). Pas mal. Une fois rentrés à l’hôtel, nous avons grandement apprécié notre chambre tout confort : air conditionné, salle de bains privative et TV !! Ce n’était pas vraiment voulu, mais Ipoh voit peu de touristes et du coup les guest-houses pas chères sont plus difficiles à trouver. On y est restés jusqu’à l’heure limite du check-out pour la peine !

Notre plan ensuite était de continuer notre ascension vers le Nord du pays. Première étape : le cave temple restant, Perak Tong. Le plus beau de tous, si bien que même des touristes thaïlandais viennent le visiter depuis Chang Mai (z’allez voir, on s’est fait des potes). Ensuite cap sur Kuala Kangsar, capitale royale de Perak. On n’était pas sûrs de vouloir s’y arrêter, mais finalement on a bien fait car c’est l’une des villes que j’ai préférées jusqu’à présent. On peut y voir (ou deviner plutôt) la résidence du Sultan de Malaisie et la mosquée Ubudiah, qui est si belle que ça donnerait presque envie de se convertir (mais non papa, pas de panique !) Ici aucun touriste occidental ; seuls les Malaisiens, et peut-être les Chinois, y viennent en ''pèlerinage''. Du coup les gens sont encore plus gentils et accueillants que d’habitude (car ils le sont déjà énormément), à dire bonjour à tout va dans la rue, à faire coucou à mobylette, c’est excellent. La ville a vraiment quelque chose de magique quand toutes les petites loupiottes s’allument à la tombée de la nuit et le fleuve qui la traverse lui donne un air romantique d’Old Asia. Bref, j’ai beaucoup aimé.

To come next: Penang and Langkawi!

6 comments:

Seb said...

Que tu es lyrique, ma Lilou ! J'aime ! Ce n'est pas seulement de la plate description que nous sers, ce sont les saveurs, les parfums et les couleurs des paysages et des rencontres que tu nous déposes sur un plateau d'argent... carry on...

Marquélie said...

Seb, fan number one of the blog ! Merci, c'est sympa de nous suivre comme ça :) Tu n'aurais pas besoin de vacances toi, dis-moi ? lol

Anonymous said...

cher philléas fogg et passepartout,
je suis heureuse d'avoir de vos nouvelles....contrairement à vos illustres prédécésseurs, vous n'avez pas un pari à tenir , alors profitez en bien à fond!!!
et c'est vraiment sympa de nous faire partager , à nos autres occidentaux,ces saveurs asiatiques et il me tarde de découvrir l'océanie!!

sandrine & grégory

Seb said...

Bien sûr que je vous suis ! J'adore voyager ! Et je sais aussi que ça fait toujours plaisir de savoir qu'on n'est pas oublié, quand on est à l'autre bout du monde : alors je suis là !

Quant aux vacances, elles arrivent dans une semaine ! Petit retour dans l'ouest avec programme de ministre, puis rando de 15 jours en Suisse, Autriche et Liechtenstein. Moins exotique, certes, mais les vacances restent les vacances ! :)

Laurence said...

Super ! C'est un réel plaisir de vous lire et de regarder vos photographies ...
Plein de bisous

Seb said...

Hey ! Je viens à l'instant de traduire un hôtel à Ipoh, le Banjaran Hotsprings Retreat :)