Il passaggio in nave da Penang a Langkawi non è una marcia trionfale. La colonna sonora non sono le Valchirie, ma un film d'azione francese che è un collage di spari e capriole, proiettato nella sala passeggeri del battello. Poi il film finisce e abbiamo modo di rimpiangerlo per le due ore in cui la nave risuona dei trenta secondi di musica rap del menu del DVD, riprodotti a ripetizione. Intanto io sono seduto in prima fila, il che significa che l'aria condizionata mi esce direttamente in faccia. E nei paesi caldi l'aria condizionata è un lusso che ad averlo va sfruttato fino in fondo, quindi ogni volta che cerco di contenere la macchina infernale, arriva qualcuno a girare la manopola della temperatura in direzione contraria a quella in cui l'avevo appena portata. Passo il viaggio avvolto nella giacca a vento, col cappuccio e i brividi. Non vedo l'ora di tornare all'aperto, nei soliti 40 gradi.
A dire il vero non ci metto molto a realizzare che anche la temperatura esterna è destinata a scendere, basta vedere la tempesta che dilania il cielo con sempre più forza mano a mano che ci avviciniamo all'isola. Pare che in Tailandia sia cominciata la stagione dei monsoni, e qui siamo proprio al confine, e il tempo non ha bisogno di visti. Ci dicono che sull'altra costa, ad appena un centinaio di chilometri da qui, i monsoni non arriveranno che fra un paio di mesi.
Però intanto siamo qui e, scoperto che non esistono autobus di linea, dobbiamo prendere un taxi per raggiungere il villaggio dove sono concentrati tutti gli alberghi. Riccione al curry. È un luogo/non luogo e noi guadiamo le strade con lo zaino in spalla alla ricerca di una doppia libera, con alcuni degli ostelli non raggiungibili per via del livello dell'acqua accumulata nel giardino all'ingresso.
Va bene così, abbiamo un giorno per rilassarci, e la mattina dopo prendiamo a noleggio un motorino malese Modenas e partiamo verso altri lidi, il più lontano possibile dalla marea velata di nero dei turisti mediorientali, accorsi per godersi la pioggia rinfrescante dopo la loro routine di deserti (così ci dice un tassista). Con il sole, lontano dal ghetto turistico, l'isola cambia aspetto. È completamente verde, fra boschi di banani e piante altissime e risaie rifornite dalle piogge del giorno prima. Le case sono di legno, spesso su piccole palafitte piantate nel terreno e con i tipici tetti che partono con un angolo molto acuto e si aprono verso la metà.
Saliamo in funivia verso un ponte panoramico d'alta quota e poi ci tuffiamo ai piedi di una cascata, dove i ragazzi locali e le loro coetanee velate guardano a bocca aperta Aurélie che fa il bagno in costume. A farcelo notare è il diavolo in persona, che esce dall'acqua in forma di scorpione verde-azzurro di circa 20 cm, a mezzo metro da dove sto sguazzando io. D'ora in poi Aurélie non oserà più esibirsi in costume, ma osserverà e fotograferà ossessivamente le turiste mediorientali con i loro veli neri nella spiaggia della Riccione al curry, punteggiata del nero di veli acquistati a Muscat e Abu Dhabi.
Noi comunque continuiamo a tenerci alla larga e portiamo le due ruote verso tutti gli angoli dell'isola. In realtà basta fare un chilometro per perdere di vista costumi e veli stranieri. Il resto è dominato dalle scimmie, che ci guardano dai lati della strada con i loro piccoli appesi sotto la pancia. Le altre spiagge sono per lo più private, di proprietà di qualche villaggio di lusso, ma vale la pena di attraversare l'entroterra, con cascate e alberi di frutta selvatica, banani, rambutan (palle rosse pelose) e durian. Il durian è una specie di mazza ferrata verde, grande come una noce di cocco e piena di punte acuminate. Emana un odore nauseabondo, tanto che molti luoghi pubblici espongono cartelli che ne vietano il consumo, ma gli autoctoni vanno matti della pasta al suo interno, con lo stesso odore di un riso decisamente troppo cotto. E il sapore è uno di quelli ai quali ci vuole un po' per abituarsi.
Dopo aver girato tutte le poche strade dell'isola, consegnamo il motorino e sappiamo che è ora di partire, lontano dalle piogge intermittenti.
Lorsqu’on a pris le bateau de Pulau Penang pour se rendre à Pulau Langkawi (vous aurez sûrement compris que ''pulau'' signifie ''île''), on aurait dit qu’on quittait Miami. Imaginez une rangée de buildings donnant sur la mer et un speed-boat filant à toute allure… Le seul hic à ce tableau américain, des Madames Burka partout ! Pas trop habituée jusqu’à présent, car les Malaisiennes, bien que musulmanes pour la plupart, portent le voile, mais pas de la tête au pied et dans des tons plutôt colorés. De plus, en partant sur une île touristique telle que celle-ci, on s’attend plutôt à retrouver des ''Westerners'' (comme on nous appelle ici) en bikini, et pas des Burka Babes. On apprendra par la suite qu’en fait Langkawi attire beaucoup de monde du Moyen-Orient (Bahreïn, Arabie Saoudite, Émirats Arabes, Qatar, Oman, etc.) pour sa fraîcheur.
Nous voilà donc sur notre bateau pour 4h de traversée, la télé démarre : Banlieue 13 !... ou comment apprendre aux p’tits Malaisiens comment ça déboîte la racaille française ! On essaye du coup de regarder le film mais le son est trop bas ; quant aux sous-titres en anglais, on s’aperçoit très vite qu’ils ont été traduits avec Google Translate. Après une bonne rigolade, c’est finalement un petit roupillon qui l’emporte. À l’arrivée, on ne rigole plus du tout par contre : on était venus chercher le soleil et c’est la mousson qui nous attend. Des trombes d’eau, mon Dieu… j’avais jamais vu ça avant, même en Bretagne !
Il faut l’avouer, en venant à Langkawi on n’était pas trop préparés… On ne savait pas que la saison des pluies commençait tout juste ici ; on ne savait pas non plus qu’il n’y avait pas de transport public et que tout déplacement se faisait en taxi ; et pour finir que tous les hôtels abordables de l‘île se trouvaient dans le même périmètre, donc pas possible de s’isoler un peu. C’était mon idée de venir à Langkawi car j’avais vu les photos d’une traductrice freelance avec qui je bossais et ça m’avait donné envie. Finalement, on s’en est plutôt bien tirés : la pluie s’est arrêtée pendant les 3 jours où nous sommes restés (enfin la journée, car la nuit les orages n’ont pas cessés) ; on a loué un scooter pour faciliter nos va-et-vient ; et on s’est trouvé la meilleure chambre qu’on ait eu jusqu’à présent (et pour le meilleur prix) !
On a décidé de ne participer à aucune excursion, mais de découvrir l’île à notre rythme et celui de notre scoot, et on a bien kiffé. On a commencé par le célèbre téléphérique qui offre, à plus de 700m de haut, des vues superbes de toute l’île. C’est très touristique forcément mais ça vaut largement le coup. Je voudrais aussi me féliciter au passage d’avoir vaincu ma peur du vide, bravo Lilou ! À partir de là, on a déambulé d’une plage ou cascade à l’autre, en passant par les routes sinueuses du centre de l’île. Là encore, la jungle n’est jamais très loin…, d’ailleurs Marco a expérimenté son premier bain avec un scorpion ! On a vu de nombreux singes le long des routes (bien plus que dans n’importe quel parc national), mais dès qu’on ralentissait pour prendre une photo, ils déguerpissaient aussitôt.
Quant à moi, j’étais autant fascinée par les paysages que par toutes ces Madames Burka au bord de la plage, faisant du parachute, mangeant une glace ou même un hamburger. Elles devaient avoir cette même curiosité à mon égard car l’une d’elle m’a pris en photo en maillot de bain. Il était question que Marco m’en offre une pour mon anniversaire, pour me servir de K-way, mais finalement ma cape en plastique transparente me va aussi bien ;-)
4 comments:
Zut, ma réponse sur Burka s'est évaporée , c'est sûrement un singe qui l'a bouffée ? lol. Nous vivons avec vous des trucs invraisemblables, des anectotes rigolotes pleines de ton esprit et nous savons traduire les annonces de Marco en français, c'est pas beau çà ?
C'est qui ??? :-) Les gens, il faut renseigner votre nom dans la case Name.
On n'a pas eu le temps de lire les derniers articles (vacances obligent), mais on profite de ce passage de quelques heures chez nous avant de repartir pour te remercier de ta délicate attention postale, Lilou ! Promis, on rattrape notre retard bloguien début août, une fois les vacances terminées ! Enjoy, again and again :)
Me revoilà ! Et je m'insurge aussitôt : Lilou, je sais que la météo bretonne ne t'a pas laissé beaucoup de souvenirs impérissables, mais par tous les dieux celtes, où et quand as-tu vu de la mousson ??? C'est du CRA-CHIN, là-bas, du CRA-CHIN !!! Tu aurais pu au moins retenir ça... ;)
Post a Comment