Pictures: MALAYSiA - Pulau Penang
On the map: Point 6
En venant à Pulau Penang, nous recherchions la nature, nous avons trouvé de l’urbain ; comme ça la couleur est donnée ! Cette île, dont la ville principale Georgetown est classée au patrimoine de l’Unesco, présente bien de nombreux intérêts, mais lorsqu’on s’attend à des paysages paradisiaques, à des plages de sable blanc et à des petits ports de pêche, on peut vite être déçus.
Après KK (Kuala Kangsar si vous suivez bien…), nous avons pris le bus jusqu’à Butterworth d’où partent les ferries pour Penang. Il existe un pont qui relie l’île au continent, mais ce n’était pas sur la trajectoire de notre bus. Pas grave car s’il y a bien quelque chose de facile en Malaisie, c’est les transports : il y a toujours tout un tas de bus/bateaux/trains qui partent pour tout un tas de destinations, et ce plusieurs fois par jour parfois. EA-SY!
Penang a signé notre retour à la civilisation touristique. Après avoir arpenté Love Lane, ZE street où se trouvent toutes les guest-houses, nous avons posé nos valises à la Love Lane Inn… pensant y trouver un peu d’amour, on y a surtout trouvé de la grosse chaleur. Une température dans cette piaule j’vous jure, à poil et le ventilo à fond les manivelles qu’on transpirait quand même à grosses gouttes ! C’est marrant les guest-houses car elles sont remplies de backpackers comme nous, mais une fois sortis de là on ne les voit plus nulle part (bon sauf dans les bars). Ils font quoi ces gens dans la journée ?? Nous on n’a pas bu une goutte d’alcool depuis qu’on est partis ; à la place on se délecte de jus de fruits frais : pomme, litchi, citron vert, pastèque, carambole, pitaya, ananas, mangue, corossol, noix de coco…
Georgetown est, tout comme KL et de nombreuses autres villes malaisiennes, divisée entre Chinatown et Little India, les deux minorités ethniques principales. Notre cœur aurait tendance à balancer du côté de La Petit Inde et sa musique bollywood, ses rues parfumées d’encens et ses épices ensorcelantes, même si ici encore les Chinois sont majoritaires. On a pu y voir des très beaux temples, beaucoup plus anciens que ceux visités précédemment, si bien que Marco a admis ne pas en avoir vu d’aussi beaux en Chine ! La ville regorge de très belles demeures et devantures datant de l’époque des Nyonyas, les descendants des premiers immigrants chinois installés à Penang. Avec tout ça il est assez difficile de saisir l’identité malaisienne en tant que telle car elle est un mix de toutes ces cultures. Malaysia, Truly Asia!
Essayant en vain d’étancher notre soif de nature, notre choix s’est porté sur Penang Hill, qui promettait une vue EX-TRA-OR-DI-NAIRE sur toute l’île et des chemins de rando pour y accéder. Mauvaise news, le funiculaire y menant (oui la rando c’est pour la descente, on n’est pas fous non plus) avait été remplacé cette année-même par un wagon super high-tech et le prix du ticket multiplié par… 10 !! À ce prix-là on a fait la descente en funic aussi ! La vue était assez spectaculaire, bien que les photos ne lui rendent pas grâce. On s’est ensuite dirigé vers Kek Lok Si, temple ressemblant à une grosse pièce-montée colorée. Là encore, mauvaise news, le site était sur le point de fermer. On s’est quand même frayé un chemin via les boutiques de souvenirs histoire de prendre quelques photos et on a bien failli se faire enfermer là ! Au fait, pourquoi tant de tortues partout ? Parce que dans la tradition bouddhiste, il existe un rituel de libération permettant aux fidèles d’accomplir un acte de mérite en relâchant une tortue dans le bassin d’un temple…
Le lendemain, j’avais absolument tenu à aller dans le Sud de l’île pour voir un petit village de pêcheurs. Très mauvaise idée Lilou… 1h de bus avec pour seul paysage une énorme cité de banlieue entourée de palmiers et autres arbres tropicaux. Irréel. À l’arrivée, il y avait bien des bateaux, mais rien que je puisse qualifier de ''village''. Heureusement que le meilleur était encore à venir… trois heures de marche dans le Penang National Park, une jungle relativement domestique : on y a vu des chats, des chiens, des écureuils, des papillons, des libellules, des singes et un serpent, un ! Le sentier débouchait sur un lac méromictique (dont les eaux à la fois douces et salées ne se mélangent pas), puis sur une plage de sable blanc déserte… Le bonus : mon premier bain dans l’Océan Indien !
Quello che non sapevamo prima di arrivare è che Penang è una città-isola, come Singapore o Hong Kong, giusto meno affollata. Già da Butterworth, il punto sulla terraferma da cui partono i traghetti per l’isola, vediamo le case bianche che spuntano ai piedi delle colline. C’è addirittura qualche grattacielo.
Mentre trasciniamo i nostri 15 chili di averi attraverso Georgetown, la città che, volendo credere davvero che l’isola non sia un’unica conurbazione, ne sarebbe il capoluogo, abbiamo già un’idea dello spirito locale. Attraversiamo prima il quartiere indiano e poi quello cinese, con le case coloniali britanniche occupate da insegne con caratteri hindi o cinesi. Prendiamo possesso di una stanza con un preziosissimo ventilatore in un ostello di Love Lane, che scopro con sollievo non essere un covo di hippy, ma semplicemente una via intitolata ad un certo Mister Love.
Più degli edifici coloniali protetti dall’Unesco, a stupirci sono proprio i quartieri etnici, perché a Little India davvero si sente odore di incenso e musica di Bollywood. È la struttura della Malesia, dove gli inglesi durante il periodo che amano chiamare imperiale hanno portato i cinesi per mandare avanti gli affari e gli indiani perché lavorano e tacciono. I malesi osservano, quando non sposano qualche ricco mercante cinese per fondersi nell’etnia mista dei Nonya, che a Georgetown hanno lasciato diverse case in stile misto fra inglese e cinese, misti nel nome dell’esagerazione. Visitiamo templi indù, moschee e decine di templi taoisti, ognuno intitolato ad un diverso clan di discendenza cinese. L’unico che ci perdiamo è quello più famoso, perché arriviamo proprio all’orario di chiusura. Poco male, perché in molti casi i cinesi tendono ad esagerare e la presenza di un Buddha di 30 metri mi suggerisce l’idea che questo possa essere uno dei casi in questione.
Per trovare un po’ di verde saliamo sulla cima di una collina panoramica (trovando solo turisti arabi in cerca di fresco), prendiamo l’autobus fino all’estremità sud dell’isola (trovando pochi pescatori e molte raffinerie di pesce) e infine un altro autobus fino all’estremità nord, trovando finalmente il più piccolo parco nazionale della nazione. È veramente un altro mondo. Per 2 ore ci arrampichiamo lungo un sentiero nella giungla, fra alberi giganti pieni di scimmie che ci urlano da lontano. Troviamo anche farfalle colorate e un serpente arboricolo verde, che ci sbarra la strada verso metà percorso. Dopo 2 ore il sentiero si apre su di un lago a due strati di acqua dolce e salata (pare sia un fenomeno molto raro) e una spiaggia completamente vuota.
Poi qualcuno ci dice che se vogliamo trovare un’isola incontaminata dobbiamo prendere il traghetto per Langkawi e finalmente si parte di nuovo.
3 comments:
Bonjour Philléas Fogg & Passepartout,
il pleut à Pau et donc une envie d'évasion s'est fait ressentir...par conséquent, je me suis ruée sur votre périple!!!
j'espère que vous allez bien et que vous en prennez pleins les mirettes.
Toujours un plaisir de vous lire, et vos récits nous donne l'eau à la bouche!!
on vous embrasse bien fort!!!
A notre retour d'Aix-les-bains, très chaud mais bonheur de lire le 4ème blog, je plainds mon pauvre petit poilu qui doit fondre dans votre moiteur, mais les photos sont belles et vous nous enthousiamés, une carte est arrivée merci ma lilou, tu me connais bien. A plus Bisous.
Comment ça, vous n'avez pas bu une goutte d'alcool depuis votre départ ???????
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