Wimoweh Wimoweh

Qui dicono che il Taman Negara sia la più antica foresta al mondo. Dicono, perché qui tutto è il più qualcosa al mondo. Però stavolta pare sia vero, pare che sia l’unica foresta mai sottoposta a glaciazioni o sommersa dal mare. Allora vale la pena viaggiare per una giornata intera fra barche e autobus che compiono stani percorsi, abbandonandoci per pranzo in una specie di centro d’accoglienza per turisti in mezzo a migliaia di olandesi. Per fortuna abbastanza biscotti per dribblare il menu turistico.

Kuala Tahan ci aspetta di sera, dopo un tramonto lunghissimo salendo fra i tornanti. Kuala Tahan è il punto d’accesso al parco, un paese su di un pendio chescende verso il fiume al di là del quale comincia il parco. Scendiamo in riva al fiume alla luce della torcia elettrica e visitiamo le zattere coperte che fanno da ufficio per le varie agenzie turistiche. Ci accordiamo con una guida e ci uniamo ad un gruppo che partirà la mattina dopo per una camminata di due giorni nella foresta.

Il gruppo è bene assortito, sei persone da sei paesi diversi, anche se in fila indiana nella foresta non ci sarà il tempo per chiacchierare molto. Ma prima dobbiamo risalire il fiume in piroga per circa 2 ore, cercando di evitare vortici e secche e sfiorando qualche villaggio di orang asli, gli “uomini delle origini”, quelli che erano già qui quando sono arrivati i malay qualche centinaio di anni fa.

Arriviamo all’inizio della camminata che siamo già bagnati prima di cominciare a sudare. E sarà una sudata copiosa, tre bottiglie da litro e mezzo di acqua che entrano dalla bocca e colano da tutti i pori, mentre scavalchiamo radici e tronchi, scendiamo lungo greti, attraversiamo rivi e ci arrampichiamo su rocce calcaree, cercando di evitare le sanguisughe che si alzano in piedi sulle foglie per raggiungerci. La foresta è chiusa da un soffitto di rami di alberi con chiome che si congiungono a decine di metri d’altezza, allacciati da liane arrotolate come fili del telefono. Gli animali si sentono poco, in un parco così grande si tengono a distanza da possibili complicazioni. Vediamo qualche scoiattolo, serpenti corallo e arboricoli e rane cornute con gli zigomi a punta. E folle di pipistrelli, perché la zona è piena di grotte scavate nel calcare.

È proprio in una grotta che passiamo la notte. Verso le otto di sera mi allontano per una pisciata e quando torno gli altri sono tutti nei sacchi a pelo, sfiancati dalla giornata. Faccio lo stesso e mi preparo per un altro giorno di umidità e sudore, mitigati da un tuffo in un fiume dall’acqua color ocra. E gli schizzi sulla piroga del ritorno sono accolti con piacere.


Après avoir largement barboté dans la mer de Chine méridionale, il était temps d’enfiler nos costumes de Tarzan et Jane (Petit Poilu étant Cheeta, vous l’aurez compris) et de partir explorer la jungle malaisienne ! Nous avons rejoint Taman Negara (qui signifie ''Parc national'') par le biais de mini-vans réservés aux touristes, en passant pas un gros chassé-croisé entre les personnes se dirigeant vers les îles Perhentian, Cameran Highlands ou Taman Negara. Au final, 3 changements de bus et 11h de route ; à l’avenir on évitera les trucs réservés aux touristes, c’est plus cher et ça ne va pas plus vite !

Dans l’idée d’une immersion complète, nous avons choisi une excursion 2 jours/1 nuit avec guide professionnel. Il existe quelques sentiers praticables sans guide, mais pas pour ce genre d’expédition. On craignait un peu de se retrouver coincés dans un groupe de Hollandais – les Bataves étant à la rando ce que les Frenchies sont à la plage ! – mais finalement notre équipe était plutôt hétéroclite : un Anglais, un Allemand, une Lituanienne et un Espagnol. Sans oublier DJ, notre guide malaisien (on lui a bien demandé son vrai prénom mais effectivement c’était trop compliqué). Nous avons ajusté nos sacs à dos contenant tout le matériel nécessaire (3 bouteilles d’eau, des gamelles, des petits gâteaux, un carré Mat, un sac de couchage, une lampe torche, du linge de rechange et de la lotion anti-bestioles) et sommes partis en long-boat (longs bateaux en bois navigant juste à la surface de l’eau) pour rejoindre le début du parcours. Huit kilomètres nous séparait de la grotte où nous allions passer la nuit et je peux vous dire que 8 km de jungle, c’est pas 8 km sur route : ça monte, ça descend, on marche dans la boue, dans la flotte, on escalade, on se casse la gueule, on essaie d’éviter les sangsues comme on peut et on sue BEAUCOUP ! Bref, si on avait fait Koh Lanta, on aurait sûrement gagné ! ;-)

Cinq heures de marche, quelques pauses et visites improvisées de grottes plus tard, nous arrivions enfin dans notre caverne-hôtel. Après un brin de toilette dans la rivière, nous avons ''monté'' notre camp. DJ a sorti pleins de légumes frais de son sac et nous a concocté un délicieux dîner. La soirée s'est ensuite poursuivie à la lueur des bougies, à se raconter nos histoires de voyage… Le lendemain rebelote, 8 km de plus pour finir la boucle, avec cette fois un arrêt baignade dans la rivière. Les garçons s’en sont donné à cœur joie lorsqu'ils ont trouvé une corde accrochée à un arbre le long de la rive, et j'ai moi-même tenté un saut (réussi) ! On était persuadé qu’on ramènerait plein de sangsues, car un Français rencontré sur les îles en avait chopé une bonne vingtaine, mais finalement elles n'ont pas été très gourmandes ; j'ai dû en retirer deux petites et Marco rien du tout. C'est rigolo, c’est tout élastique ces machins.

La grande question maintenant est de savoir ce qu'on y a vu dans cette fameuse jungle… Et bien sincèrement, pas grand-chose. La jungle, on s'en fait toute une histoire, mais finalement les ¾ du temps on entend des bruits, on voit les feuilles bouger, on sent des présences mais on ne voit strictement rien ! Les animaux sont en général bien plus effrayés que nous et déguerpissent avant même d'avoir pu être entraperçus. Taman Negara compte encore quelques tigres, éléphants et rhinocéros, mais même notre guide nous a avoué n'en avoir vu qu'une seule fois. En réalité, on y rencontre surtout des insectes, de magnifiques libellules (je suis une grande fan de libellules si vous n'aviez pas encore remarqué), quelques serpents et araignées, et enfin des écureuils, des grenouilles et des papillons.

Nous sommes revenus à Kuala Tahan sur les rotules et avons organisé la suite des événements : le Train de la Jungle ! Il s'agit d'un train reliant le Nord de la Malaisie à Singapour et dont le panorama principal est la jungle alentour. Nous avons effectué un tronçon de 4 heures pour rejoindre notre prochaine destination, Melaka. Ce n'est pas aussi fascinant que ce que nous avions imaginé mais au moins pas de retard. Merci la KTM !

3 comments:

Anonymous said...

Coucou, impressionnant!!ouah! que de richesses: libellules, moustiques et autres. Bravo que de jolis points de vue, vive la jungle, et bonne continuation.
Courage petit poilu. Bisous

Babou said...

Merci pour toutes les cartes, pressée de recevoir la prochaine ;)
A chaque nouvelle publication je commence la lecture qui me donne vraiment envie de faire le même voyage, puis à chaque fois vient le moment des serpents, sangsues, araignées...bahh
Profitez en bien, et à bientôt sur skype j'espère.
Bisous

Seb said...

Ouais, j'avoue, les sangsues, ça me plairait qu'à moitié aussi... mais bon, faut c'qui faut !!