Singapore Part 2: Into the wild

When? One-day trip, July 21
Pictures: SiNGAPORE - Pulau Ubin

Alors que tout le monde nous recommandait vivement d’aller sur Sentosa, presqu’île du sud de Singapour visitée pour son parc d’attraction, son fun, ses plages, ses barbes à papa et ses touristes à gogo (on peut d’ailleurs voir le château rose bonbon de la Belle au Bois Dormant depuis Mount Faber), nous avons opté pour quelque chose de plus… sauvage ! Pulau Ubin est si peu connue des Singapouriens que lorsque nous nous sommes renseignés sur la façon de s’y rendre, nous avons reçu comme unique réponse des yeux ronds comme des billes. Certains pensent même qu’il s’agit d’une île malaisienne ! Mais non, Pulau Ubin est bien une petite île du Nord-Est de Singapour, située à 1h de bus et 20mn de bateau du centre-ville. Quelques touristes chinois à bord du bateau, mais sans plus, l’île n’attire visiblement que peu de monde. Et c’est tant mieux !

Une fois débarqués, nous avons loué deux ''vélos de bicyclette'', moyen idéal pour explorer l’île à notre rythme, sans trop se fatiguer. Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé qu’on pouvait également louer des tandems… Zut, ça aurait été rigolo ! On peut faire le tour de l’île en quelques heures à peine, mais nous on aime bien s’arrêter, explorer, fouiner un peu partout, bref prendre notre temps !

Quelques maisons et champs de ci de là, mais globalement l’île est peu habitée. Elle dispose d’un écosystème varié regroupant forêt tropicale, mangrove, palmeraie, marais, etc. et toute la faune qui va avec. Lézards, varans, araignées, singes, sangliers, ainsi que les fameux périophtalmes ! Ces poissons-reptiles à l’aspect gluant et aux yeux exorbités ont su séduire notre ami Petit Poilu (normal, ils ont un peu le même regard…) C’est aussi à Pulau Ubin que l’histoire de ''Cristiano il varano'' (''Christian le varan'' pour la version française) est née ! Marco, fou de ces reptiles, a inventé l’histoire de Cristiano, un varan un peu stupide, à l’accent toscan et mangeur d’oiseaux de surcroît. Lorsqu’il l’imite, mouvements des bras et cheveu sur la langue à l’appui, c’est toujours une bonne rigolade ! À notre retour, on pense contacter Walt Disney pour leur proposer notre personnage en vue d’un prochain long-métrage, qui sait ? ;-)

Autre curiosité de parcours, le ''German Girl Shrine''… Pendant la Première Guerre Mondiale, une petite fille allemande serait morte dans des conditions tragiques à Pulau Ubin, et son culte attire de nombreux dévots, venant de toute l’Asie, qui apportent divers cadeaux destinés à une enfant : jouets, poupées, maquillage, vêtements pour petite fille, vernis à ongles, etc. Le temple est tapissé de coupure de journaux relatant son histoire. À la fois glauque et étrange.

Pulau Ubin fût donc une petite parenthèse bien agréable, une journée bucolique loin des moteurs et des skyscrapers. Et un bel avant-goût de Bornéooooo !!!


A Singapore c’è un posto segreto. Un posto che nessuno conosce (la ragazza alla reception dell’ostello credeva che fosse in Malesia), dove nessuno osa andare. Per raggiungerlo devi scendere al capolinea della metro, prendere un autobus e oltrepassare blocchi di uffici, quartieri di fabbriche, la prigione e la base militare. Solo allora puoi salire su di una barca di legno e sbarcare sull’isola di Ubin, un posto dove non c’è niente. E a Singapore devono avere il terrore dei posti dove non c’è niente, se per loro il massimo della pace è Sentosa.

A dire il vero non è che non ci sia proprio niente. Al molo ci sono un paio di ristoranti e qualche capanna dove immigrati filippini noleggiano biciclette per pochi singadollari. E se prendi a sinistra, dopo qualche chilometro d’asfalto fra le mangrovie trovi un percorso attrezzato per rampichini. Dio, Allah e la sacra Trimurti salvino Singapore da tutto ciò che non è attrezzato. E poi c’è il Tempio della Ragazza Tedesca, un altare buddista dedicato appunto ad una non meglio definita ragazza tedesca che per caso ha avuto un incidente mortale da quelle parti un centinaio di anni fa. Volendo si può anche prenotare un medium germanofono e chiederle grazie e miracoli come ad un Padre Pio qualsiasi. Oppure offrirle in sacrificio qualche ninnolo da autogrill, perché anche nell’aldilà vivere di sola santità e contemplazione alla lunga stanca.

Il tempio è immerso fra leggere colline erbose, con una vista sul mare e sull’aeroporto dall’altra parte. L’accesso per via marittima è guardato dalla palude da migliaia di perioftalmi, pesci con grossi occhi tondi e sporgenti che li fanno assomigliare a versioni mimetiche di Petit Poilu. Spesso e volentieri i perioftalmi si concedono uscite dall’acqua per prendere un po’ il sole fra i fanghi delle mangrovie. Poi quando l’ossigeno comincia a dare alla testa, muovono le pinne come zampe e tornano a tuffarsi nel loro ambiente naturale.

Dopo il tempio la strada è sbarrata. Cartelli minacciosi ci ordinano di tornare indietro. Meglio farlo senza pensarci due volte. Non si sa mai che a qualcuno non venga l’idea di perquisirci, scoprendo che siamo in possesso di sostanze illecite allo xilitolo.

Meglio tornare al molo e vedere l’altra parte dell’isola, quella veramente selvaggia, tranne per la strada asfaltata, il campeggio e il percorso attrezzato. Anche gli animali devono essersi abituati a vivere sull’asfalto. C’è un ragno bianco e nero, con un corpo grande come un’arachide, che ha tessuto una tela fra un ramo e un paracarro e una colonia di scimmie che fa autostop. Diversi varani grandi come culatte di San Daniele stagionato ammirano dai lati della strada la nostra piccola grande boucle, mentre un cinghiale grande come un vitello passeggia fra i distributori automatici in cerca di una lattina di qualcosa (consiglio Pocari Sweat, una bevanda energetica giapponesi che prende il nome da un altro suino selvatico). Calao con becchi d’avorio dipinto di giallo e rosso volano sopra stagni coperti di fiori di loto, mentre noi ci affatichiamo in salita per poi rinfrescarci in discesa. E quando arriviamo sul lato più remoto di tutta Singapore è quasi il tramonto e ci rendiamo conto che è ora di tornare indietro, se vogliamo avere il tempo di fare una doccia prima di cenare in centro con Parvin.

4 comments:

Seb said...

Euuuuuh... je suis tout seul à lire votre blog, maintenant ? C'est claaaaasse !

Marquélie said...

Bah oui faut croire :( Enfin tant pis pour les autres, ils savent pas ce qu'ils loupent :-P
Biz biz Seb

nati said...

salut phileas fogg et cie,

après un gd silence(vacances obliges!!! juste une escapade en Ariège pour gravir qqles sommets, c'est moins glamour que vous!!!),
c'est avec plaisir que j'ai repris la lecture de vos aventures... et c'est tjs une joie de vs lire et de vs imaginer ds vos découvertes.
j'espère que vs allez bien et que l’Australie vs réservera mille surprises

un gd bonjour du Béarn et au plaisir de vs lire.

amitiés
Sandrine & Grégory

Marquélie said...

Coucou Sandrine, merci d'être venue faire un tour par là ;-) J'espère que ces vacances en Ariège vous ont fait du bien. Dis, si tu vois la miss Laeti, fais-lui un bisou pour moi, j'ai plus de news :(