Niah Caves, ''cave canem''!

When? July 29-31
Pictures: BORNEO - Niah Cave
On the map: Points 16 & 17

Il Borneo non è un posto per viaggiatori improvvisati come noi. Vorremmo vedere le caverne di Mulu, forse le più spettacolari al mondo, ma non possiamo, perché ci si arriva solo in aereo e gli alloggi sono limitati. Inutile dire che voli e alberghi sono già pieni di turisti organizzati, di quelli che prenotano le ferie con un anno d’anticipo.

Però il Borneo è anche la terra dei ripieghi. Perché è facile trovare un sostituto per quello che non puoi fare. Ad esempio, oltre a Mulu ci sono le caverne di Niah, che sono comunque fra le più importanti al mondo. Arrivarci è più semplice, ma non troppo. Ore e ore di corriera fra foreste di foglie grandi come ombrelli, con qualche rara palafitta di legno. E quando siamo quasi arrivati, l’unica soluzione per passare la notte è un motel che rimane tuttora il posto peggiore in cui abbiamo dormito. Le zone illuminate all’esterno sono presidiate da insetti di dimensioni borneane, in media quattro volte quelle normali. Scarafaggi ad alta gittata si schiantano contro chiunque passi, e le stanze sono anche peggio. Ci sarà sì la televisione, come in nessun altro posto dove siamo stati, ma il letto è sporco e ha la consistenza di un’asse di compensato. L’odore di muffa ci rimarrà sui vestiti per giorni a venire. E per farsi una doccia è consigliabile avere esperienza nel settore idraulico.

Ma dormo stranamente bene, esausto dopo il viaggio, e il giorno dopo sono pronto per battere ogni record di camminata. Tanto per cominciare, al parco non hanno alloggi liberi, così ci tocca camminare verso il paese più vicino. I locali hanno organizzato un servizio taxi, che essendo l’unico diponibile ha prezzi da cartello. Ma c’è una scorciatoia lungo il fiume, che pare sia perfino panoramica e in un’oretta porta fino al villaggio, così la affrontiamo con gli zaini in spalla. E la rifacciamo più leggeri, ma sempre con 35 gradi e l’umidità, per tornare a visitare il parco. E poi sono 9 chilometri fino alla caverna più lontana, da percorrere con calma, in una foresta di liane e tronchi enormi, fra pareti di roccia friabile. All’entrata della caverna troviamo le impalcature dei cinesi, che hanno scoperto Niah da un paio di secoli e si sono insediati qui per raccogliere migliaia di nidi, ingrediente principale della pregiata zuppa di nidi di rondine. Io la chiamerei piuttosto “minestra di guano”.

L’entrata dà subito su una delle più grandi camere al mondo. Già l’entrata è impressionante, con un’apertura di 250 metri, ma riusciamo ad avere un’idea delle dimensioni reali solo dopo aver percorso diversi chilometri di roccia tempestata di guano, in completa solitudine, mentre i turisti tedeschi e olandesi se la spassano a Mulu. Poi, dopo esserci persi e ritrovati percorrendo a tastoni un corridoio dove l’unica certezza è che né le rondini né i pipistrelli hanno problemi ad espletare i propri bisogni corporali in condizioni di scarsa visibilità, riemergiamo dall’altra parte della montagna, in un cortile di foresta in perfetto silenzio, chiuso fra altre montagne. In una di queste c’è un’altra caverna con pitture rupestri che possiamo vedere solo in fotografie di 20 anni fa: nel frattempo sono state praticamente cancellate. E poi si tratta di rifare il percorso alla rovescia e tornare al paese in taxi. Ma stavolta taxi non ce ne sono e ci tocca rifare la scorciatoia a piedi. Ma ormai è notte e l’operazione non è semplice, visto che con le minuscole torce che ci ha regalato l’azienda per Natale dobbiamo illuminare il percorso con attenzione, per evitare il rischio di calpestare un pitone o un cobra.

Quando siamo quasi arrivati, alle prime luci del villaggio, c’è un cane randagio che ci blocca la via abbaiando incazzato. Provo a sfidarlo, perché di tornare indietro del tutto non se ne parla, ma a giudicare dal tono dei ringhi sembra avere ottimi argomenti per convincerci a farlo. Allora meglio tornare indietro e bussare alle tre case attorno al parco, sperando di convincere qualcuno a darci un passaggio verso il paese. Quando riusciamo nell’impresa è già tardi e non resta che mangiare qualcosa nell’unico ristorante ancora aperto, un cinese che ha solo riso col pollo, e crollare sul letto, nonostante il ventilatore che emana suoni da industria metalmeccanica.

Sulla strada verso Nord, dopo altre ore di autobus nella giungla, con soste per rinfrescarci lungo la strada, in mercatini che offrono bevande gassate al cetriolo o al nido di rondine, ci fermiamo a Miri, uno dei primi centri petroliferi dell’isola. È una moderna città orientale, con palazzi alti in centro e casupole sporche nel quartiere cinese, grandi strade, ma nessun marciapiede. Ci fermiamo poco, perché la prossima meta è una delle più attese del viaggio, un posto dove scopriremo come troppo petrolio nelle mani di una sola famiglia possa avere effetti tragicomici.


Suite à notre escapade dans les profondeurs de Bornéo, nous sommes repartis sur Sibu de la même manière que nous étions venus. Nous aurions aimé faire une boucle via Belaga et rejoindre directement Bintulu sur l’axe routier principal, mais la construction d’un barrage s’éternisant un peu trop avait coupé tout trafic sur la rivière et rendait ce parcours impossible. Aaron s’est arrêté là pour couper son trajet en deux, tandis que nous, voyant les jours défiler à grande vitesse, choisissions de poursuivre notre ascension vers le Nord…

Notre prochaine étape se devait d’être une grotte ! Très déçue de ne pouvoir visiter le gigantesque Mulu National Park (encore une fois par manque de temps et de moyens), nous avons opté pour le deuxième plus grand complexe sous-terrain au monde (…euh de Bornéo, ne soyons pas mégalos !) : Niah Caves National Park. Mais pour nous rendre là, quelle épopée ! 1h30 de bateau de Rumah Kanang à Kapit, puis 3h de bateau de Kapit à Sibu, puis encore 3h30 ''annoncées'' de bus de Sibu à Bintulu se transformant en 5h de trajet. Arrivés là, nous ne savions que faire… passer la nuit dans cette ville industrielle peu attrayante ou continuer encore ?

On réalise alors que la trajectoire du bus ne passe pas très loin de notre destination finale et on demande à se faire déposer à la jonction des deux routes. Pas de souci, pour 10RM de plus, ils nous embarquent ! Le bus tarde à partir puis, une fois sur la route, prend beaucoup de retard… la nuit tombe et on commence à se demander comment on rejoindra le petit village près des grottes une fois lâchés au milieu de nulle part. 3h plus tard, nous arrivions enfin au fameux croisement, où à notre grande surprise se tenait une vaste cour remplie de stands de bouffe, quelques boutiques et même un motel, alléluia ! Un travesti malaisien dont la tenue aurait largement pu être inspirée par le sketch Les Pétasses des Inconnus nous donne la clé de notre chambre et nous nous dirigeons vers celle-ci lorsque qu’une grosse bête volante non-identifiée nous attaque !!! Impossible de rentrer sans risquer une offensive de la bestiole complètement excitée par la lumière des néons. Marco court et me voilà, capuche sur la tête, à ramper sur le sol version Rambo pour esquiver les assauts. La chambre, quant à elle, n’a pas l’eau courante (la douche est substituée par une grande bassine d’eau) mais dispose d’une TV à écran plat… allez comprendre leurs priorités !

Le lendemain nous partons immédiatement pour le parc national, pensant pouvoir dormir sur place le soir. Manque de bol, tout est complet ! Seule solution : rallier le petit village de Batu Niah à 3km de là pour trouver un logement... La fatigue aidant, je m’agace un tantinet de devoir marcher avec le gros sac à dos, alors que nous aurions pu y aller directement si on s’était mieux organisés ! Une fois nos affaires déposées, nous repartons vers le parc sans hâte…

L’enthousiasme revient malgré tout à la vue des grottes. Niah Caves est un ensemble de trois cavernes naturelles, dont la plus grande, The Great Cave, possède une bouche d’entrée de 250 mètres de diamètre ! Moon Cave est une galerie sous-terraine plongée dans l’obscurité totale et Painted Cave abrite quelques peintures datant d’il y a 40 000 ans. Pas de jolies concrétions à découvrir ici, mais par endroit subsistent encore quelques installations de collecte de nids d’hirondelles, qui, une fois réduits en soupe, constituent une spécialité culinaire de nos amis chinois. Les cavernes sont impressionnantes de par leur taille (l’ensemble du parcours fait 7km) et l’obscurité complète de certaines galeries procure un petit soupçon d’adrénaline bien agréable, d’autant plus que nous sommes les seuls visiteurs à nous aventurer si loin. Il ne vaut mieux pas penser au cas où la frontale rendrait l’âme… Tout autour des grottes s’étend la forêt tropicale, ainsi qu’un dédale d’arbres emmêlés et de roches calcaires, un véritable terrain de jeux pour les grands gamins que nous sommes ! Apparemment il s’agit aussi d’une cour de récré pour les chenilles rouges qui foisonnent à la sortie. Et vous savez quoi, à les voir les unes sur les autres comme ça par paire, j’aurais tendance à penser que c’était la saison des amours…

Pour rejoindre l’hôtel, nous empruntons à nouveau le sentier longeant la rivière, un raccourci qui nous avait été indiqué plus tôt. Des lucioles nous accompagnent dans la nuit devenue noire, c’est un peu magique. C’était sans compter les chiens déjà croisés à l’aller, qui, toujours postés devant leur maison, aboient de manière très agressive à notre approche. Dans le noir ils ne nous reconnaissent plus du tout. Personne dans la maison ne réagit ; impossible de passer sans risquer une attaque ! Sans raccourci, le village se trouve à 10 bornes et nous avons déjà marché une trentaine de kilomètres depuis le début de la journée. Le marathon prend finalement fin lorsqu’une âme charitable accepte de nous raccompagner en voiture. Dodo.

3 comments:

mousspap said...

Après votre parcours du combattant,on comprend les montées d'adrénaline, mais ces lectures sont impressionnantes, les voyages forment la jeunesse.A bientôt.Bisousz, bisous

Julie said...

vous avez toujours une lectrice assidue!! :D gros bisous

Seb said...

Genre, Julie est la seule à être assidue ! Non mais ! Moi aussi d'abord ! À la bourre, peut-être, mais assidu quand même !

Bon, ceci mis à part, Bornéo, c'est plein d'aventures ! Un chouette retour à la sauvagerie (rapport aux diverses attaques animalières) qui n'a pas toujours dû être un régal, mais qui vous a sans doute laissé d'excellents souvenirs.

Keep up!