When? August 12-16
Pictures: BALi - Ubud
On the map: Point 22
Nous y voilà au cœur du Bali vert, des rizières et des plantations, où les temples se mêlent tant et si bien à la végétation que même les macaques y élisent domicile. Un Bali tropical et dense qui nous donne l’impression d’être un peu Indiana Jones. Un Bali soyeux et coloré où les sarongs des Balinais s’accordent aux fleurs qu’ils déposent au pied de leurs autels préférés. Un Bali un peu trop fréquenté aussi ! On est en plein mois d’août et il semblerait que la France entière a décidé d’y passer ses vacances. Même Stéphane Guillon y est (…soit dit en passant).
Et pourtant, malgré cette description alléchante, ça avait plutôt mal commencé… Avant de quitter Sanur, les dieux nous avaient exaucés et nous avions pu prendre un bon bain de mer, la marée étant relativement haute le matin. Puis, en se baladant dans les rues à l’arrière de la ville, nous avions finalement trouvé quelques warungs (petits restos locaux) pas chers du tout. Bali commençait à nous plaire. Mais c’était encore ignorer la galère qui nous attendait au niveau des transports ! Pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de réels transports publics sur l’île. La plupart des touristes louent voiture ou scooter à la semaine, ou prennent les taxis ou navettes leur étant destinés ; les locaux quant à eux grimpent sur leur mobylette ou s’entassent dans les bémos qui naviguent de ville en ville sur un tracé déterminé et dont le prix est plus ou moins fixe (2000 roupies). Mais lorsqu’un touriste souhaite lui aussi sauter dans le bémo, soudain la citrouille a tendance à vouloir se transformer en taxi privé et à multiplier au passage son prix par 50 ! Bref, se déplacer sur Bali est devenu un vrai calvaire sachant à l’avance qu’il nous faudrait durement négocier et ne jamais lâcher l’affaire trop rapidement.
C’est ainsi, qu’après deux bémos, ardemment négociés à Sanur et à Batubulan, nous sommes arrivés à Ubud. Sur les rotules et avec pour seule envie de nous poser. Déjà fatigués à la vue des rues chargées qui se présentaient devant nous. Naïvement, j’avais imaginé un village un peu reculé, situé au creux de collines vertes et abondantes, et j’avais soudain en face de moi une succession de boutiques d’art, de salons de beauté et une queue-leu-leu de touristes en paréo ! Qui a dit que l’imagination n’a que du bon ? Ubud étant également la scène permanente d’hommes criant ''Taxi mister?'' et de femmes proposant ''Massage massage?'', c’est avec plaisir (et soulagement) que nous posions enfin nos sacs dans la jolie guest-house Rojak, où nous allions goûter les meilleurs banana pancakes ever !
Ubud est clairement un lieu conçu pour les touristes et il est parfois difficile de discerner le folklore des us et coutumes réellement pratiqués. Les danses traditionnelles et le cling-cling typique de la musique balinaise marquent le rythme de la ville de manière quasi constante. À vous en donner un gros mal de crâne au bout de quelques jours lorsque s’en mêle aussi le parfum invasif des encens. Les files indiennes de Balinaises portant des petits paniers d’offrandes sur leur tête ne cessent pour ainsi dire jamais ; elles s’en vont déposer ces présents dans les temples, maisons, boutiques, rues, pour apaiser les démons représentés par des statues aux visages monstrueux. Finalement on sent vite que tous ces rites sont intrinsèques à leur culture. Les demeures finement décorées abritent des temples familiaux et les temples eux-mêmes deviennent des espaces de vie commune.
La vraie bonne surprise à Ubud plus qu’ailleurs, c’est qu’il ne faut pas aller bien loin pour se retrouver seuls au monde face à des paysages sublimes. Au détour d’une rue, dans les allées d’un champ, à l’arrière d’une cour ; entourés de touristes un instant, abandonnés l’instant d’après. Et nous en avons abusé largement. Vêtus de nos nouveaux sarongs bleu et vert (enfin de nos paréos quoi !), nous avons visité complexes sacrés, forêts de temples, rizières surélevées, warungs exotiques, grottes érotiques, tapisseries de pierre et bains exaltants, essayant toujours de nous échapper par la porte de derrière en quête de découvertes et de quiétude. Et des découvertes, nous en avons faites, comme le soda gembira (limonade, lait et sirop de rose, beurk !) ou l’arak cola (miam). Mes coups de cœur ? Les temples de Gunung Kawi et les rizières alentour, et les sources d’eau magiques de Tirta Empul. Un délice de se rafraîchir au milieu de Balinais venus y jouer ou y prier.
Ce qui nous a toutefois un peu manqué est l’absence de contacts. Faussés par un tourisme imposant, la majorité des échanges avec les locaux sont purement commerciaux. Ils ont toujours tout un tas de choses à vendre et de services à proposer ! La seule réelle discussion que nous ayons eue est avec une famille de Balinais vivant désormais à Jakarta. Ils étaient revenus à Bali pour une cérémonie importante dans le temple de leur village natal, transformant les lieux en un grand festival. Un combat de coqs, généralement interdit, y était organisé pour l’occasion. Fascinant de voir tous ces hommes brandir leurs biftons au-dessus de deux pauvres volailles ! Il me fallait bien un bon massage intégral d’une heure, suivi d’un gommage au lait concentré et d’un bain aux pétales de fleurs pour me remettre de mes émotions… ;-)
A Bali non esistono mezzi pubblici. Per andare a Ubud prendiamo un bemo, un minibus semipubblico con prezzi da contrattare di volta in volta. Dai finestrini vediamo la vita della gente del posto, poi, arrivati a Ubud, giriamo un angolo e di colpo tutti in strada hanno la pelle pallida. Siamo arrivati. Gli alberghi sono tutti pieni perché presto ci sarà la cremazione della regina locale. È una cerimonia che attrae molta gente, soprattutto turisti, ma abbiamo capito come funzionano le cose: basta girare un altro angolo e si trova subito una buona accomodazione ad un ottimo prezzo (e che colazione!). E per il pranzo, a 50 metri oltre il centro i ristoranti costano un quarto. È quasi ridicolo come la regola funzioni sistematicamente.
Turisti a parte, Ubud è la capitale culturale di Bali, e a ragione. Nella zona del nostro alloggio ci sono dei templi maestosi, pieni di statue di Garuda, il dio dalla testa d’aquila. Perfino lo Starbucks Coffee è in un tempio. E poi c’è il palazzo della famiglia reale, che nelle settimane prima della cremazione è aperto solo per rappresentazioni di danza e teatro delle ombre, mentre attorno è tutto un cantiere con impalcature di legno e grandi statue a tema mitologico.
In fondo alla via principale, dopo un chilometro di cartoline e canottiere con il simbolo della Bintang, c’è il santuario della foresta delle scimmie, un complesso di templi dispersi nella foresta, assediato dai macachi, che si fanno strada fra altri primati, che minacciano il loro territorio con la scusa di aver pagato il biglietto.
In fondo alla foresta comincia una lunga camminata che attraversa un quartiere di abitazioni tradizionali, ma con un tocco di modernità: le divinità nelle statue dei templi privati sembrano più che altro nani da giardino. Lo stile è lo stesso che si trova in Europa nelle case di chi è diventato ricco troppo in fretta: qualcosa mi dice che chi ci abita deve lavorare con i turisti. Poi usciamo dalla zona abitata e camminiamo fra splendide risaie verdi e altri villaggi decisamente più modesti. Entriamo in un tempio e per alcuni minuti ci fermiamo ad osservare una cerimonia di mediatazione con candele che illuminano il crepuscolo. La mattina abbiamo deciso di comprare un sarong e una fascia da legare attorno alla vita, accessori necessari per accedere ai templi, anche se in quelli più importanti è possibile affittarli. L’atmosfera che troviamo qui da sola giustifica l’acquisto.
Di ritorno ad Ubud, cerchiamo un posto dove mangiare con i genitori di Aurélie, che ci hanno raggiunti qui, mentre i giovani locali seduti sui muretti lungo le vie del centro ripetono con devozione un mantra che fa “Taxi mister?” In risposta ricevono un coro di “No thanks”. Quando lo sentono ridono, scherzano, qualcuno ci imita. Proprio come facciamo noi con loro. Chissà quante volte se lo sentono dire, ogni giorno.
Il modo migliore per esplorare Bali è noleggiare un motorino. Basta chiedere in giro: ognuno ne ha uno da offrire, o un amico in grado di farlo. Questo non significa che sia il modo più semplice per girare l’isola: le strade sono tante e aggrovigliate, e le regole di circolazione non esistono.
Sbrighiamo per prime le cose che vanno viste per forza. C’è Goa Gajah, il tempio della grotta dell’elefante, che risale all'undicesimo secolo e Yeh Pulu, un bassorilievo su di una parete rocciosa fra le risaie, che raffigura un cinghiale che morde la mano di un uomo. E poi il complesso di Gunung Kawi. I suoi grandi monumenti di pietra sono al centro di una scenografia da film, nella valle stretta di un torrente, foderata di risaie a gradoni. Alla fine della visita d’ordinanza deviamo lungo le risaie, salendo e scendendo lungo i gradoni. Ci perdiamo fra le curve irregolari della valle, passando per piccoli altari con statue vestite di stoffa.
Petit Poilu fa il bagno fra gli steli di riso ed emerge pieno di melma. Sulla via del ritorno, tornati al villaggio di Gunung Kawi, mangiamo un pranzo di bakso (canederli!) e Teh Botol per il prezzo che ad Ubud pagheremmo per un pezzo di pane. Siamo solo a 500 metri dall’entrata del complesso monumentale, ma Il gestore sembra stupito di vedere degli stranieri.
La sera, di ritorno ad Ubud, dopo essermi perso un paio di volte, risolvo la questione “Taxi mister?” con un foglio di carta con scritto NO THANKS. I balinesi hanno spirito, o quantomeno apprezzano la variazione sul copione con risate e battute.
Il giorno dopo il motorino smarmitta verso Bedulu. Superato con la pelle d’oca un incrocio a più corsie, dove provare a seguire le regole di circolazione è il modo più semplice per morire,arriviamo ad un tempio circondato da una grande folla. C’è una sagra e possiamo seguire le lotte fra galli, che come ci spiega una signora, sono legali solo in queste occasioni.
E poi cerchiamo il tempio di Tirta Empul, costruito attorno ad una sorgente sacra. Troviamo un complesso vasto, con una grande scalinata verso un tempio rialzato, in totale silenzio. C’è solo un monaco che insegna meditazione ad una giapponese in lacrime. Alla base della scalinata c’è una sorgente dove alcuni balinesi stanno facendo il bagno. Non è il tempio più maestoso che abbiamo visto, ma il silenzio crea un’atmosfera di raccoglimento. Il fatto è che, pensandoci bene, non siamo sicuri che questo sia davvero Tirta Empul.
Infatti il tempio indicato sulla Lonely Planet è più avanti. Impossibile mancarlo: c’è un ampio parcheggio e per entrare bisogna farsi largo fra le bancarelle messe là per i turisti. È così caldo che fa piacere immergersi nella sacra piscina fra pellegrini, statue e pesci rossi giganti, facendo attenzione a coprirsi bene con il sarong e la fascia. E dopo le fatiche di queste giornate piene, tornati ad Ubud, il “massage, massage” ci sta davvero.
5 comments:
Toujours un régal de vous lire...ça donne envie de tout plaquer et de larguer les amarres!!!
Sandrine et Grégory
Un grand merci pour cette petite échappée belle pendant ma pause déjeuner !
A vous lire encore et encore.
Bisous,
eD'
Une fois sortis du tumulte ambiant, on découvre vraiment de belles choses.
Merci de nous faire revivre tout celà... Bon souvenir de Tampaksiring, Gunung Kawi et de la ballade dans les rizières environnantes. Un réel dépaysement.
Et pour vous ???? Le plaisir des bains à Tirta Empul.
Bisous Mum
toujours de très belles photos et des textes extras, alors continuez et bon voyage, encore et encore.Mousse
C'est étonnant, tu arrives vraiment à faire ressortir tes impressions : on ressent tellement bien la frustration d'être envahis de touristes mêlée au plaisir de découvrir des lieux magnifiques, des coutumes étonnantes... ça met quand même l'eau à la bouche !
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