Scuba-doo-ba-doo!

When? August 27-Sept. 2
Pictures: LOMBOK - Gili Islands
On the map: Point 26

Dopo la scalata vogliamo solo riposarci, così, come quasi tutti gli altri sopravvissuti all’impresa, accettiamo un passaggio gratuito versol’isola Gili Trawangan.

Ci togliamo gli scarponi ancora pieni di polvere lavica e saliamo su di una barca di legno che in piena notte rimbalza come una palla da tennis fra un’onda e l’altra. L’isola è una striscia di luce e rumore che si avvicina, dopo il silenzio e il buio di Lombok. Sbarchiamo su di una spiaggia che guarda da sotto in su bar e ristoranti di una Rimini tropicale. Stanchi, sporchi e vestiti da montagna, con lo zainone in spalla, dobbiamo sfilare fra i tavoli di un raffinato ristorante di pesce, dove decine di visi pallidi interrompono a metà strada il percorso piatto-bocca di forchette con attaccati pezzi di barracuda.

Le Gili sono tre isole perfettamente rotonde: Gili Air, Gili Meno e Gili Trawangan, in rigoroso ordine di distanza dalla costa, dimensione e sfruttamento commerciale. Abbiamo scelto Trawangan per risparmiare qualche migliaio di rupie sull’alloggio, ma abbiamo trovato un mondo di discoteche, Irish pub e pizzerie. Essere qui o a Ibiza non fa nessuna differenza. Almeno fino alle 11 di sera, perché Allah ha raggiunto un compromesso in cui i vacanzieri si impegnano a spegnere le luci dei bar a quell’ora durante il Ramadan. Ma Ramadan significa anche che tutte le mangerie gestite dai locali sono chiuse. Quindi, considerando che nei ristoranti di stile occidentale il nasi goreng costa quindici volte tanto che su Lombok, tanto vale nutrirsi per qualche giorno di hamburger e pizza (peraltro deliziosa, cotta su forno a legno da dei ragazzi genovesi).

Vorremmo rimanere il meno possibile, ma Aurélie scopre che è il posto migliore per compiere una delle sue missioni per il viaggio: ottenere la licenza PADI per l’immersione subacquea. Così si iscrive ad un corso di tre giorni, mentre io affitto bicicletta e maschera subacquea e vado alla scoperta dell’isola. A dire il vero c’è poco da scoprire, almeno sulla terraferma: il perimetro si percorre in un’ora e mezza a piedi (la bicicletta, sulla sabbia, si rivela praticamente inutile) e l’interno è un’enorme discarica dove gli autoctoni bruciano gli avanzi dei turisti nei giardini delle loro capanne. Le immersioni danno più soddisfazione: nuoto con tartarughe marine e pesci di colori pacchiani, o provo a farlo, mentre la corrente mi trascina via con la forza di una madre con un figlio davanti alla vetrina dei giocattoli.

E poi Aurélie torna a casa con la licenza e decidiamo che forse vale davvero la pena di spendere il doppio per una stanza su Gili Meno. Ed è una saggia decisione. Meno è spettacolare. Il perimetro si percorre in un’ora, ma l’interno è pieno di minuscoli villaggi fra palmeti e laghi salati pieni di uccelli. Il silenzio ci rilassa nella nostra capanna che in realtà è un grande letto con un baldacchino di legno e quattro tende di canne. E qui gli unici ristoranti sono locali e il Ramadan è appena finito, così la sera festeggiamo con pesce e gado-gado a prezzi che bilanciano quelli dell’alloggio. a spiaggia di Trawangan è solo una fascia di luce che si vede dall’altra parte dell’isola, come apparirebbe l’inferno dal paradiso.


Ça ne nous chatouillait pas plus que ça de visiter les îles Gili, un archipel de trois petites îles au large de Sengiggi, mais comme le prix du trek incluait la traversée et que nos gambettes commençaient à réclamer de nouveau leur lot de chaise longue, nous nous sommes laissé tenter. Les langues se déliant petit à petit, nous avons appris du même coup que nous n’avions pas tous déboursé la même somme pour un package proposant les mêmes services, ce qui mettait sérieusement en doute (ou à l’honneur !) nos talents de négociateurs… Heureusement, Marco et moi nous situions dans la moyenne.

Il faisait déjà nuit noire lorsque nous sommes arrivés au petit port de Bangsal et nous ne pouvions donc pas voir le radeau sur lequel nous allions embarquer. Et vous me direz peut-être tant mieux, car il y a de forte chance que je ne sois pas montée sinon ! C’est bien simple, il s’agissait d’une barque en bois, avec pour seul phare une lampe torche et, à son bord, deux types n’ayant pas franchement l’air de navigateurs expérimentés. La mer étant agitée ce soir-là, le bateau tanguait à souhait et donnait la désagréable sensation qu’il pouvait se retourner à tout instant. Autant dire que nous étions tous plus mortifiés les uns que les autres. Le genre de moment où l’on n’ose pas regarder son voisin de peur de communiquer son anxiété. Nous avons finalement tous crié ouf en apercevant au loin les lumières de Gili Trawangan et c’est à même la plage que notre bateau s’est échoué. Arrivée triomphale en treillis tout crado derrière la ligne de restaurants de l’île !

À première vue, nous n’avons pas été très inspirés par Gili Trawangan. Ni à deuxième vue d’ailleurs non plus. L’un des côtés de l’île, étrangement le plus beau, est un remake miniature du Club Med, avec ses restos et clubs à gogo ; le centre quant à lui héberge les autochtones, les vaches et une déchetterie béante en pleine nature ; et de l’autre côté, bien que plus sauvage et déserté, la marée basse fait place à des bancs de sable et des algues peu attrayantes. Il y règne toutefois une agréable ambiance de village vacances, où les seuls transports admis sont les carrioles à cheval et les bicyclettes. Nous avions choisi de faire le tour de l’île à vélo, mais nos roues s’enlisaient tellement dans le sable que nous avons passé le plus clair de notre temps à pousser sur notre soi-disant monture ! Gili T, zéro pointé. Et pourtant, comble du paradoxe, nous y sommes restés cinq jours… Alors pourquoi ? Car j’y ai passé mon Padi, pardi !

Cela faisant un moment que je lorgnais sur les centres de plongée sans pour autant oser me jeter à l’eau. Mais comme c’était peut-être ma dernière opportunité du voyage, j’y ai réfléchi à deux fois avant de le remettre à plus tard. Je me suis alors inscrite chez DreamDivers car j’aimais bien leur slogan ''Dream It, Do It!'', et c’est avec Chris, mon instructeur allemand, que j’ai commencé mes cours particuliers en franco-germano-anglais. Au programme : 3 jours de formation, 5 plongées en piscine, 3 en mer, un bouquin de 250 pages à bûcher et un test écrit me permettant d’obtenir un certificat Open Water (1er niveau permettant de plonger à 18m). Et tandis que Marco vaquait à ses occupations (visite de l’île, snorkeling, lecture, dodo, ordi et Internet) ou partait boire des coups avec les gens rencontrés pendant le trek, de mon côté je pataugeais dans un nouveau monde fait de poissons colorés et de nouveaux concepts techniques… flottabilité positive, équilibrage de l’espace aérien, courant d’arrachement, narcose à l’azote… quitte à m’endormir littéralement sur mon bouquin !

J’aurais peut-être dû accepter les offres répétées des dealers de champignons dans la rue de notre guest-house… ''You look a bit tired mister, you want something?'', mais c’est finalement sans que j’ai décroché mon Padi ! [Gili T eut un jour sa place sur la scène hippie et attire toujours son nombre de backpackers en quête de sensations hypnotiques plus qu’aquatiques...] Tant d’heures passées la tête sous l’eau et dans mon manuel ont fini par porter leurs fruits et c’est avec délectation que nous avons fêté l’événement autour d’une bonne pizza sicilienne et d’une Bintang, la cultissime bière balinaise. Il faut dire que manger local sur Gili n’est pas chose facile, mais ce jour-là, on ne s’en est pas plaint ! Et même si cette période de fin de ramadan n’était pas vraiment propice à l’ambiance party-party de l’île, on a pu également assister à une procession religieuse nocturne digne de ce nom. DJ Muezzin on the mic, s’il vous plaît !

Outre l’enthousiasme d’avoir obtenu ma certification et d’avoir nagé en compagnie de magnifiques poissons et d’une grosse tortue de mer, c’est surtout le fait de passer du temps avec et pour moi-même qui m’a fait beaucoup de bien. De pouvoir ''ramener'' quelque chose de ce voyage aussi. Et d’avoir dépassé mes peurs et ma claustrophobie. Sous l’eau on est seul avec ses pensées dans un monde de silence, ce qui peut vite être flippant, mais la plongée est justement un excellent moyen de se maîtriser et de calmer son anxiété.

Cinq jours sur une île peuvent sembler amplement suffisants. Ils le sont. Mais nous avons quand même tenu à finir sur une touche plus agréable. À Gili Meno, la deuxième île de l’archipel et sûrement la plus jolie. Fermez les yeux et imaginez… hutte de bambou entourée de voilages, bains de mer rafraîchissants, ananas frais sur la plage, milkshakes à la banane et au lait de coco… Deux petits jours de parfaite sérénité, à se faire chatouiller les orteils par le reflux d’eau turquoise, pour clore en beauté cette histoire de Gili.

2 comments:

mousspap said...

coucouj'ai bien du mal à te dire bravo pour ta descente dans l'extrême!!! continue à nous faire vivre tes émotions.mousse

Seb said...

Il est valable dans le monde entier, ce diplôme ? Si oui, c'est bien cool !