… bourre et bourre et ratatam, Mataram ! C’est à Mataram, capitale de Lombok, que nous avons refait surface sur la terre ferme et notre retour à la civilisation. Il nous tardait de retrouver la nourriture locale (à prix local aussi) et de voir plus de visages autochtones que de fesses blanches en quête de bronzage sur la plage ! C’est aussi à Mataram qu’il nous a fallu faire un choix – et pas des moindres – concernant la suite du voyage : virer vers l’Est direction Komodo & ses dragons, Sumbawa et Flores, ou revenir sur nos pas direction Java, haut-lieu de la culture indonésienne ?...
Nous nous sommes laissé absorber par Mataram deux petits jours, le temps de faire le point et de vérifier différentes options sur Internet. Non pas que cette ville soit fascinante ou belle, mais il y avait assez à y faire pour deux personnes recherchant autre chose que la farniente au soleil. Nous avons commencé par le centre commercial pour faire le plein d’articles en voie de déperdition… gel douche, rasoirs, piles, lampe frontale pour Marco, carnets, etc. et y goûter leurs délicieux donuts (mais si, c’est local !). Puis nous avons visité les maigres centres d’intérêt de la ville, dont un palais d’eau laissé à l’abandon, mais qui nous valut une discussion sympathique avec un Balinais émigré sur Lombok et la rencontre avec une bande de joyeuses nénettes qui usèrent de leurs charmes en vain pour soutirer ses lunettes à Marco. Le temple Pura Meru aux trois ''tiges poilues'' suggestives fut en réalité la seule attraction digne de ce nom. Un méru est un autel à collerettes dressé en l’honneur d’une divinité ; ici à l’attention de Brahma, Vishnu et Shiva, ils représentent également les trois montagnes sacrées d’Indonésie : Rinjani, Agung et Bromo.
Nous sommes ensuite allés faire un tour dans la campagne alentour. Pour cela, une solution simple s’offrait à nous : emprunter son scooter à un type posté dans la rue. Peu commun, mais rapide et efficace. Nous avons alors vagabondé d’un temple à l’autre, avec pour unique décor des champs de riz et de tabac à perte de vue, et les nombreux autres deux-roues nous encerclant. Je dois dire que parfois la circulation a quelque chose d’un peu flippant, surtout lorsque les conducteurs n’ont clairement aucune notion des priorités ! Nous avons revêtu, pour la énième fois, l’accoutrement de rigueur pour visiter les temples hindous : un sarong et un sash (genre de paréo et de ceinture) qui, selon la coutume balinaise, symbolisent la pureté de la personne qui les porte. Mesdames, notez qu’il est interdit aux femmes enceintes ou ayant leurs menstruations de pénétrer dans un temple !
Aux portes de Pura Lingsar, des enfants vendaient un étrange élixir de jouvence, tandis qu’à l’intérieur priaient des croyants de confession à la fois hindoue et musulmane. Aux portes de Pura Suranadi se trouvait un petit marché local où nous avons mangé un gado-gado (mélange de légumes recouvert de sauce aux cacahuètes) au goût et au prix imbattables ! Aux portes de Pura Pengsong nous attendaient une horde de macaques et un gardien peu scrupuleux. Ce ne sont pas les plus beaux temples que j’ai vus jusque-là mais chacun d’eux nous a délivré sa petite anecdote personnelle. La route nous a ensuite menés vers des villages perdus dans les collines et la terre battue a soudain remplacé l’asphalte. Bien loin des destinations touristiques, où les regards se posaient sur nous comme un bienvenu ou une menace – question de personne, de feeling ou d’interprétation personnelle.
Le lendemain, c’est en direction de l’aéroport que nous avons repris la route, pour nous envoler ensuite vers Surabaya. Nous avions finalement choisi d’aller danser la javanaise…
Mataram è la capitale di Lombok, una città poco attraente, di uffici e negozi. Qui dovremo decidere come procedere: ad Est verso Sumbawa e Komodo, o ad Ovest per vedere meglio Giava? Per il mese che ci rimane dobbiamo scegliere una direzione.
Ci prendiamo un paio di giorni per decidere, mentre cerchiamo di approfittare di quello che può offrire una città senza turisti. E il meglio è il cibo che si mangia lungo le strade, sotto gazebo improvvisati, con i cuochi orgogliosi di servire ospiti stranieri. Qui le specialità sono l’Ayam Bakar, pollo fritto con salsa sambal infuocata, e il Pecel Lele, pesce gatto fritto con salsa di arachidi.
Affittiamo anche un motorino per visitare i dintorni. Ci sono decine di templi del culto locale, che unisce induismo balinese ed islam indonesiano in gradazioni personalizzabili da parte dell’utente. In pratica i templi sono polivalenti, di stile induista, ma con un’area dedicata per il culto islamico. Solo qui i fedeli di Maometto offrono uova alle anguille sacre.
Sulla strada ci fermiamo nel villaggio di Sesaot, dove la gente non è abituata agli stranieri e ci accoglie fra battute e commenti. Non si capisce bene se ridono con noi o di noi, ma non riusciamo a non sentirci fuori posto, come se ci stessimo intromettendo in qualcosa che non ci appartiene. Così dopo una breve ronda riprendiamo possesso del mezzo e continuiamo scavalcando un monte con coltivazioni di tabacco e vivai di tek, dove il profumo dolce del tabacco fresco vince sul fumo dei motori sbiellati che ci accompagnano lungo la strada.
E sul da farsi finisce che decidiamo all’ultimo minuto, con i prezzi dei voli che salgono di ora in ora, mentre facciamo la spola fra internet e gli uffici delle compagnie aeree con gli zaini in spalla. Alla fine prenotiamo un volo per Surabaya, nel centro di Giava, e ci rimane solo il tempo per prendere un taxi verso l’aeroporto e fare il check-in. Invece del drago di Komodo, osserveremo la vita quotidiana dell’isola più popolosa dell’Indonesia.
1 comment:
La javanaise ! Si tu la danses, poste donc une vidéo, qu'on rigole un peu :D
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