Per raggiungere Bromo, basta informarsi in qualsiasi albergo o agenzia di Yogyakarta. Non ci vuole niente per organizzare un taxi o una navetta, senza neanche spendere troppo.
Ma dall’inizio del nostro viaggio abbiamo deciso di viaggiare il più possibile con i locali. Non che siano moltissimi gli indonesiani che vanno verso Cemoro Lawang, il villaggio di forse cento abitanti che guarda dentro il cratere del vulcano. Ma basta andare all’autostazione e chiedere informazioni a quattro o cinque persone, giusto per confrontare le diverse versioni.
La guida del Pianeta Solitario mette in guardia contro il pullman per Probolinggo, a quanto pare ritrovo di ladri di zainoni turistici e criminali di ogni genere. Noi, con gli spigoli dei più preziosi dei nostri averi che si fanno sentire da sotto i vestiti, incontriamo solo una ragazza che per tutta la notte si contorce in preda al mal di macchina e un gruppo di lavoratori che ad intervalli di qualche minuto ci svegliano dal sonno dei giusti per farci qualche domanda nella loro lingua, che dobbiamo interpretare e rispondere a gesti e parole improvvisate.
La corriera si pianta quasi subito e dobbiamo aspettare il mezzo sostitutivo, così arriviamo a Probolinggo alle 5, invece che alle 4 e ci restano solo due ore prima del primo bemo diretto verso l’orlo del cratere.Bene, perché la Lonely Planet riferisce che qualsiasi turista qui viene perseguitato fino all’ossessione con offerte di taxi o tentativi di fregatura. Forse esagera, o forse siamo noi ad essere vestiti come poveracci, perché nessuno osa disturbarci.
Una cosa che la guida invece non menziona è la scalata fra curve, strettoie e strapiombi, con conseguente discesa del termometro di almeno 20 gradi. Ma dopo due ore il bemo ci deposita finalmente sull’orlo del vulcano, con un altro mondo che comincia sotto i nostri piedi. Si tratta del cratere principale, del diametro di una decina di chilometri. Al suo interno c’è una pianura grigia e polverosa spezzata solo dai coni di tre vulcani più piccoli. Ci torniamo subito dopo aver trovato un albergo, depositato gli zaini, messo pile, giacca e canottiera e mangiato qualcosa di caldo nell’unica mangeria locale.
In realtà Bromo è il nome di uno dei coni minori che ci appaiono davanti: non il principale, né il più grande. O meglio, è stato a lungo il più grande, ma le eruzioni continue lo hanno decapitato e ridotto ad una collinetta fumante.
Scendiamo nel cono e la pianura ci avvolge: l’erba stentata della cima del monte scompare dietro le pareti. Camminiamo nella cenere verso i coni vulcanici, davanti a noi solo spaccature profonde un metro o due che crepano la pianura e qualche indonesiano che scorrazza a cavallo o in motocross. Superiamo un tempio color cenere e ci troviamo ai piedi di Bromo. Per arrivare in cima c’è una scala scavata nella parete, ormai ricoperta di polvere. Dal cratere escono nuvole di vapore, che la gente perfora con offerte di mazzi di fiori e immondizie.
Ancora una volta ci dicono che il vulcano vada visto all’alba. Il paese è pieno di autisti che si offrono peri accompagnare i turisti verso il punto migliore per osservare il sole che esce da dietro il cratere principale. Noi decidiamo invece di alzarci alle 3 e raggiungere la cima a piedi. Siamo gli unici a tentare l’impresa e arriviamo con netto anticipo sugli altri, visto che la scalata dura cinquanta minuti e non due ore e mezza come ci avevano detto. Nella notte senza luna osserviamo una lunga striscia ininterrotta di luci gialle e rosse. Sono decine di jeep, ognuna con un autista e uno o due turisti, che fanno mezz’ora di fila e venti minuti a piedi per arrivare nel punto dove noi nel frattempo siamo già quasi congelati.
Quando tutti siamo in cima lo spettacolo può cominciare, ed è il sole che dipinge un quadro color seppia a centinaia di metri sotto i nostri piedi, prima di assestarsi in mezzo al quadro, tingendosi di viola e arancione. Il cratere si fa sempre più nitido mentre emerge dall’oscurità e dal gelo. Non siamo mai stati sulla luna, ma è così che deve apparire.
Appena il sole si ingiallisce e il cielo si dipinge del blu d’ordinanza, lasciamo che i fuoristrada sfilino in ordine e scendiamo con calma, salutando i contadini nei campi di cavoli e cipolle.
Quando cerchiamo di informarci su come tornare verso valle, gli autoctoni insistono perché prendiamo uno degli autobus turistici. Come per le jeep a noleggio, non credo sia un trucco per sfilare soldi ai turisti, ma più il fatto di non capire perché insistiamo a prendere i bemo scomodi, quando potremmo permetterci di viaggiare comodi e ariacondizionati. Quello che non sanno è di essere loro stessi parte di quello che siamo venuti a vedere.
Bromo s’apparente à un aller simple sur la Lune. Et pas seulement au vu du paysage incroyable qui allait bientôt s’afficher devant nous, mais aussi à son accès. On penserait (à défaut) que relier les deux sites les plus touristiques de l’île (Yogya et Bromo) est chose facile, et bien non ! Cela attire les malotrus, voyez-vous… Ceux qui aimeraient bien profiter un peu des pépettes des touristes. Alors les guides, blogs, forums et autres sources d’information ont tendance à noircir un peu ledit trajet et on en vient à passer des heures à se demander s’il est bien raisonnable d’y aller ou bien, quitte à prendre le risque, s’il ne vaudrait pas mieux emprunter le train ou une navette privée, ou alors faire appel à un tour opérateur (plus cher, plus compliqué, le bordel).
Après maintes réflexions, nous avons quand même opté pour le bus à la réputation douteuse, payé moitié moins cher que ce nous pensions et nous sommes retrouvés entourés d’une joyeuse bande d’Indonésiens, entre volutes tabagiques et ukulélé dansant. Une heure plus tard c’était la panne ! Nous avons attendu un long moment sur le bord de la route, Marco est allé acheter du nasi à emporter (à savoir, du riz enroulé dans du papier journal) et nous avons fait la causette avec une jeune femme apprenant l’anglais. Le reste du trajet s’est passé sans heurts jusqu’à notre arrivée à 4h30 du matin à Probolinggo – partie peut-être la plus glauque du parcours, sachant qu’il nous fallait attendre dans la gare routière jusqu’au petit matin pour prendre notre connexion. Ma foi, une fois les chauffeurs de taxi évincés, nous avons bu un thé bien chaud, trempé des gâteaux choco-myrtille violets dedans en guise de petit-déj. et Marco a même parlé football avec un type qui passait par là. Je ne l’avais jamais vu aussi éveillé à cette heure de la nuit ! Puis nous avons attendu… attendu le bémo qui allait nous mener dans les hauteurs.
Une fois là-haut, c’est comme si nous avions changé de pays ou même de planète. Le village de Cemoro Lawang est tout petit, seules quelques maisons baignent dans la poussière environnante et les gens drapent leur sarong à la manière d’un châle. Instinctivement, nous sommes attirés par le trou béant au bout de la rue. Juste là, au bord du village, un précipice puis plus rien, une mer de sable qu’on appelle Laotian Pasir, et trois cônes à l’horizon : Bromo, Tengger et Semaru. Et tout ce vide est hypnotique et saisissant.
Sans attendre, nous nous précipitons sur la piste, le visage recouvert d’un tissu pour nous protéger des particules de poussière poussées par le vent. Nous aurions pu y aller en ojek ou à cheval, mais nous voulions marcher pour mieux embrasser l’immensité du lieu. La mer de sable est comme un grand terrain de jeu pour les Indonésiens, mobylettes et quads y font ronronner leur moteur sans ménagement, et bien qu’ils entravent notre contemplation, ils participent aussi à ce décor un peu étrange. Avec la présence d’un temple érigé aux pieds des volcans, telle une forteresse, on se croirait presque dans Mad Max !
Contre toute attente, Bromo est le plus ratatiné des trois pics (dû à de nombreuses éruptions) et pourtant le plus vénéré. On peut accéder au sommet par un escalier taillé sur la pente du volcan (voilà encore un truc hallucinant) et qui relie directement au cratère. Là-haut, strictement aucune protection n’a été installée ! Alors j’imagine que tomber dans le cratère d’un volcan encore actif ne doit pas être très agréable, mais visiblement ça n’a pas l’air de les inquiéter outre mesure. Au lieu de ça, le cratère sert de déchetterie – le culte religieux a ses limites on dirait.
C’est autour du cratère que nous faisons la connaissance de Mel, une voyageuse anglaise en solo. En discutant, nous découvrons que nous sommes dans la même auberge et décidons d’aller tous les trois voir le lever du soleil depuis le mont Penanjakan. Incontournable apparemment. Nous avons rendez-vous vers 3h du matin, il fait froid, l’eau de la douche est glacée et nous sommes crevés. Malgré la beauté des lieux qu’on visite, on commence à saturer sérieusement des levers aux aurores ! Armés de nos couvertures multicolores kitchs, nous nous lançons coûte que coûte dans la nuit. Nous sommes parmi les premiers à arriver. Un stand de thé et café est déjà installé et nous fait vite comprendre que nous ne serons pas les seuls à assister au spectacle. De là-haut, nous pouvons en effet observer le ballet lumineux des 4x4 qui arrivent en masse nous rejoindre.
Lorsque les rideaux de lumière s’ouvrent enfin sur les triplés Bromo-Tengger-Semaru, nous sommes baba. La scène est juste incroyable. Nous restons là un long moment pour ne perdre aucune miette de ce moment magique. Plus tard, c’est le cœur léger mais l’estomac affamé que nous redescendons vers le village, découvrant au passage le paysage qu’il était impossible de voir en pleine nuit : des champs de choux et d’ail partout, ponctués de petites cabanes en bois. Vite, une bonne crêpe au chocolat pour toucher terre à nouveau !
3 comments:
Vous êtes prêts pour partir dans la lune mais surtout revenez-nous.Mousse
Votre photo est superbe... le descriptif est envoûtant... l'endroit revêt vraiment un caractère particulier, une atmosphère à part... j'aime !
quelques pas sur la lune et des étoiles pleins les yeux. Des paysages assez irréels et pourtant... Toujours un régal vos aventures et vos photos.
Mum
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