Happy Birthday Sultan!

When? August  1-3
Pictures: BORNEO - Brunei
On the map: Point 18

Nous y voici, nous y voilà enfin… à Brunei ! Destination attendue depuis longtemps, la curiosité y étant pour beaucoup, j’avoue que j’ai découvert l’existence de ce pays, que dis-je, ce sultanat, en préparant notre voyage. Et pourtant Negara Brunei Darussalam, de son vrai nom, est un véritable petit joyau insolite. Religion, tradition, modernité et absurdités s’y mêlent sans problème. Primo, il s’agit de l’un des pays les plus petits au monde, avec 5000km2, soit plus ou moins la taille du Calvados, et une population totale d’environ 400.000 habitants. Secundo, à sa tête règne l’un des hommes les plus riches de la planète : Sa Majesté Paduka Seri Baginda Sultan Haji Hassanal Bolkiah Mu’izzaddin Waddaulah, plus communément appelé Sultan Hassanal Bolkiah. Ce dernier est confortablement assis sur un petit pécule personnel de 20 milliards de dollars, amassé grâce au pétrole gisant en grande quantité sur la côte bornéenne, et que son frère Jefri, ancien Ministre des Finances du sultanat, s’est empressé de dilapider en caprices en tout genre : mosquées sublimes et gargantuesques, hôtels extravagants (dont le fameux Empire Country Club pesant à lui tout seul non moins d’un milliard de dollars US) et même un parc d’attractions aujourd’hui laissé à l’abandon.

À peine la frontière brunéienne franchie, impossible de louper la tête du sultan. Il est partout ! Toutes les affiches et banderoles situées le long des rues ou flottant sur les façades des bâtiments lui sont dédiées. Il y est inscrit ''65'' et ''70''… c’est l’anniversaire du Sultan ! Il a fêté ses 65 ans le 15 juillet dernier, et ''70'' est l’équivalent en chiffres arabes du nombre 65. Un peu déroutant pour les non-initiés. Toutes les entreprises de la ville se sont saignées pour lui souhaiter leurs meilleurs vœux. Pas étonnant dans un pays dont l’hymne national est ''God Bless the Sultan'' ! En tant que visiteur je dois dire que c’est plutôt pratique ; on sait tout de suite à qui on a à faire !

Mais avant d’atteindre la théière géante marquant l’entrée de Bandar Seri Bengawan, la capitale, revenons un peu en arrière. La veille, le bus de 15h au départ de Miri nous passait malheureusement sous le nez, nous contraignant alors à passer la journée dans cette ville industrielle peu attrayante (encore une). Faute de mieux, nous allions voir la Grand Old Lady, le premier puit de pétrole de Bornéo et assister à un incroyable coucher de soleil sur la mer de Chine méridionale. Le clou de la soirée : déguster notre première tablette de chocolat (du voyage, bien entendu) sur le toit de l’auberge tout en observant les gens d’en haut. Nous nous préparions alors mentalement à vivre le premier jour du Ramadan le lendemain, qui bizarrement fut décalé d’un jour à Brunei pour cause de malentendu lunaire. On ne rigole pas avec l’interprétation divine du ciel, je sais de quoi je parle, je lis mon horoscope tous les jours. Quoi qu’il en soit, les Malaisiens ont débuté leur jeûne le 1er août et les Brunéiens le 2.

En cette période hautement religieuse, tous les musées de la ville étaient fermés et l’accès aux mosquées plutôt difficile. Pas moyen de visiter le Royal Regalia, qui exhibe tous les cadeaux offerts au Sultan par d’autres chefs d’état. Un étalage de bizarreries, apparemment. C’est vrai après tout, qu’offririez-vous, vous, à un type qui vit dans une résidence de 1888 chambres et 290 salles de bain ? (Autant dire que je n’aimerais pas être sa femme de ménage !) Nous avons toutefois réussi à visiter les deux plus belles et plus grandes mosquées de la ville, Omar Sali Saifuddien et Bolkiah. Marbre blanc et tapis d’Italie, coupoles de feuilles d’or, calligraphies finement travaillées, dégradé de carreaux bleus et turquoises. Un délice pour les yeux. Contraste extrême à cette beauté démesurée, c’est au cœur du village flottant que nous avons passé le plus de temps. Entouré d’eau terne et boueuse, où le reflet des coupoles dorées se mélange aux détritus, Kampung Ayer abrite quelques 20.000 habitations. Paradoxe sur pilotis, compte tenu de tout l’argent engendré par le pétrole, le village existe depuis le 10ème siècle et donne une atmosphère toute particulière à BSB. C’est à la fois révoltant et attirant. On a aimé s’y promener des heures durant, parler avec quelques-uns de ses habitants et répondre aux regards curieux des enfants.

À la nuit tombée, le contraste s’évapore ; Brunei revêt son costume des Mille-et-une-nuit, à mi-chemin entre foi éclairée et fun sous les spot-lights. Nous, nous sommes allés nous coucher, au vu de la looongue journée de transport qui nous attendait...


Il Brunei è uno di quei posti che si prendono talmente sul serio da finire per far sorridere. E chi ride meglio è il sultano Hassanal Bolkiah, o ancora di più suo fratello Jefri, un uomo che in qualita di ministro delle finanze è riuscito a spendere una cosa come venti miliardi di dollari americani in macchine di lusso e cattedrali nella giungla.

La capitale del Brunei, Bandar Seri Begawan, per tutti BSB, è l’opera di un dittatore nel Paese dei Balocchi. Un uomo talmente ricco da potersi permettere addirittura di spendere qualche dollaro bruneiano in servizi per tenere tranquilla la popolazione. Così lui riesce a costruire i suoi palazzoni autocelebrativi senza che la gente rompa le balle.

Lo si nota subito, che il Brunei è un posto a parte. La prima cosa che si vede dal pullman dopo la frontiera d’ingresso è un’enorme statua a forma di teiera, al centro di una rotatoria, con l’acqua che esce dal beccuccio. Ce la lasciamo dietro in un attimo mentre continuiamo su un’autostrada dritta, bordata di bandiere nazionali, con le fiamme dei pozzi petroliferi accese come candele lontane.

Non ci vuole molto per arrivare a BSB e sbarcare nelle vie moderne del centro. Siamo tornati fra i comfort dell’Occidente, anche se l’illusione dura giusto il tempo di arrivare in fondo alla via. Il tema principale è il signor sultano: la città è coperta di cartelloni enormi con il suo profilo con tanto di pizzetto da uomo raffinato (Gheddafi è ancora vivo), vestito in modo sempre diverso: in tenuta da generale, completo da golf, maniche di camicia, tunica da buon mussulmano e diverse altre incarnazioni, roba da far invidia ai Village People.

Da due settimane Bolkiah ha compiuto 65 anni. Ce lo ricordano decine di altri manifesti, che gli porgono i migliori auguri da parte di tutte le aziende internazionali attive nel suo piccolo grande sultanato di famiglia. La piazza principale è praticamente uno stadio: un prato verde attorniato da tribune progettate per discorsi trionfali. Uno dei lati lunghi è coperto da un baldacchino con il regal faccione a mo’ di cammeo.

Il cuore di BSB sono un paio di isolati di palazzoni, con attorno qualche villetta e poi tante case di gente normale, uguali a quelle della Malesia. In mezzo a questa urbanità indistinta è ancora più facile distinguere i giocattoli della famiglia reale. La prima a saltare all’occhio è la moschea, enorme, tutta bianca e lucente, con una cupola dorata e un laghetto con una barca di cemento. Il palazzo reale, poi, èstato progettato da un architetto filippino esperto in aeroporti. É praticamente un terminale internazionale dipinto di bianco lucido e guarnito di cupole dorate. E poi ci sarebbe il famoso hotel a 7 stelle, uno di due o tre al mondo, che ci risparmiamo di visitare, anche perché non è in città, ma in mezzo alla giungla. Lasciamo a quelli del business l’onore di ordinare una Coca Cola per 30 euro.

Noi invece ci terremmo a visitare il Royal Regalia, un museo dove sono esposti tutti i regali che le più alte cariche internazionali hanno fatto ai Bolkiah durante le visite di stato. Si parla di spade d’oro e pacchianate del genere, e dopo tutte ste moschee un po’ di umorismo non può fare che bene. Ma purtroppo tutto è chiuso perché oggi è il primo giorno del Ramadan. A dire il vero è il nostro secondo primo giorno, perché in Malesia è cominciato il giorno prima, ma gli astronomi di qui leggono le stelle diversamente da quelli malesi, quindi qui si comincia oggi.

A BSB la gente normale appare appena oltre lo stagno della moschea. Basta salire sulla barca di cemento e si notano subito le prime palafitte di legno, che si affacciano direttamente sul lato lontano dello stagno. Sono catapecchie di legno, rialzate su di una laguna coperta interamente di bottiglie di fante e cocacole. I ponti sono poco stabili e comunque uno è sbarrato da un varano di due metri. Una parte è stata bruciata recentemente, è distrutta e annerita. L’acqua può solo aver alimentato la combustione. Ma questo è il quartiere male (chissà perché così bene in vista), perché le palafitte ufficiali sono pulite e moderne e gli abitanti ci salutano e ci chiedono in perfetto inglese se in Italia siamo mussulmani.

Sono splendide, le palafitte ufficiali, con motoscafi taxi, baretti analcolici e piccole moschee dipinte di blu. Si intonano perfettamente col centro commerciale che gli è stato affiancato, con bancarelle a forma di carro antico che vendono riso e pollo di fronte all’entrata del McDonald’s.

Dopo un giorno e mezzo fra monumenti e capanne, ci si accorge che il Brunei è un paese difficile da lasciare. Se non altro per i dieci posti di frontiera da attraversare per arrivare nel Sabah, sulla parte settentrionale del Borneo malese.

4 comments:

mousspap@sfr.fr said...

Magnifiques toutes ces richesses, et continuez. rigolo vos tenues pour visiter une mosquée.mousse

Anonymous said...

encore une belle escapade Bruneï inconnue pour pas mal d'entre nous... super les 1001 nuits version Lilou/Marco.
IZNOGOUD vous salue bien... Bisous Mum

Anonymous said...

c'st tjs un gd plaisir de vous lire
un gd bonjour du béarn où l'hiver vient de s'installer
la grossesse de léti se passe bien
on pense fort à vous
sandrine et gregory

Seb said...

C'est toujours ahurissant de voir qu'en quelques kilomètres à peine, l'opulence des uns efface la pauvreté des autres... drôle de monde !